Originaire de l’Oregon, Kris Preslan, bien qu’autodidacte, est au pays de l’Oncle Sam, l’une des figures emblématiques de l’art pictural. Spécialiste dans le domaine de l’aquarelle qu’elle pratique depuis une quarantaine d’années, cette coloriste fait partie entre autres de l’American Watercolour Society et de la Transparent Watercolour Society of America. Si son sujet de prédilection touche essentiellement aux paysages et aux scènes urbaines, l’artiste s’attarde aussi parfois sur des personnages de la vie quotidienne et sur les animaux. Peut- être un peu plus étonnant encore, Kris Preslan a fait sienne la représentation de véhicules en célébrant le chrome et les courbes de la culture mécanique dans tout ce qu’elle a de plus représentatif. Sous ses pinceaux, et grâce à l’utilisation de pigments puissants, motos et voitures, modernes ou anciennes, apparaissent de façon extrêmement réaliste, presque une célébration en trompe-l’œil: Wheels: Watercolors by Kris Preslan.
Auteur compositeur de chansons, photographe mais aussi et surtout street-artiste, Patrick Commecy redonne vie aux grands pans de murs blancs et insipides de bâtiments en créant d’étonnante fresques urbaines. Il utilise la technique du trompe-l’œil pour inventer des scènes de vie quotidienne hyperréalistes, apportant du piquant et une grande dose de beauté à l’architecture de nombreuses villes en France. C’est sous le nom de A.FRESCO que l’artiste et sa compagne Marion ont réalisé quelques 400 fresques publiques monumentales. Les illusions mises en œuvre collent avec respect et en tout point à l’architecture environnante, donnant à certains quartiers, rues et bâtiments une dimension inattendue, fantaisiste et surtout saisissante. En 2012, avec la collaboration d’une trentaine de peintres, A.FRESCO était à l’origine d’une fresque monumentale. Situé dans le parking sous-terrain du quartier Eiffel à Levallois, le tableau mural mettait en scène 250 portraits sur 5 kilomètres de long et 8000 m² de surface. Pour en prendre plein les yeux: Patrick Commecy.
Robert Plant: ″ Linda?! Do you know the story about the madman repainting his ceiling? ″ Linda Ronstadt: ″ No, but come on, tell me! You’re so funny Robert! ″ Ron Wood: ″ It’s over, he’s about to seduce her with his stupid jokes! ″
[Marcel Destroy – Philosophe approximatif]: Comment les hommes voient-ils les femmes? Réduites au silence! Alors sois toi, t’es belle! – How do men see women? Silenced! So be yourself, you’re beautiful!
[Marcel Destroy – Philosophe approximatif]: ″ J’aime tellement la musique que les 33 tours je les passe en 45 tours afin de pouvoir les écouter plus souvent! – I love music so much that I play LP’s into 45 Rpm so I can listen to them more often! ″
[Manowar]: ″They can’t stop us! Let ’em try! For heavy metal we will die! Yeah – Ils ne peuvent pas nous en empêcher! Qu’ils essaient! Nous mourrons pour le heavy metal! Ouais!
Né en 1955 à Strijen en Hollande Anton Corbijn est un photographe et réalisateur. Dans les années 70 il s’installe à Londres et travaille pour le new Musical Express. Ses clichés noir et blanc très contrastés le font connaître et de nombreuses stars passent devant son objectif. Parmi elles, les Stones, U2, Nirvana, The Slits, Nick Cave, Siouxsie Sioux, Arcade Fire, Tom Waits, REM, Metallica, Johnny Rotten, Depeche Mode mais aussi Isaac Hayes, the Bee Gees, David Bowie, Joe Cocker, Johnny Cash, Grace Jones et même Johnny Halliday.
Miles Davis également est devenu le sujet de l’une des photos les plus célèbres prises par Corbijn. À Montréal en 1985, Miles Davis se prêtait au jeu de l’interview face à Richard Cook (NDLR: Journaliste, chroniqueur et spécialiste du jazz). Voici l’histoire racontée par le photographe lui même et traduite par mes soins, rien que pour vous.
[Anton Corbijn] Bien qu’autorisé à assister à l’interview, je n’avais pas le droit d’utiliser mon appareil. Miles n’était pas particulièrement agréable avec Richard ce jour là. Chaque fois qu’il répondait à une question, il ajoutait: ″Comment tu t’appelles déjà?″. J’ai quand même réussi à obtenir un rendez-vous pour un shooting avec le musicien le lendemain: cinq ou six minutes dans une chambre d’hôtel. Nous nous sommes placés près d’une fenêtre car j’utilise au maximum la lumière disponible. Miles était un bel homme au visage expressif et au regard très intense. À l’époque il était malade et souffrait beaucoup; il suivait un traitement qui affectait énormément ses pupilles. C’est ce qui est frappant sur cette photo. Ses pupilles sont vraiment énormes. Je ne me souviens pas pourquoi Miles a pris cette pose mais c’est celle qu’il souhaitait pour illustrer son album Tutu alors en préparation. Malheureusement, Warner Bros a exigé que la photo du cover art soit réalisée par un photographe reconnu et, évidemment, à l’époque je ne l’étais pas. C’est alors Irving Penn qui a eu le job. J’adore le cliché de Penn, mais vous pouvez facilement deviner d’où vient l’inspiration.
Il y a une histoire qui circule à propos de Miles dînant avec Ronald Reagan à la Maison Blanche. L’épouse du président lui demande: ″Qu’as-tu fait pour être invité ici?″ Et Miles de répondre: ″J’ai changé cinq fois le cours de la musique. Et vous? Qu’avez-vous fait à part baiser avec le président ?″ Je ne sais pas si l’anecdote est vraie mais en tous cas je la trouve savoureuse.