Van Dyke Parks – Songs Cycled

 

[Extrait]: Connu pour ses collaboration avec les Beach Boys (Smile en 1967) Ry Cooder, Alro Guithrie et Lowell George ; connu également pour des musiques de film telles que celle de Company de R. Altman en 2003, Van Dyke Parks revient en 2013 avec un disque pour le moins atypique.  L’album consiste en un judicieux amalgame de 12 titres relevant soit de matériel déjà diffusé sous forme de singles, soit de réarrangements d’anciennes compostions. Les styles et les idées s’y bousculent. L’accordéon y côtoie la guitare électrique et les cuivres flirtent de façon éhontée avec les percussions ou la mandoline faisant de Songs Cycled une œuvre digne d’une Americana baroque ou déjantée pas toujours facile à comprendre mais habilement orchestrée  et donc jubilatoire. Jubilatoire également le Cover Art de cet album qui est l’œuvre de R. Kenton Nelson dont l’ évocation de la civilisation Américaine n’est pas sans rappeler l’approche d’un Edward Hopper à ceci près qu’ici la technique consiste en une peinture à l’huile sur laquelle est appliqué un lissage subtil obtenu par sablage. Il faut s’en convaincre, l’union de ces deux talents que représente Songs Cycled n’est ni plus ni moins qu’une bouffée d’oxygène bienfaitrice.

 

© Peintures de R. Kenton Nelson
Patrick BETAILLE, septembre 2013
 

L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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38 Special – Special Forces

 

[Extrait]: Initialement, 38 Special est l’un des nombreux groupes de Southern Rock dans la veine des Allman Brothers et Lynyrd Skynyrd. Donnie Van Zant le leader n’est ni plus ni moins que, le frère de Ronnie Van Zant, patron de Lynyrd Skynyrd. Formé en 1975 c’est après quelques errances Country et dans les années 80 que le groupe de Jacksonville parvient au sommet de sa popularité en alignant sur scène deux guitares et deux batteurs et en assurant des shows ravageurs au cours desquels preuve est faite que les membres n’ont pas pour habitude de mettre de l’eau dans le Bourbon qu’ils consomment sans modération…

Trois albums honnêtes marquent cette époque. Rockin’ into the night en 1980, Wild eyed Southern Boys l’année suivante, et, en 1982 Special Forces. Musicalement intéressantes les compositions bénéficient en outre d’un packaging accrocheur sur lequel  le peintre Larry Gerber met en scène les valeurs emblématiques – Je vous laisse deviner lesquelles – de rigueur à l’époque dans le milieu du Rock Confédéré. Plus tard hélas la bande à Van Zant s’enlise dans un rock FM convenu et sans grande personnalité qui aboutit à un oubli légitime  malgré un come back poussif en 1997.

Patrick BETAILLE, juillet 2012


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Nose Art – Les PinUp ont du Nez

 

Avant que dans les années 50 ne débute l’âge d’or des Pin-Up, la seconde guerre mondiale est le théâtre d’un essor non négligeable quant à la diffusion de ces motifs provocateurs et affriolants. En attente d’opérations, certains pilotes font peindre sur leurs avions ces effigies qui deviennent très rapidement pour les équipages  une façon de se distinguer et d’afficher avec humour identité ou personnalité.  Au delà, le passe temps graphique consiste aussi en une forme de provocation vis-à-vis de l’ennemi mais encore de l’autorité militaire qui pourtant fait preuve de tolérance. Souvent inspirées par des publications de l’époque (George Petty, Gil Elvgren, Alberto Vargas…) ou encore par des actrices (Rita Hayworth notamment), ces représentations sont appliquées le plus souvent sur le nez de l’appareil ou sous le poste de pilotage. Chasseurs ou bombardiers deviennent le support sur lequel des artistes, amateurs ou professionnels, se livrent à ce qui allait devenir le Nose Art.

Vulgaire ou de bon goût, joliment fait ou approximatif, triste ou marrant, impertinent ou humoristique, le Nose Art à cette époque est partout, même sur les blousons. Pin-Up et autres personnages de Cartoons sont même agrémentés de trophées. Drapeaux ennemis pour chaque avion abattu, bombe pour chaque mission de bombardement, bateau pour chaque navire coulé, tout est bon pour afficher scores, intentions ou raisons d’être. ″ Bomber Girls mises à part, le motif le plus récurrent est celui d’une gueule de requin peint dans le bas du nez d’un chasseur à hélice ou à réaction. À l’origine créé par des aviateurs allemands pendant la première guerre mondiale, ce motif a été adopté par les aviateurs alliés pendant la seconde, principalement sur les  ″ Tigres volants ″ Curtiss P-40.  Aujourd’hui et à de rares exceptions près l’utilisation de sujets quels qu’ils soient tend à disparaître du contexte guerrier et ce sous couvert du politiquement correct. Ainsi récemment, les dessins de Pin-Up ont été interdits en Grande-Bretagne pour ne pas offenser les femmes ou les personnes de religion musulmane.

 

Hubert de Lartigue: French Pin-Ups

© Hubert de Lartigue

Hubert de Lartigue est un artiste Hyperréaliste dont le sujet de prédilection est la Femme à laquelle il rend hommage de bien belle façon en la peignant sous toutes les coutures. Son parcours professionnel, notamment en tant qu’illustrateur, l’a peu à peu amené vers une œuvre très personnelle qu’il exprime aujourd’hui à l’acrylique sur des toiles grand format. Il s’est peu à peu tourné vers les pin-ups qui sont devenues son sujet de prédilection. En 1996, il publie Super Héroïnes chez Soleil et en 2000 parait French pin-ups chez Boo!press, la maison d’édition qu’il a créée. Grâce à un savoir faire incontestable issu, entre autres, du dessin et de la photo, l’Artiste met en scène des sujets magnifiques d’émotion et de beauté pour lesquels il met un soin infini à coller à la réalité.