Warren Haynes – Million Voices Whisper

 

Warren Haynes est de retour et après neuf ans d’absence en studio, le guitariste de Gov’t Mule et de l’Allman Brothers Band affiche clairement sa volonté d’explorer de nouveaux horizons. Joués avec un groupe exceptionnel, les onze (14 en version Deluxe) titres de Million Voices Whisper établissent un équilibre subtil entre blues, funk et soul. Le disque débute par These Changes, co-écrit avec Derek Trucks. Tout en légèreté, le morceau brille d’un magnifique dialogue de guitares qui n’est pas sans rappeler l’époque où le duo dialoguait au sein des Allman Brothers. Day Of Reckoning offre des accents country à ce qui ressemble à un blues rock mené à plusieurs voix.  L’ambiance Muscle Shoals prend vraiment vie sur un Go Down Swinging tout de cuivres nourri. You Ain’t Above Me débute en blues lent et va crescendo vers un final au cours duquel Haynes livre un beau solo et se laisse aller en donnant une belle puissance à sa voix. This Life As We Know It impressionne par son côté enjoué et accrocheur. Retour de Derek Trucks sur une ballade chargée d’émotion avec Real, Real Love dans lequel Warren rend hommage à son ami défunt, Gregg Allman. Funky time now! Dans le genre, Lies, Lies, Lies se présente comme une jam époustouflante au cours de laquelle le travail à l’orgue de John Medeski est aussi lumineux que la partition du guitariste à la wah-wah. Quant à Kevin Scott, le bassiste et compère au sein de Gov’t Mule depuis 2023, il est monstrueux avec un groove et une finesse dignes d’un Jaco Pastorius! Incontestablement le grand moment de Million Voices Whisper qui s’achève sur Terrified et Hall Of Future Saints tout aussi funky et classieux, offrant quelque chose d’unique de la part de Warren Haynes qui maîtrise son sujet mieux que jamais. Son solo sur From Here On Out devrait convaincre les plus sceptiques.

Patrick BETAILLE, novembre 2024

Beth Hart – You Still Got Me

 

Depuis 2019 et son Tribute to Led Zeppelin en 2022, Beth Hart n’avait rien produit d’original.  2024 annonce donc le retour de la diva avec de nouvelles compostions sur l’album You Still Got Me. Si besoin en était, Madame prouve qu’elle est une excellente chanteuse mais aussi une musicienne/compositrice de haut vol. Elle nous offre 11 chansons, différentes dans leur style, mais qui mettent toujours en valeur une authenticité classieuse. Wanna Be Big Bad Johnny Cash tape dans le classic rock, et le Never Underestimate A Gal offre des teintes jazzy et Pimp Like That oscille entre calme et tempête. Plus intimes, Little Heartbreak girl, Wonderful World ou la superbe balade soft-jazz Drunk On Valentine et le titre éponyme You Still Got Me sont interprétés avec douceur, sensibilité et brio; piano, voix et production aux petits oignons occupent admirablement l’espace. Avec son ambiance bluesy ponctuée de pulsations et d’un solo de guitare remarquable, Don’t Call The Police semble tout droit sorti d’un thriller qui s’achèverait sur le Machine Gun Vibrato au rythme hypnotique sur lequel les vocalises évoluent dans plusieurs registres.

Les fans de la screameuse Beth Hart en mode blues rock viscéral (avec Joe Bonamassa notamment) risquent d’être un peu désorientés par cet assemblage. Qu’ils se rassurent. Suga N My Bowl remet les pendules à l’heure avec Eric Gale et surtout, You Still Got Me ouvre sur ce Savior With A Razor qui vous ferait sortir les c******* par les oreilles en associant la puissance vocale aux riffs lourdement ciselés de maitre Slash.

Patrick BETAILLE, octobre 2024

MC5 – Heavy Lifting

 

Malgré les apparences, Heavy Lifting n’est pas un album de MC5. Enfin si, mais là non, ou du moins pas vraiment. C’est en réalité le chant du cygne de Wayne Kramer, guitariste et auteur-compositeur du groupe proto-punk de Detroit fondé à son initiative en 1964. Soixante ans plus tard, quand le projet d’album a vu le jour, les seuls membres du groupe originel encore vivants étaient Kramer et le batteur Dennis Thompson. C’est donc avec un sentiment bizarre que l’on réalise que ce quatrième album officiel voit le jour alors que Kramer et Thompson sont tous deux décédés en 2024. Wayne en février et Dennis en mai. Bien que Thompson soit aux drums sur deux morceaux, et que Kramer soit aux commandes en écrivant 12 des 13 morceaux, la question se pose. Célébration fantomatique? Oui et non ou alors peut-être, faut voir quoi.

Ce n’est pas surprenant, Heavy Lifting est musicalement très différent de ce que le Motor City Five a gravé sur Kick Out the Jams en 1969, Back in the USA en 1970 ou le High Time de 1971 et dans les faits, la set list se rapproche d’avantage de ce que Wayne Kramer a offert en solo au cours des années 90, pas tout à fait ou presque. À ceci près que notre guitar hero parvient à réaffirmer son statut de vétéran du proto-punk avec de bons morceaux et une dose conséquente d’arrogance, hélas mise à mal par un son trop formaté années 80. C’est Bob Erzin (Kiss, Alice Cooper, Pink Floyd, etc.) qui est aux commandes d’une production tapageuse beaucoup trop clinquante qui sied mal à la folie et à l’énergie brutale planquées dans nos mémoires auditives. Des invités de marque (Slash, Tom Morello, Vernon Reid et Tim McIlrath) apportent leur contribution à un album somme toute intéressant qui peut être considéré comme l’œuvre finale d’un combo, certes assagi, qui n’a jamais fait de concession à la scène rock et qui y revient pour lever le rideau sur un dernier acte qu’il ne faudrait surtout pas mésestimer. Ça c’est sûr!

Patrick BETAILLE, octobre 2024

David Gilmour – Luck and Strange

 

Luck and Strange n’est pas un disque. C’est un joyau! Un joyau qui brille de neuf feux éclatants de sensibilité et d’élégance. Confinement, tournées, querelles avec Roger Waters, vente de ses 120 guitares, voilà 9 ans que David Gilmour n’avait pas donné suite à Rattle That Lock son précédent disque. Tout le monde pensait que l’ex-guitariste du Floyd était en train de jouir d’une retraite bien méritée. C’est peut-être le cas mais une chose est sûre c’est bien dans la sérénité que baigne ce nouvel album solo. D’emblée, Black Cat, un instrumental concis au style aérien, prend aux tripes de la nostalgie. Avec Luck and Strange et son ambiance bluesy, le guitariste qui n’a pas perdu la main semble en apesanteur. Démarrage tout en douceur de The Piper’s Call qui progresse lentement pour finir noyé dans un jeu de 6 cordes élégantes et lyriques. La voix de David atteint des sommets de sensualité dans un Single Spark où violons et guitare s’unissent harmonieusement. Vita Brevis, bref instrumental annonciateur de l’étonnant et viscéral Between Two Points porté par la voix magnifiquement éthérée de Romany Gilmour, la fifille à son papa. Transe assurée pour un funky et déconcertant Dark and Velvet Nights dans lequel claviers et guitares en disent tant. Arrangements et production irréprochables pour un Sings qui n’invente rien et c’est tant mieux. L’album dans sa version non augmentée, se referme sur Scattered. 7:30 extatiques qui débutent avec un clin d’œil aux battements de cœur qui ouvre Dark Side of The Moon (Speak to Me) mais aussi à l’intro de Meddle (Echoes). En quelques secondes, on sait. C’est franchement floydien mais on s’en fout. Mélodie imparable, guitare hispanisante, cordes, piano, timbre de voix et ce solo du maître qui vous transperce comme au bon vieux temps de Comfortably Numb. Oui c’est beau à ce point. Luck and Strange est, dans son intention, sa conception et son exécution, le meilleur album solo d’un artiste de 78 balais qui nous offre une approche presque expérimentale, mélangeant émotion et pics musicaux prégnants dont on se repait à l’envie.

Patrick BETAILLE, septembre 2024

Blues Pills – Birthday

 

 

 

Tournées incessantes, cela faisait 4 ans que la formation suédoise ne nous avait pas gratifié d’une production studio. Flashback. Blues Pills est né de la rencontre. Celle de Zack Anderson (basse) et Cory Berry (batterie) du groupe Radio Moscou avec la chanteuse Elin Larsson. Un premier album éponyme gorgé de hard/psyché sort en 2014. Deux ans plus tard, plus sophistiqué, plus pop rock et teinté soul, Lady in Gold obtient l’adhésion du public. Retour aux sources en 2020 avec un Holy Moly au blues rock fougueux, flamboyant et surtout très convaincant. Bien avisé celui qui aurait pu parier sur ce qu’allait offrir la quatuor avec ce quatrième album. Birthday est une fois de plus différent de ce qui a nourri la notoriété du groupe. Musicalement, ce qui est frappant à la première écoute c’est que sont privilégiées les lignes mélodiques, harmoniques et rythmiques du rock, le tout dans une ambiance pop. À n’en pas douter, les fans de rock énervé risquent de passer leur chemin en accordant toutefois un accessit aux trois premiers titres. Birthday, D’ont you Love it et Bad Choices, tous trois bien campés dans un classic rock énergique. Peut-être s’attarderont ils un moment sur le mid tempo de Piggyback Ride et Holding Me Back ou le bluesy Shadows et son ambiance garage, mais, en prétendant que ces compos n’apportent pas grand chose de neuf.  Une chose est sûre, la complainte heavy I Don’t Wanna Get Back on that Horse Again ne va pas leur friser les poils de la guitare. Pas plus que Top of the Sky, Like a Drug, Somebody Better et What has this Life Done to You, des ballades douceâtres qu’ils s’empresseront de qualifier de ″ housewife music ″. Fadaises et billevesées que tout ceci comme aurait dit Maître Capello en remettant 100 francs dans le nourrain.  Bien qu’assez éloigné des disques précédents, Birthday est admirablement bien ficelé et pas un seul des 11 titres n’est réellement dissonant. Les compositions, chacune dans leur genre, sont d’une rare efficacité et le chant magnifique est en tous points d’une perfection rare [Elin Larsson est enceinte, ceci expliquant cela? – NDLR]. Montez le son, go wild, et faites-le écouter à ceux qui vous sont chers.

Patrick BETAILLE, août 2024

Black Country Communion – V

 

Beaucoup en 2010 – et j’en faisais partie – ne donnaient pas cher de cette réunion au sommet, et ce, malgré le plaisir indéniable suscité par un premier album éponyme: Black Country Communion.  D’autres productions plus qu’honorables ont suivi: Black Country Communion 2 l’année suivante et Afterglow en 2012. Cinq ans de silence. Il y avait matière à penser – et je le pensais – que c’en était fini de cette association haut de gamme et qu’il était temps d’aller voir ailleurs si le classic rock était toujours d’actualité. Arrive pourtant une quatrième invitation intitulée BCCIV et bourrée d’alchimie palpable entre des joueurs aguerris et talentueux.

Du coup, sept ans plus tard, la curiosité – et curieux je suis – était de mise vis à vis de V le cinquième opus du super groupe. La formation allait-elle confirmer la réussite du précédent ou se satisfaire d’un heavy rock alimentaire? Franchement, ça valait le coup d’attendre. En 10 titres, Glenn Hughes (bass & vocals), Derek Sherinian (keyboards), Jason Bonham (drums) et Joe Bonamassa (guitars) nous offrent ce qui se fait de mieux dans le genre. Les compositions sont accrocheuses, soignées et n’ont aucun mal à se démarquer des platitudes habituelles. Au chant, Glen Hughes brille par sa puissance et son feeling. Les guitares rhythmiques et solos de Joe Bonamassa sont incandescentes. Bohnam la joue simple et efficace et les nappages aériens des claviers de Sherinian assurent à merveille la cohésion de l’ensemble. Le quatuor est au mieux de sa forme et assurément V peut être considéré comme une démonstration classieuse et recommandable nous invitant à rêver que l’aventure puisse continuer. 

Patrick BETAILLE, juillet 2024

Kings of Leon – Can we Please Have Fun

 

Trois ans après  When You See Yourself , les rockers sudistes drivés par Caleb Followill sont de retour avec Can We Please Have Fun. Trois années de pause dont les Kings Of Leon ont profité pour passer chez Capitol sans pour autan trop changer d’orientation musicale. Sans révolutionner le genre ou surprendre les fans, cet album continue de fleurer bon le sud des Etats-Unis en offrant un rock à la fois simple et arty qui, parfois, ne délaisse pas pour autant les ambiances garage. C’est là que réside l’ambiguïté de cet album : d’un côté un retour aux racines rock avec Mustang ou Hesitation Gen, de l’autre un combo qui donne l’impression de se perdre dans des exercices stylistiques un peu vains, au risque de décevoir les fans de la première heure. Sur le fond comme sur la forme, le disque est dans la retenue, sans vraiment de fulgurance. Reste que l’ensemble des 12 titres brille par des qualités mélodiques évidentes et des interprétations efficaces. Alors? Peut-on s’amuser avec ce neuvième opus des ″ Southern Stokes ″? La réponse est oui et, sans pour autant marcher au plafond, l’on peut au moins prétendre à 45 minutes de détente.

Patrick BETAILLE, juin 2024

Loulou Laviok – En Concert!


 

″ • Charles-Edouard?! D’où vient cette proéminence qui déforme le pantalon de votre costume Fursac?! Veuillez m’expliquer je vous prie! • Marie-Chalotte mon amie, sachez que je viens d’écouter un disque ma foi étonnant! Celui-là même qui m’a été confié par l’abbé Molle. • Soit, grand bien vous fasse mon bon, mais ne craignez-vous pas de causer du tort à notre caste en vous affichant dans cet état?! • Mais que nenni ma mie! Diantre, fichtre, foutre, je bande et me voilà prêt pour une saillie mémorable. Seriez-vous prête à y consentir? • Eh bien soit! Procédez céans mon cher, mais prestement . Je vous rappelle que Hughes et Anne-Sophie doivent se joindre à nous pour le thé ″.


«  Amis de le grivoiserie, du rock paillard et du rock tout court, Booonsoaaar! Les Ex-Tulaviok vous salueeent! « . C’est par ces mots qu’est annoncée la couleur mais surtout, le retour sur scène de ce qu’il reste de ce groupe de rock franchouillard qui participa aux riches heures de la scène punk hexagonale du milieu des années 80, aux côté des Sheriff bien sûr, mais aussi de OTH, ou des Kidnappers. Et j’en passe. Plus qu’un best of de Dèche à la Ch’touille (1987) et Q sec (1988), ce concert, enregistré en mai 2023 sur la scène de La Moba à Bagnols-sur-Cèze, est un hymne à  l’humour speed d’un genre trop souvent et trop longtemps sous-estimé. Des Filles de Camaret à Va Vomir Ton 4 heures en passant par Gros Dégueulasse (hommage à Reiser-NDLR) et Nina, la poupée qui fait Non, les 16 titres de punk paillard qui composent ce Tulaviok is Alive dégueulent de joie, de punch et d’énergie. Le son et le mix de ce skud autoproduit sont tout simplement surprenants. Attention, c’est le printemps! Loulou Laviok et sa suite bandent encore. Ça joue vite, ça titille les rotules et stimule les zygomatiques. De quoi tourner le dos à la sinistrose ambiante! ″ Si c’est fort, tant-pis pour vous. C’est com’ ça et on s’en fout! ″, c’est ″ Boober ″ qui le dit! En Cd ou en Vinyle, le disque est disponible Ici: Dirty Punk Records.

Patrick BETAILLE, mars 2024

 

Nino Ferrer – Best Of

 

Vous vous rendez compte? Cette année, Agostino Arturo Maria Ferrari aurait fêté ses 90 ans si Nino Ferrer en avait décidé autrement. Un jour de 1998, en plein mois d’août, une détonation retentit dans le Lot, près de Montcuq. Dans l’indifférence quasi générale d’une France encore en train de célébrer sa victoire à la coupe du monde de football, c’en était fini du chanteur des Cornichons, de Mirza et du Télefon. Il allait fêter ses 64 ans. Vous vous rendez compte? Mis à part les fans de la première heure qui appréciaient et apprécient encore cet artiste touche-à-tout sensible à l’humour original, aux propos pertinents ou acerbes et au comportement à la fois romantique et rebelle, seuls ces trois titres restent à jamais gravés dans la mémoire collective. Vous vous rendez compte? TROIS! Allez, quatre si l’on compte Le Sud, son dernier tube qui remonte déjà à plus de deux décennies. Pourtant, le chanteur a laissé un œuvre prolifique, entre jazz, rhythm’n’blues, soul, rock psychédélique et folk. Une bonne quinzaine d’albums, pas moins de 200 titres qui, pour la plupart, restent méconnus! 

À l’occasion des 25 ans de la disparition Nino et à l’initiative des fils de Ferrer, Universal a publié trois compilations thématiques: Nino Rebel, Nino Dandy et Nino Groovy. Ces doubles Best Of comprennent chacun 40 titres. Point commun, les 20 premiers morceaux sont les mêmes quel que soit le thème [on se demande bien pourquoi mais bon, le marketing à ses raisons que la raison ignore]. Autre point commun, les trois disques sont illustrés par Loustal. Et ça c’est pas rien non plus!

Alors?! Rebel, Dandy ou Groovy? Tout est Ici: Loustal/Nino Ferrer.

Patrick, BETAILLE, Janvier 2024

Rolling Sones – Hackney Diamonds

 

Ni bon, ni mauvais le nouvel album des Stones mais il soulève beaucoup (trop?) de questions . Que fait Lady Gaga dans cette galette? Aurait-elle la prétention de concurrencer Merry Clayton ou Lisa Fischer? Loupé! Stevie Wonder, Elton John, Paul MaCartney, fallait-il les inviter? Pour les noms? Ils sont si discrets! Jagger en fait-il trop? Oui, mais ça on a l’habitude. Que ne ferait-on pas pour prouver qu’à 80 balais on est toujours rock? Quitte à user et abuser de l’autotune! 

Ni surprenant, ni enthousiasmant, Hackney Diamonds est-il un diamant? Non, juste un zircon qui malgré quelques éclats (merci qui? Merci Keith!) finira dans les bacs à soldes des supermarchés. Mais bon, que l’on se rassure, en 60 ans de carrière les Pierres qui Roulent ont commis pire, bien pire! Cet opus sera-t-il le prétexte à remplir les stades du monde entier avant que cette machine de guerre ne se produise que sous forme d’hologrammes? Probablement. En tout cas le FC Barcelone arbore déjà le ″ Tongue-and-Lip ″ sur ses maillots. Toujours ça de pris?

Mes esgourdes en mode veille depuis et à cause de Black and Blue (1976, une paille!) se sont rouvertes à l’écoute du dernier des 12 titres: Rolling Stone Blues. D’accord, il s’agit d’une reprise de Rollin’ Stone de Muddy Waters, le morceau à partir duquel Brian Jones a décidé du nom à adopter pour le groupe. Un hommage bienvenu qui prouve – au même titre que le précédent Blue & Lonesome paru en 2016 – que les ″ Glimmer Twins ″ n’ont jamais été aussi bons que quand ils retournent aux sources. De là à poser Hackney Diamonds sur l’étagère? Non! J’ai plus de place. Ou alors il faudrait que je vire Beggars Banquet ou Sticky Fingers ou Exile. Hors de question! Surtout pour avoir à supporter cette horreur de cover art!

Patrick BETAILLE, octobre 2023