[Extrait]: Ce groupe qui initialement voulait jouer une sorte de jazz décontracté fut constitué en 1964 autour de John Sebastian, chanteur guitariste de la scène folk de Greenwich Village. Avec son mélange subtil de folk et de pop, The Lovin’ Spoonful va rapidement à la rencontre du succès.
Les sept premiers singles du quatuor se classent tous dans les dix premières places du Billboard Hot 100. Forts de cette notoriété et fidèles à leurs convictions les musiciens se permettent même décliner une offre de production de la part de Phil Spector et de refuser un contrat juteux avec Elektra pour rester fidèles à leur label Kama Soutra. En février 1966 Daydream se classe n°2 aux USA et au Royaume-Uni. Paul McCartney lui-même reconnaît avoir été influencé par cette chanson quand il écrivit Good Day Sunshine. The Lovin’ Spoonful joue désormais dans la cour des grands et le prouve avec un single devenu immortel : Summer in the City.
La chanson est née d’une collaboration entre John Sebastian et son frère Mark qui ne faisait pourtant pas partie du groupe. Mark avait 15 ans lorsqu’il a écrit ce poème que John a utilisé comme trame et mis en musique. Le texte met en opposition ce que représente vivre en ville le jour et la nuit…
Summer in the City a été enregistré en deux jours avec la première séance dédiée aux instruments et la deuxième consacrée au chant et aux effets sonores. On remarque en effet au milieu de la chanson des bruits de klaxons de voitures et de marteau-piqueur; bruits destinés à renforcer l’idée de stress généré par l’agitation urbaine… Le single sort le 4 juillet 1966, le jour de la célébration de l’Indépendance aux USA, et se classera en tête du Billboard pendant trois semaines…
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES 
Patrick BETAILLE, novembre 2023
