Déjà en 2016 Eric Clapton avouait pâtir d’une maladie du système nerveux. La neuropathie dont il est atteint se traduit par des troubles moteurs et une faiblesse musculaire, notamment au niveau des mains. Pour ne rien arranger, lors d’une interview récente sur BBC2, ″ Slowhand ″ déclarait souffrir de surdité et d’acouphènes sévères. ″ Ça devient difficile pour moi de jouer de la guitare, et il faut bien que je me fasse à l’idée que ça ne va pas s’arranger ″. Âgé de 72 ans Eric Clapton doit normalement donner un concert dans le cadre du British Summer Time Festival. Sera-t-il sur la scène de Hyde Park à Londres le 8 Juillet? Rien n’est sûr. Pour l’heure le guitariste s’occupe de la promo du film de Lili Fini Zanuck, un documentaire qui lui est consacré. Eric Clapton: Life in 12 bars, devrait sortir le 10 février 2018. ″ Hein? Quoi?! ″. Eric Clapton, Life in 12 bars! ″ T’es sourd ou quoi?! ″
Alsacienne d’origine, Marie Meier est une artiste qui se définit elle même en tant qu’illustratrice Goth’n’Roll. Son domaine de prédilection c’est essentiellement le rock et le Burlesque qu’elle met en scène dans un univers où la mort et l’ésotérisme occupent une place prépondérante. Entre tattoos et comics, son style inimitable torturé et très encré, exprime toute sa puissance dans une série consacrée au Club 27, mais se retrouve aussi à l’honneur dans Rock & Folk, Power Glide magazine et sur des jaquettes de bouquins (Virginie Despentes) ou des affiches de festivals. Citée en tant que référence dans des ouvrages tels que Be Burlesque, Marie Meier a aussi œuvré pour la télévision (Tracks), le cinéma (Bye bye Blondie) et en 2009 elle a même collaboré à l’écriture du livre Les Enfers du Rock. Quand les nombreuses expos en France et en Europe lui en laisse le temps il lui arrive aussi de se consacrer, comme ici, aux tarots ou de peindre des guitares sur lesquelles les effigies d’Hendrix et de Robert Johnson sont à l’honneur.
Gendarme, footballer, astronaute, pilote de course ou chien policier, c’est généralement ce qui nourrit les envies d’avenir d’une enfance banale. En grandissant, les rêves de salaires mirobolants, de défense de l’opprimé ou de shoots d’adrénaline, s’écroulent, souvent! Alors pourquoi ne pas valider des aspirations carriéristes, certes plus modestes, mais ô combien euphorisantes en devenant par exemple testeur? Jack Daniel’s est à la recherche de volontaires pour apprécier les nouvelles saveurs du Old No.7. Pas besoin d’être un expert ou un fin palais; il suffit juste de goûter et d’évaluer le nouveau ″ Tennessee Fire ″ aux saveurs de cannelle pimentée. C’est gratuit. Il faut s’inscrire avant le 31 janvier et être sélectionné pour, après avoir donné un avis argumenté, pouvoir bénéficier d’une bouteille gratuite. Seule ombre au tableau: il faut résider au Royaume Uni.
Au cours des Seventies Ross Halfin entreprend des études à la Wimbledon School Of Art afin de devenir artiste peintre. Déçu par le milieu de l’Art, il décroche assez vite et c’est un peu par hasard qu’il s’oriente vers la photographie. Lorsque pour ses loisirs il assiste à des concerts de rock il a l’habitude d’amener avec lui un appareil photo et saisit ainsi l’opportunité de prendre des clichés des Who, AC/DC et Led Zeppelin. Halfin commence à se faire un nom auprès de la presse musicale et parvient à travailler pour Sounds Magazine. Avec l’émergence du mouvement Punk, le Sounds mais aussi le Melody Maker et le New Musical Express s’intéressent au phénomène et offrent au photographe l’occasion de shooter Clash, Sex Pistols, Jam, Adam Ant, Specials ou Blondie. Mais son truc c’est le Heavy Metal, les grands groupes et les shows accrocheurs des années 80. Il partage ainsi ses activités entre séances photos dans les concerts, contributions diverses pour des magazines (Kerang!), projets d’affiches et éditions d’ouvrages photographiques. A partir des années 90 Ross Halfin prend un peu de distance avec la scène pour se consacrer d’avantage à la photographie de Voyage. Il reste néanmoins l’un des grands photographes et l’un des témoins majeurs des manifestations musicales d’une époque. Pour tout savoir: Ross Halfin Photography.
Un train de marchandises en pleine tronche! C’est ce que l’on ressentais en 1969 en découvrant le premier album de ce qui allait devenir le plus grand groupe de rock de tous les temps. ″Au XXIe siècle, il n’y aura pas d’autre Led Zeppelin parce que jamais plus un groupe ne réunira quatre génies. L’époque et l’environnement sont différents″. l’auteur de cette lapalissade, Kim Fowley (producteur et figure de la scène de Los Angeles) fait partie des quelques 200 voix qui s’expriment sur l’histoire du dirigeable. En effet, plutôt que de raconter cette saga par lui même, l’auteur, Barney Hoskyns, a préféré donner la parole à ceux qui de près ou de loin ont vécu la gloire et la décadence de Led Zeppelin. Des musiciens, des producteurs, des managers, des groupies, des journalistes, des roadies, les amis, la famille, tous sont au rendez vous pour donner leur propre version ou leur perception des événements qui ont jalonné les hauts et les bas de la carrière osmotique de Page, Plant, Bonham et Jones. Des morceaux d’interviews, des anecdotes, des témoignages croisés, le tout sous forme de patchwork assemblé sur les 800 pages du livre. Le travail est colossal et l’assemblage chronologique captivant. Des débuts en studio de Jimmy Page et John Paul Jones au pont d’or refusé par Plant pour reformer le groupe (240 millions de dollars) en passant par la création de Stairway to Heaven, les femmes, la drogue, les destructions d’hôtels, la folie des concerts, le décès de john Bonham, et le reste y compris le pire. Une lecture passionnante et indispensable pour le fan qui au bout du compte saura ce qu’il ne voyait pas et verra ce qu’il ne savait pas. Chez le même éditeur (RivagesRouge) que l’épatant Altamont, Gloire et décadence du plus grand groupe du monde est disponible en format poche pour la modique somme de 11,50€.
Auteur, compositeur natif de l’Oklahoma, Jonathan Davies McPherson revient avec un troisième album enregistré à Nashville. Undivided Heart & Soul représente à lui seul une invite au voyage au cœur de la Soul, du Rock et de la Country. Il y déjà longtemps que McPherson a digéré de nobles influences en provenance du early Rock’n’Roll ou des balbutiements du British Rock mais là l’évidence est flagrante; le type a aussi bouffé du Punk et autres garagitudes. Les guitares sont devenues plus bruyantes et les sonorités, jadis très vintage, plus troubles. Quant à la voix de Jonathan elle n’a pas son pareil pour coller aux gimmicks les plus barrés ou pour rendre sexy les compositions les plus élémentaires. Au final 11 titres immédiats, insolents et jubilatoires, 39 minutes d’un kaléidoscope musical viscéral qui explore le passé dans un présent qui est en train d’inventer le Rock du futur. Indispensable, pas moins! Mais plutôt que des mots, un extrait: Lucky Penny!
[Extrait]: Avec son style reconnaissable entre tous, le dessinateur Roger Dean, très actif au cours des années 1970 et quasiment indissociable de la discographie de Yes, a aussi œuvré pour la formation de hard-rock Uriah Heep. Dès sa création en 1969, le groupe britannique qui doit son nom à l’un des personnage de David Copperfield(Dickens), se distingue musicalement par un mariage inventif entre rock progressif et rock pêchu. Au cours des 70’s, après avoir accouché de 3 albums, David Byron (chant) et sa bande sont au sommet de leur art et brillent par une créativité prolifique. En 1972 deux LP arrivent coup sur coup dans les bacs. Le premier, Demons and Wizards se distingue par le hit Heavy Rock ″Easy Livin″ et par une suite très floydienne de 15 minutes: ″Paradise/The Spell″. Le Second, The Magician’s Birthday, alterne lui aussi parties acoustiques, vocalises brillantes, rock punchy et délires musicaux qui flirtent parfois avec l’improvisation comme au cours des 10 minutes de l’éponyme ″The Magician’s Birthday″ qui clôture le disque. Le point commun de ces deux albums reste qu’ils sont considérés par les fans comme les meilleurs du groupe et qu’ils se distinguent par un genre musical complexe et parfois sombre au sein duquel l’heroic fantasy occupe une place de choix, y compris au niveau des textes. Ceci expliquant cela pour ce qui concerne la contribution artistique d’un Roger Dean qui excelle dans la représentation stylisée de paysages, de mondes et de personnages étranges inspirés par le Fantastique.
Patrick BETAILLE, décembre 2017
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
Un clic sur chaque image donne accès à la chronique de l’album correspondant!
Maitre Gims vous donne des envies de suicide? Fréro Delavega vous en touche une sans faire bouger l’autre? Bien que 2017 n’ait pas été très généreuse question musique qui s’écoute avec les oreilles mais aussi avec les pieds, le remède existe! Le choix, bien qu’assumé, est bien évidemment relatif, partial et subjectif. Il a juste pour ambition d’entretenir l’espoir que le Rock n’est pas encore mort et de prouver que, contre vents et marées, de bonnes volontés mettent beaucoup de conviction et d’énergie pour que leur passion et leur plaisir deviennent nôtres. Le débat reste entier et ouvert mais il doit obéir à une constante et une seule: ″ La musique c’est comme la vie, ça se respire ″ (Francis Zegut). Une autre! Une Autre! Une autre!…
Louable démarche que celle du magazine américain The Atlantic qui au travers de 120 clichés soigneusement sélectionnés propose de parcourir les événements significatifs de 2017. Un magnifique zapping pour se focaliser sur l’essentiel en passant outre l’orgie d’images insipides et de vidéos inconsistantes consommées quotidiennement. ″La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie″ (Milan Kundera). C’est ici et c’est en 3 volets →The Atlantic: 2017, the year in photo