The Struts – Pretty Vicious

 

Depuis sa formation en 2012, ce groupe britannique a su se tailler une solide réputation, nourrie de 2014 à 2020 par  trois albums aux influences sérieusement seventies et entretenue en 2017 et 2018 par de nombreux concerts. The Struts ont d’ailleurs eu l’occasion de faire les premières parties des Who, de Guns N’ Roses, de Mötley Crüe et des Foo Fighters dont le leader Dave Grohl a eu l’occasion de déclarer:  ″ The Struts sont le meilleur groupe qui a ouvert pour nous ″. Pas trop étonnant. Heavy rock parfois teinté de glam ou de pop. Gros son, riffs calibrés, concision, sens de la mélodie et spontanéité flamboyante donnent au quatuor l’occasion d’offrir à son auditoire quelques instants jubilatoires jusqu’alors chasse gardée de Slade et Aerosmith. The Struts ont du style et ils le prouvent avec ce Pretty Vicious énergique, efficace et accrocheur. À l’écoute des onze titres, les plaisirs varient sans jamais tomber dans la caricature et le mauvais goût. Tout pour le rock et rien que pour le plaisir. 

 

Ernest Farmer – Led Zeppelin IV

Photo : Wiltshire Museum

 

Fin du mystère! Jadis considérée comme une peinture, la pochette de l’album Led Zeppelin IV est en réalité la photographie d’un chaumier prise dans la campagne anglaise en 1892 par Ernest Howard Farmer. Le cliché représente probablement Lot Lang, un ouvrier veuf, originaire de la ville de Mere, dans le Wiltshire. Surprenante découverte que l’on doit à Brian Edwards qui était tombé sur l’image au cours de recherches dans le cadre d’une exposition qu’il avait organisée avec le Wiltshire Museum en 2021. La photographie se trouve désormais au Wiltshire Museum de Devizes, et une exposition présentant cette image, ainsi que d’autres prises dans l’ouest de l’Angleterre durant l’époque victorienne, devrait se tenir au printemps 2024. Source et infos: The Guardian

 

L’histoire raconte que, plus de 50 ans en arrière, Robert Plant serait tombé sur un cliché encadré et colorisé du personnage chez un antiquaire proche de la maison de Jimmy Page. Pour la couverture de l’album, la représentation de l’homme voûté, souvent confondu avec la photographie d’un tableau, a été placée sur le mur d’une résidence de banlieue partiellement démolie avec vue sur un paysage urbain. Jimmy Page confiait qu’il aimait la représentation de cette dichotomie entre ville et campagne, pour lui symbole d’un groupe indécis qui, malgré les critiques destructrices, doit maintenir la cap et continuer à avancer.

Patrick BETAILLE, novembre 2023

Le lundi c’est permis – Contrepet

 


Définition: ″ Une contrepèterie – ou abusivement le contrepet – est une figure de style sous forme de jeu de mots littéraire dont le procédé est d’intervertir des lettres, des syllabes ou des sons au sein d’une même phrase pour aboutir à une formulation de sens différent. La magie opère alors et la contrepèterie fait apparaître de nouvelles expressions souvent cocasses ou obscènes ″.


Patrick BETAILLE, novembre 2023

Tommy James & the Shondells – Crimson and Clover

 

[Extrait]: Musicien, auteur-compositeur américain et plus tard producteur, Tommy James mérite d’être pris très au sérieux. À 12 ans, il animait déjà le bal de fin d’année de son école du Michigan. À quinze, il avait sorti son premier 45 tours et à 16 enregistré pour le label Roulette son premier standard devenu disque d’or : Hanky Panky.
Deux ans plus tard, en mai 1968, nouveau coup d’éclat avec Mony Mony qui devient N°1 au Royaume-Uni. Grâce à un tel palmarès Tommy James & the Shondells obtiennent carte blanche de la part de la maison de disques ; une première dans l’histoire du rock ! C’est dans ce contexte que le groupe entre en studio pour enregistrer l’ébauche de ce qui allait leur offrir le plus gros succès de leur carrière : Crimson and Clover… 
Le single sort en novembre 1968 et début 1969, devient N°1 au Etats-Unis, au Canada, Allemagne, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud et en Suisse. Beaux scores également en Autriche, au Brésil, en Europe, au Mexique, etc ; bref partout sauf… en Grande-Bretagne. Pas mal quand même pour une tranche de psychédélisme au sonorités complexes dont les paroles sont nées dans la tête de Tommy qui, un matin au saut du lit, a eu l’idée d’écrire quelque chose à partir de deux de ses mots préférés qu’il trouvait poétiques : ″ crimson ″ et ″ clover ″ [le pourpre et le trèfle – NDLR]…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, novembre 2023

Status Quo – Pictures of Matchstick Men

 

[Extrait]: Fans du style musical des Shadows et des Spotnicks, Francis Rossi et Alan Lancaster, deux lycéens de la banlieue sud de Londres, décident en 1962 de former un groupe instrumental. Après un certain nombre de changements de noms et de membres – l’arrivée de John Coghlan en 1963 et celle de Rick Parfitt en 1967, le groupe devient The Status Quo en 1967.
Le 5 janvier 1968, le groupe obtient son premier succès avec un titre à la fois bubblegum et psychédélique : Pictures of Matchstick Men. La chanson évoque les obsessions d’un homme méprisé par son épouse…
Le chanteur-guitariste Francis Rossi a écrit les trois quarts de cette chanson sur les gogues de sa maison, là où il s’isolait pour échapper à sa femme et à sa belle-mère… Quant aux personnages, ils lui ont été inspirés par LS Lowry (1887-1976), un artiste devenu célèbre pour avoir peint des scènes de vie quotidienne de l’Angleterre industrielle du milieu du vingtième siècle et de ses quartiers ouvriers peuplés de silhouettes fantomatiques et grêles qui ressemblaient à des allumettes.
Le single atteint la septième place des charts britanniques et la douzième place du Billboard Hot 100 américain. En août 1968 Status Quo obtient son deuxième tube avec Ice in the Sun mais ce sera le dernier avant longtemps. À cause d’un contrat financièrement désastreux avec la maison de disques et de la montée en puissance du hard rock et du rock progressif, le groupe est sur le point d‘abandonner. À l’initiative de Alan Lancaster, bassiste fan de heavy rock et de blues, les musiciens se reprennent, rangent les chemises à jabots et misent tout sur les prestations scéniques dans les clubs. Le jeu de Rossi imprégné de gigues écossaises et irlandaises dont il nourrit ses solos, la régularité métronomique de Parfitt font des merveilles avec un boogie-rock, certes simple, mais surtout efficace et sincère. Malgré le mépris de la critique musicale qui juge les compositions banales et monotones, le groupe fonce et finit par trouver son public…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

 

Patrick BETAILLE, octobre 2023

 

Scott McKenzie – San Francisco

 

[Extrait]: De son vrai nom Philipp Blondheim, ce chanteur de folk-rock américain restera pour l’éternité associé à l’hymne hippie par excellence: San Francisco. Dans les années 60, Scott McKenzie fait partie avec John Philips – un ami de sa mère – d‘un groupe de folk new-yorkais, The Journeymen, avec lequel il enregistre trois albums.
Après la dissolution du groupe en 1964, les deux compères envisagent de se lancer dans un nouveau projet au sein duquel McKenzie revendique vouloir être le seul chanteur. Pas d’accord sur ce point, Phillips réunit alors Denny Doherty, Cass Elliot et Michelle Phillips pour former The Mama’s and The Papa’s en 1966. C’est pour promouvoir le Monterey Pop Festival dans l’organisation duquel il est impliqué que John Philips compose San Francisco (Be Sure to Wear Flowers in Your Hair). Son intention : amadouer les autorités locales, peu enthousiastes, voire inquiètes à l’idée de voir des milliers de freaks envahir leur ville. Pour interpréter cette louange au ″ Summer of Love ″, l’auteur envisage de faire appel à son ami Scott McKenzie. Celui-ci ne se fait pas prier et l’enregistre quelques jours seulement avant l’ouverture du festival au cours duquel il l’interprétera accompagné par les Mama’s & Papa’s…

Sorti en single le 13 mai 1967, San Francisco connaît un succès foudroyant et devient le péan du mouvement hippie et de ses milliers d’adeptes qui aspirent à prendre la route pour ″ The City by the Bay ″. La chanson se classe à la quatrième place du Billboard Hot 100 américain et en tête des charts de nombreux pays européens, dont le Royaume-Uni où elle restera numéro 1 pendant neuf semaines…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
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Patrick BETAILLE, octobre 2023

Rolling Sones – Hackney Diamonds

 

Ni bon, ni mauvais le nouvel album des Stones mais il soulève beaucoup (trop?) de questions . Que fait Lady Gaga dans cette galette? Aurait-elle la prétention de concurrencer Merry Clayton ou Lisa Fischer? Loupé! Stevie Wonder, Elton John, Paul MaCartney, fallait-il les inviter? Pour les noms? Ils sont si discrets! Jagger en fait-il trop? Oui, mais ça on a l’habitude. Que ne ferait-on pas pour prouver qu’à 80 balais on est toujours rock? Quitte à user et abuser de l’autotune! 

Ni surprenant, ni enthousiasmant, Hackney Diamonds est-il un diamant? Non, juste un zircon qui malgré quelques éclats (merci qui? Merci Keith!) finira dans les bacs à soldes des supermarchés. Mais bon, que l’on se rassure, en 60 ans de carrière les Pierres qui Roulent ont commis pire, bien pire! Cet opus sera-t-il le prétexte à remplir les stades du monde entier avant que cette machine de guerre ne se produise que sous forme d’hologrammes? Probablement. En tout cas le FC Barcelone arbore déjà le ″ Tongue-and-Lip ″ sur ses maillots. Toujours ça de pris?

Mes esgourdes en mode veille depuis et à cause de Black and Blue (1976, une paille!) se sont rouvertes à l’écoute du dernier des 12 titres: Rolling Stone Blues. D’accord, il s’agit d’une reprise de Rollin’ Stone de Muddy Waters, le morceau à partir duquel Brian Jones a décidé du nom à adopter pour le groupe. Un hommage bienvenu qui prouve – au même titre que le précédent Blue & Lonesome paru en 2016 – que les ″ Glimmer Twins ″ n’ont jamais été aussi bons que quand ils retournent aux sources. De là à poser Hackney Diamonds sur l’étagère? Non! J’ai plus de place. Ou alors il faudrait que je vire Beggars Banquet ou Sticky Fingers ou Exile. Hors de question! Surtout pour avoir à supporter cette horreur de cover art!

Patrick BETAILLE, octobre 2023

Julien’s Auctions – Rock aux Enchères

Source Image: juliensauctions.com

 

La maison Julien’s Auctions organise une vente aux enchères exceptionnelle autour des légendes du rock : le bus à impériale de la tournée 1972 de Paul McCartney, la Chevrolet Corvette des Guns’ N’ Roses, une robe de Dolly Patton un manuscrit des Sex Pistols, un JukeBox et plusieurs guitares. Celles ayant appartenu à Franck Zappa, Eddie Van Halen, Kirk Hammett, Kurt Cobain et même ″ The Fool ″, la célèbre Gibson SG customisée qu’ Eric Clapton utilisait pendant la période Cream. Les enchères se dérouleront au Hard Rock Café de Nashville du 16 au 18 novembre. Une partie des recettes de la vente des guitares iront à l’association Kicking the Sitgma, qui lutte contre les problèmes de santé mentale. Source et Infos: Le Figaro Culture.

Arthur Brown – Fire

 

[Extrait]: Parti du Yorkshire pour faire des études de philosophie à Reading, Arthur Wilton Brown se ravise, commence à écrire de la musique et s’implique dans différentes formations de rhythm’ n’ blues. Après un séjour à paris où il se produit dans plusieurs cabarets, il crée à Londres The Crazy World of Arthur Brown.
Pour élaborer un premier disque éponyme et plutôt que de faire appel aux sempiternels sujets consacrés aux filles, aux relations amoureuses ou aux bagnoles, Arthur Brown fait un autre choix. Ayant grandi en Angleterre après la seconde guerre mondiale, le chanteur compositeur a passé beaucoup de temps auprès de personnes dont la vie a été détruite par la guerre. Syndromes post-traumatiques, désespoir et dénuement servent ainsi de trame à ce concept album qui raconte le parcours d’un individu confronté à ses démons qui, au cours de ses errance psychédéliques, arrive au Royaume des Ombres  et fait la rencontre du dieu des feux de l’enfer. Après avoir sombré dans les abysses, le personnage revient et hurle : ″ I am the god of hell fire and I bring you…Fire !″ [je suis le dieu de l’Enfer et je t’apporte… le feu ! – NDLR].
Ainsi débute Fire, la troisième chanson du LP au cours de laquelle notre héro est supposé griller. Reproduit sur scène, Fire devient le clou du spectacle. Entre autres extravagances, Brown chante vêtu d’une cape orange, masqué et coiffé d’un chapeau enflammé. L’effet est saisissant, surtout lorsqu’on y ajoute le chant – un blues rapide et exceptionnellement bien interprété. Sorti en 45 tours chez Tracks, le label des Who, le titre devient un immense succès international, caracole en tête des charts au Royaume-Uni et figure aux deuxième rang des hits américains.
Coproduit par Pete Townsend, l’album sort peu après et le groupe prend la route pour une tournée Finalement le groupe est dissout et son fondateur se lance dans divers projets mais sans jamais atteindre la notoriété acquise avec son Crazy World…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

 

Patrick BETAILLE, octobre 2023

The Dead Daisies – Best Of

 

The Dead Daisies est un groupe de hard rock qui envoie du bois coupé en Australie. C’était du moins le cas quand en 2012 Jon Stevens et David Lowy, respectivement chanteur et guitariste originaires de Sidney décident de se lancer dans l’aventure. De nombreux changement de line-up,   ont vu passer Marco Mendoza (Whitesnake / Thin Lizzy),  Dizzy Reed (Guns N’ Roses), Darryl Jones (Rolling Stones), John Tempesta (The Cult), Doug Aldrich (Whitesnake), John Corabi (Mötley Crüe), Glenn Hughes (Black Country Communion et Deep Purple) et Tommy Clufetos (Rob Zombie & Black Sabbath). Aujourd’hui le combo est essentiellement composé de musiciens américains et n’a plus grand chose à voir avec ses origines. Le seul membre australien restant étant le fondateur et guitariste David Lowy, désormais accompagné de Brian Tichy (drums), John Corabi (vocals), Doug Aldrich (guitar) et Michael Devin (bass). Après 7 albums et 10 ans après la sortie du premier, le quintet débarque avec un nouveau disque. Appelons un chat un chat, surtout quand c’est marqué sur l’étiquette. Un Best Of! Vous savez ce truc de fainéants à but lucratif. Sauf que là non! 18 morceaux qui passent en revue l’intégralité d’albums excellents dans lesquels il n’y a rien à jeter surtout s’agissant des deux derniers, Holy Ground (2021) et Radiance (2022). En prime et en plus, deux inédits, juste pour prouver que les gars en ont encore sous le pied: The Healer et Let It Set You Free. Voilà, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Moi c’est fait!

Patrick BETAILLE, octobre 2023