Robert LaDuke – Le Rêve Américain

Robert LaDuke Mercury 2012
© Robert La Duke

 

Né en 1961 aux États-Unis à Holyoke, petite ville du Massachusetts, Robert W. LaDuke semble avoir fait un voyage dans le temps pour se retrouver coincé quelque part entre les années 30 et 40. Les peintures narratives de l’artiste consistent en un amalgame de souvenirs et de nostalgie tout droit sortis ou influencés par la vie quotidienne. Souvenirs de balades en famille dans la Cadillac qui tracte un ″Airstream″. Nostalgie des longues heures d’enfance passées à jouer avec des modèles réduits populaires à l’époque ou à parcourir les pages publicitaires de Life Magazine. Avions, trains, voitures, navires sont essentiellement à l’honneur dans des acryliques aux couleurs vives desquelles se dégage un mouvement générateur de rêves. Chaque œuvre semble raconter une histoire, un peu comme une bande dessinée réaliste qui se contente de définir le cadre d’interprétations multiples et délicieuses: The streamlined work of Robert LaDuke

 

Paul Simonon – Wot! No Bike?

Paul Simonon, Wot! No Bike?
© Paul Simonon

 

Né en 1955 à Brixton, banlieue sud de Londres, Paul Simonon a toujours été passionné par l’Art. Il s’intéresse à la peinture bien avant de rencontrer Mick Jones. Quand il se met à la basse il manie le pinceau depuis longtemps déjà. Bon nombre de toiles ont été réalisées quand il compose Guns of Brixton et l’immense succès de l’album sur lequel figure le titre n’altère en rien son enthousiasme pour l’histoire de l’Art. Lors des tournées du groupe, le musicien ne rate pas une occasion de fréquenter musées et galeries. Malgré tout, c’est en tant que bassiste de The Clash que Paul Simonon construit sa notoriété. La photo qui illustre ″London Calling″ et sur laquelle on le voit fracasser sa basse lors d’un concert à New York, devient l’un des clichés les plus célèbres de l’histoire du Rock. Ce n’est malheureusement pas le cas des œuvres pourtant empreintes de réalisme social. Aussi, à la dissolution du groupe en 1985, celui qui aime se décrire en tant que ″ Peintre qui de temps en temps tâte un peu de musique ″ retourne à sa première passion. En 2014, l’artiste aborde un thème qui lui est cher et qui en son temps avait alimenté le mouvement Punk Rock: crise économique et fracture sociale. Sur fond de subculture Biker/Rocker dont il est adepte, l’artiste qui roule en Triumph réalise plusieurs toiles qui dépeignent ses propres effets personnels. Aux côtés de bouquins et autre paquets de clopes figurent en bonne place: casques, bottes, gants et blousons, dont ce ″Black Leather Jacket″, une des pièces maitresse de la série Wot! No Bike?

Patrick BETAILLE, mai 2016

Theo Reijnders – House of Blues

Theo Reijnders, House of Blues
© Theo Reijnders – House of Blues

House of Blues: Au premier plan, assis et de gauche à droite: Big Mama Thornton, Big Joe Williams, Robert Johnson, Son House, Alberta Hunter, John Lee Hooker et John Jackson. Au second plan, debouts: Little Walter, Lighting Hopkins, Ma Rainy, Bessie Smith, Etta James, Sonny Boy Williamson et Willie Dixon.

À l’âge de 18 ans Theo Reijnders commence à travailler principalement en pratiquant la technique du pastel. Au fil du temps il affine son art tout en explorant d’autres disciplines. Aujourd’hui, cet artiste hollandais travaille beaucoup l’acrylique et l’aquarelle avec lesquelles il exprime l’une de ses passions, le portrait. Son autre passion, pour la musique cette fois, le conduit à réaliser des peintures au sein desquelles des légendes du Blues et du Jazz occupent une place de choix. John Lee Hooker, Rory Gallagher, Jimi Hendrix, Stevie Ray Vaughan, Seasick Steve, johnny Winter, Gary Moore… et tant d’autres, se retrouvent figés pour l’éternité dans une atmosphère lourde d’émotion et de réalisme.

Patrick BETAILLE, avril 2016

 

 

Pamelina H – The heart that rocks the guitar

Pamelina H Stratocaster Hendrix Monterey Pop

 

Pamelina Hovnatanian, aka Pamelina H, est une artiste américaine free-lance qui depuis une vingtaine d’années peint des guitares Fender, Gibson, Ibanez et bien d’autres. Cette californienne douée et créative a réalisé ″The Hendrix Strat″, ″The Harley Strat″, ″The Marilyn Monroe Strat″qui font désormais partie de l’histoire de Fender Custom Shop pour qui elle travaille souvent. Quant elle a fini de customiser les batteries de groupes tels que  Motley Crue ou Def Leppard et de concevoir des motifs destinés au merchandising des tournées de Scorpions, Aerosmith ou Lollapalooza,  Pamelina H exerce aussi son art sur des motos, des casques et des voitures. Bref, une boulimie indéniable et un énorme talent qui valent à cette peintre une renommée toute méritée dans le monde de l’Art en général et de la musique en particulier. She Rocks! Biographie, interview et galerie sur Guitar International!

 

Pamelina H Just Marilyn Page guitar

 

 

 

Louise Limb, Classic Pin-Up

© Louise Limb

 

Sofia Loren sur une  Guzzi, Bette Davis en Sunbeam, ou encore Liz Taylor et sa BSA. Que demander de plus? Françoise Hardy en Velocette? C’est fait! Louise Limb, illustratrice d’origine irlandaise passionnée de vielles bécanes, aime mettre en scène les célébrités sur de mythiques machines. C’est au travers de son travail dans le domaine des Pin-Up que l’artiste diplômée des Beaux Arts et titulaire d’un Master of Arts en gravure côtoie de près la célébrité. Cette passion ne représente pourtant pas la totalité de son activité. Louise trouve aussi le temps de mettre en œuvre des calendriers, d’ apporter sa contribution à différents magazines, d’œuvrer pour Land Rover  et  de coucher sur papier de superbes dessins de moteurs Harley Davidson.

Patrick BETAILLE, juillet 2015

 

 

Jeremy Worst – Pin-Up distillées

© Jeremy Worst

 

Du Jack’ et des fem’ c’est ça qui l’rend heureux! Des études au sein de l’ Art Institute d’Atlanta. Une dizaine d’années d’expression artistique dans divers domaines, y compris le tatouage. Aujourd’hui, Jeremy Worst se considère lui même en tant qu’artiste immédiat. Il aime à peindre des toiles de grandes dimensions qu’il réalise à l’acrylique et qui lui demandent de 6 à 10 heures de travail. Depuis trois ans ce peintre se consacre quasi exclusivement à l’anatomie féminine associée de près ou de loin à la consommation d’eau de feu. Les femmes, il les aime avec des formes généreuses, et l’alcool, exception faite de la bière, se doit de titrer plus de 40° avec une préférence prononcée pour le whisky en général et le Jack Daniel’s en particulier. Visiblement le peintre apprécie aussi Jimmy Hendrix. Franchement?! Jeremy Worst, y’a pire!

Patrick BETAILLE, avril 2015

Philippe Moine – Caricatures Musicales

© Philippe Moine

 

Question caricatures, Philippe Moine en connaît un crayon. Cet architecte Palois débute dans l’exagération du trait en 1995 en croquant amis et collègues puis en s’attaquant aux joueurs de rugby de la Section Paloise. Il a depuis participé à plusieurs festivals de caricatures et de dessins de Presse au cours desquels  il a récolté plusieurs prix, notamment en 2004 et 2005. L’ Artiste expose durant tout le mois d’Avril au Show Case à Pau. L’occasion peut être de prendre l’apéro avec Lou Reed, Keith Richard, Miles Davis, ou d’autres, en ce lieu actif et sympathique voué aux concerts, au café-théâtre, mais aussi aux expositions de photos et de peintures.

Michèle Cigolini – Peinture sur Guitare

 

Depuis qu’elle est sortie des Beaux Arts, cette Lyonnaise des Os exerce ses talents de peintre au sein de la communauté motarde. Son truc à elle ce sont, entre autres, les bones et skulls, dont elle orne à la demande les customs et choppers (essentiellement Harley Davidson) de clients adeptes de customisation; Freeway l’a d’ailleurs élue peintre de la décennie pour l’ensemble de son œuvre. De temps à autres Michèle Cigolini aime à changer de support et ce sont alors les guitares qui se voient parées de motifs polyuréthanés et aérographiés. A ce titre, en 2013, l’artiste a personnalisé deux guitares que Fender a offert au H.O.G. France pour une mise en vente au bénéfice de l’association de Patrick Baudry, Enfants Cancers Santé.

 

Alain Aslan: 1930 – 2014

© Aslan

 

De son vrai nom Alain Gourdon, ce Girondin s’est entre autres distingué en tant que sculpteur.  Entre 1968 et 1978, il a exécuté les bustes de Brigitte Bardot et Mireille Mathieu en ” Marianne ” pour l’Association des Maires de France ainsi qu’ un buste du Général De Gaulle. En 1986, il réalise le buste du comédien Alain Delon, ainsi que son portrait qu’il peint sur un véhicule 4×4 participant au rallye Paris-Dakar pour la promotion des parfums de la star. En 1987, il fait la statue en pierre de la chanteuse Dalida pour sa tombe, au cimetière de Montmartre. L’artiste a également commis de nombreuses publicités et affiches de spectacles pour les Folies Bergère, le Crazy Horse et le Casino de Paris. Mais c’est en tant que peintre et dessinateur qu’ Aslan a connu la célébrité. Chaque mois, de 1963 à 1981, il a dessiné les célèbres pin-up du mois dans le magazine qui se lit d’une main: LUI! Se définissant comme un artiste intimiste hyper figuratif, il deviendra l’un des maîtres français de la Pin Up hyperréaliste. Nommé commandeur des Arts et des Lettres en 2003, il décède à l’âge de 83 ans le 11 Février 2014 au Canada où il vivait depuis une vingtaine d’années.

Shirley – Un voyage dans la peinture d’ Edward Hopper

© Edward Hopper

 

Le réalisateur Gustav Deutsch donne vie à 13 toiles d’Edward Hopper dans un film qui raconte les errances d’une femme, Shirley, dont les pensées et les émotions nous amènent au cœur de l’histoire américaine.  Chaque tableau correspond à une date précise calée sur l’année de création par Edward Hopper. Gustav Deutsch a respecté cet ordre chronologique et en a fait de courts chapitres de six ou sept minutes, donnant à voir ce qui se passe avant et après l’instant figé par l’œuvre initiale. Au final, 34 ans de vie ont été peints puis portés à l’écran. Techniquement, le passage de l’univers en 2D des toiles à l’animation 3D des plateaux n’a pas été une mince affaire. Pour résoudre les problèmes liés à la perspective ou à la profondeur il a fallu construire des décors en grandeur nature. Quant aux lumières, il fallait décider de la manière dont on pouvait les placer et les gérer sans qu’elles ne compromettent l’aspect pictural original. A la fois impressionnante reconstitution historique et mariage de raison entre Cinéma et Peinture, Shirley, Visions of Reality est une œuvre originale, novatrice et unique sur laquelle il ne faut absolument pas faire l’impasse.

Patrick BETAILLE, septembre 2014