Vinyls – Tout un Art!

© Photo: Jennifer Stenglein

 

Vous avez succombé à la folie mercantile du 33 tours. Vous appréciez la chaleur du son du microsillon. Vous avez découvert sur les jaquettes le plaisir de voir ce que vous entendez. Vous avez choisi votre platine, vous l’avez réglée. Vous voilà prêt pour un bon décrassage des cages à miel. Avant tout, si vous voulez renouveler et prolonger le plaisir dans le temps, il faut considérer que l’objet est fragile et qu’il mérite une attention particulière. La manipulation doit se faire en prenant soin de ne pas poser les doigts sur la surface gravée. Le vinyle n’aime pas la poussière qu’il attire comme un aimant. Pour remédier à ce phénomène, investir dans des pochettes intérieures anti-statiques est LA solution. Il faut aussi prendre le temps de dépoussiérer le LP à l’aide d’une brosse souple, avant et après l’écoute. Le packaging doit être lui aussi manipulé avec soin et surtout protégé grâce à des enveloppes souples en polyéthylène transparent. Votre collection commence à prendre de l’ importance et vous devez faire face à un nouveau problème: le rangement. Lorsqu’il s’agit de classer ses galettes, il n’y a pas de règle précise. Vous pouvez procéder comme bon vous semble; par ordre alphabétique, par artiste, par genre ou par label. En revanche, pour les ranger dans de bonnes conditions une règle s’impose: le stockage de vos  ″ Prééécieueueux ″ doit absolument se faire à la verticale, dans une pièce exempte d’humidité, chauffée mais pas trop. Protégés de la lumière directe du soleil, qu’ils soient conservés dans une bibliothèque ou dans des bacs façon disquaire, il faut aussi veiller à ce que la quantité de 33 tours soit suffisante; ainsi, légèrement compressés mais pas trop, les disques ne subiront aucune déformation. Bienvenue dans le monde de la collectionnite aiguë, de la recherche compulsive et du classement obsessionnel. L’occasion peut être de découvrir High Fidelity une comédie sympathique de Stephen Frears dans laquelle John Cusack joue le rôle d’un disquaire de Chicago qui tient une boutique fréquentée par des amateurs d’albums rares et ésotériques des années soixante et soixante-dix.

Great White – Hooked

Great White album: Hooked 1991

[Extrait]: Début des années 80, le Heavy Rock s’éloigne de ses racines, la bande FM chauffe et MTV squatte l’audiovisuel à grand renfort de clips tapageurs. Les nouveaux venus sur la scène musicale se lancent dans la course aux charts, visent le Top 10, rêvent de Billboard et sont prêts à tout pour attirer l’attention. C’est la grande époque des futals moule burnes, des boxer shoes, des cuirs cloutés et des tignasses peroxydées savamment négligées. Formé à Los Angeles en 1978 par Jack Russell (chant) et Mark Kendall (guitare), Great White réunit à lui seul tous les poncifs de cette tendance tape-à-l’œil. Des reprises populaires (″Substitute des Who, ″Gimme Some Lovin″ du Spencer Davis Group, ″Once Bitten Twice Shy de Mott the Hoople, ″Down at the Doctors de Doctor Feelgood etc…), un hommage à Led Zeppelin, un répertoire énergique teintée bluesy et des riffs à la AC/DC assurent à la formation une popularité grandissante jusqu’au début des années 1990. C’est en 1991 que parait Hooked, nouvelle rafale de compositions mélangeant Hard, Rock et Blues pour un résultat correspondant aux attentes du moment. Ce cinquième album studio est aussi celui de la polémique. La pochette représente une jeune femme dénudée qui, à califourchon sur un hameçon géant, est sensée servir d’appât pour la capture d’un great white (grand requin blanc, vous suivez?). Le montage est finalement censuré et modifié de sorte que seuls la tête et les bras du modèle soient visibles. Et ça mord! Considéré comme l’un des mailleurs albums du quintet, Hooked entre dans le top 20 des ventes d’albums et est certifié disque d’or. Malgré le succès, une production roborative et sans imagination incite le public à bouder un groupe qui de séparations en reformations tombera peu à peu dans l’oubli jusqu’en 2003…

Patrick BETAILLE, mars 2018


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Metallica – Whiskey in the Jar

Whisky MetallicaEn 1999 Metallica enregistre une version de ″Whiskey in the Jar″ la chanson traditionnelle irlandaise la plus chantée au monde et popularisée en son temps par Thin Lizzy. Aujourd’hui, de whisky il est encore question mais cette fois  le groupe envisage d’élaborer et de commercialiser sa propre eau de vie. Dixit Dave Pickerell, ancien maître distillateur et partenaire de ce projet, trois emplacement potentiels seraient actuellement envisagés pour accueillir les structures de la distillerie; Louisville, le temple du whisky, Nashville, le berceau de la musique et bien sûr San Fransisco, la patrie des hardeux métalliques. D’autres avant James Hetfield et sa bande ont eu une relation ponctuelle avec certaines marques. En partenariat avec des enseignes officielles et souvent à titre de sponsoring promotionnel, des artistes ont associé leur nom à des boissons alcoolisées. Iron Maiden et sa ″Red and Black Beer″, AC/DC et la ″Australian Hardrock Beer″, le ″Motorhead Whisky″, la ″Pura Vida Tequila″ de Billy Gibbons, ou la ″Killer Queen Vodka″ de … Queen. Même si par le passé Metallica s’est associé à Budweiser pour le lancement d’une bière, avec cette nouvelle initiative le groupe serait le premier à posséder sa propre marque de whisky et ses propres moyens de production. Danny Zimmer, promoteur du festival annuel ″Bourbon & Beyond″ dans le Kentucky est aux anges et il le dit. ″Nous sommes ravis qu’un groupe de leur niveau puisse transformer un buveur marginal en buveur à plein temps″. Propos qui évidemment n’engage que son auteur!

PB, mars 2018

Screaming Females – All at Once

Punk Rock, Screaming FemalesDéjà 13 ans que ce groupe du New Jersey travaille sans relâche pour porter haut et fort les couleurs d’un Indie Rock aux sonorités riches et bienfaitrices. le Punk Rock spartiate des débuts a peu à peu laissé la place à un genre, certes un peu moins bruyant, mais tout aussi intelligent et singulier. All at once est le septième album studio du power trio. Aux commandes, Marissa Paternoster, un pt’it bout d’femme à la voix puissante et au jeu de guitare aussi riche que précis. La dynamique occupe une place privilégiée au sein des Screaming Females. L’interaction rythmique assurée par Mike Abbate à la basse et Jarrett Dougherty à la batterie, vient poser la trame des 15  titres convaincants et bien produits au sein desquels énergie et efficacité sont de mise. Les ambiances et les riffs entrainent incontestablement l’auditeur dans un univers que ne renieraient pas les fans de Dinausor Jr ou des Breeders; et ça c’est bon pour le moral!

Patrick BETAILLE, mars 2018

Tyler Bryant – Tyler Bryant & The Shakedown

Tyler Bryant & The Shakedown Heavy RockDeux ans après le tonitruant E.P The Wayside, Tyler Bryant nous revient avec cette fois avec un album de 11 titres. 26 ans au compteur et déjà vieux baroudeur de la scène, le guitariste est jeune mais il reste résolument ancré dans le Heavy Blues des 70’s sans prendre beaucoup de risques. Dans une époque gorgée de niaiseries Pop ou d’ Electro abrutissante qui s’en plaindrait? On retrouve avec ce groupe et son leader texan les ingrédients qui garantissent le plaisir de l’écoute. La guitare est efficace, la voix séductrice et la rythmique puissante. Tyler Bryant possède un véritable talent et cet album [même s’il n’invente rien] à au moins le mérite de proposer 11 titres très bien faits, honorablement orchestrés et produits. Le groupe connait son sujet, s’y complait et offre à tout amateur du genre 40 minutes plaisantes entrecoupées d’un Ramblin’ Bones acoustique aux accents Blues traditionnel, d’un Magnetic Field à l’ambiance Folk aérien ou d’un Manipulate Me teinté Pop Rock 80’s. Reste que c’est bien Heartland, le morceau d’ouverture teinté de Fuzz, qui exprime au mieux la ligne directrice Heavy Rock de l’éponyme Tyler Bryant & The Shakedown.

Patrick BETAILLE, février 2018

Danny Lyon – The Bikeriders

Danny Lyon, Bikers hors-la-loi

En 1968, juste avant qu’ Easy Rider ne s’empare des consciences en devenant l’un des symbole de la contre culture, le photographe américain Danny Lyon publie The Bikeriders. Édité pour la première fois en France en 2014, cet ouvrage nous invite à prendre la route avec le gang du Chicago Outlaws Motorcycle Club auquel l’auteur – qui roule en Triumph – appartient à l’époque. L’ouvrage est un fac-similé de l’édition originale, enrichi de nouvelles reproductions photographiques et consiste en un constat authentique et personnel à propos d’ hommes et de femmes vivant en marge de la société traditionnelle. Une cinquantaine d’images en bichromie regroupant portraits, clichés sur le vif et une quinzaine d’entretiens jalonnent les 100 pages d’un ouvrage indispensable à la compréhension de la culture Biker née il y cinquante ans.

Beth Hart & Joe Bonamassa – Black Coffee

Beth Hart & Joe Bonamassa nouvel album Black Coffee

Nouveau séjour en studio pour Beth Hart et Joe Bonamassa qui se retrouvent pour écrire le troisième volet d’une collaboration qui a vu le jour en 2011 avec ″D’ont Explain″. En 2013 ″Seesaw″ confirmait le bien fondé d’un partenariat bénéfique au duo qui aujourd’hui nous sert ″Black Coffee″, un album de reprises qui puise dans le répertoire d’une Soul viscérale et intense. On assiste ainsi à la relecture de titres d’Edgar Winter (″Give it everything you got″), Ike & Tina Turner (″Black Coffee″), et Howlin’ Wolf (″Sitting on the top of the World″), pour ne citer que les principaux. Toute la magie réside dans la fusion entre le chant stratosphérique de Beth et le jeu inspiré de Joe, le tout appuyé pour la circonstance par une production colorée et aussi rétro que le cover art de l’album. Les claviers de Reese Wynan emplissent l’espace, Anton Fig assure aux drums, les chœurs puissants ou subtils gèrent l’ambiance ou l’équilibre et il arrive que les cuivres claquent comme des élastiques de string. Les albums solos respectifs de Beth Hart et Joe Bonamassa sont ce qu’ils sont mais quand  ces deux talents décident de ranimer la flamme de la Soul ou du Chicago Blues, on assiste à l’émergence d’une alchimie rare et d’un album puissant, intemporel et imparable. Avec ou sans sucre votre Black Coffee?

Patrick BETAILLE, février 2018

 

 

Dominique Valla – Noir Mat hyperréaliste

Noir Mat, peintre surréaliste
© Dominique Valla

 

Un père artiste peintre, une Harley Davidson acquise dans les années 90, une passion dévorante pour la Kustom Kulture, voilà ce qui anime cet artiste autodidacte quand il plonge dans l’univers de la mécanique et des chromes. Armé d’un pinceau ou d’un aérographe, Dominique Valla a fait sienne une culture américaine imprégnée de motos, de voitures, de trucks et de pin-up. L’artiste signe ses œuvres ″ Noir Mat ″ et pourtant rien n’est noir et rien n’est mat. Ses acryliques irradient de couleurs, s’animent d’ambiances chaudes et pétillent de détails précis qui s’inscrivent dans un mouvance hyperréaliste très convaincante. Talentueux peintre multi-facettes, Dominique excelle également dans l’art urbain ou animalier et à l’occasion il s’adonne aussi avec bonheur au Pop Art. Si vous appréciez ce mode d’expression, n’hésitez pas à faire appel à lui pour une mise en peinture, sur toile originale, de la photo de votre bolide préféré, avec ou sans vous. 

Patrick BETAILLE, février 2018

Hellfest 2018 – Demandez le programme

Programme Hellfest 2018

L’on connaissait déjà la grande majorité des groupes à l’affiche de la prochain édition du Hellfest 2018. Avec les derniers arrivants, Napalm DeathL7 et Breed Machine, le programme officiel est désormais bouclé. Le haut de l’affiche sera donc tenu par Judas Priest le vendredi 22 juin, Avenged Sevenfold le samedi 23 et Iron Maiden le dimanche 24. Décrassage des cages à miel garanti! Les 55 000 Pass 3 jours mis en vente le 13 octobre 2017 ont été écoulés en 1 jour. Les Pass une journée pour le samedi et le dimanche mis en vente le 9 février ont été épuisés en deux heures!  ″…Je ne sais pas qui sont ces connards qui prétendent que le Metal est mort… Il doit s’agir de fans de Rap! Le Metal ne mourra jamais mon pote!…″(Eric Adams, Manowar).

Patrick BETAILLE, février 2018

Eric Clapton – Dieu fait la sourde oreille

© Photo George Chin

 

Déjà en 2016 Eric Clapton avouait pâtir d’une maladie du système nerveux. La neuropathie dont il est atteint se traduit par des troubles moteurs et une faiblesse musculaire, notamment au niveau des mains. Pour ne rien arranger, lors d’une interview récente sur BBC2, ″ Slowhand ″ déclarait souffrir de surdité et d’acouphènes sévères. ″ Ça devient difficile pour moi de jouer de la guitare, et il faut bien que je me fasse à l’idée que ça ne va pas s’arranger ″. Âgé de 72 ans Eric Clapton doit normalement donner un concert dans le cadre du British Summer Time Festival. Sera-t-il sur la scène de Hyde Park à Londres le 8 Juillet? Rien n’est sûr. Pour l’heure le guitariste s’occupe de la promo du film de Lili Fini Zanuck, un documentaire qui lui est consacré. Eric Clapton: Life in 12 bars, devrait sortir le 10 février 2018. Hein? Quoi?! ″. Eric Clapton, Life in 12 bars! ″ T’es sourd ou quoi?! ″

PB, février 2018