Outre une volonté farouche de laver l’affront subi lors de l’attaque de Pearl Harbor en décembre 1941, les américains avaient plusieurs raisons de bombarder le Japon: imposer un régime démocratique en évinçant l’empereur Hirohito qui refusait de capituler, tester en grandeur nature deux nouvelles armes atomiques, et surtout, afficher leur supériorité militaire face aux autres nations, notamment à l’URSS.
Le 6 août 1945, le Boeing B-29 Enola Gay largue sur Hiroshima Little Boy, une bombe à l’uranium enrichi. Trois jours après, le Superfortress Bocscar lâche sur Nagasaki Fatman, une bombe au plutonium cette fois. L’image du champignon s’élevant à plus de 18 kilomètres au dessus de la ville a été prise par le lieutenant Charles Levy depuis Big Stink, l’un des deux autres avions accompagnant la mission afin d’analyser les conséquences de l’explosion de l’engin.
En faisant plus de 200 000 victimes, ces épisodes dramatiques ont ouvert une nouvelle ère, celle d’une peur qui repose sur la dissuasion nucléaire, avec l’idée selon laquelle la fin justifie les moyens.
La Mémoire érigée au rang de ″ Devoir ″ suffira t’elle pour se prémunir contre les dérives du perpétuel recommencement qu’est l’Histoire? Vous avez 4 heures!
