
[Jean-Loup Chiflet, écrivain]: ″ Si l’amour est aveugle, pourquoi les femmes aiment-elles s’acheter de la lingerie fine ? – if love is blind, why do women like to buy lingerie? ″
[Source: Romain Bély – Journal Sud Ouest]. Au cœur du Sud-Ouest montagneux, le photographe amateur béarnais, Éric Carrère sublime le massif pyrénéen avec des images magiques. Ce père de famille est commercial dans les assurances, ce qui l’invite à sillonner les routes du département des Pyrénées-Atlantiques, propices à quelques repérages. Le photographe s’est pris de passion pour l’image à la fin des années 1990; depuis L’appareil s’est perfectionné, les optiques se sont multipliées et l’œil s’est aiguisé. Cette photo de la lune sur le pic du Midi de Bigorre résume surtout la quête technique qui consiste à se trouver au bon endroit au bon moment, retient Éric Carrère.
Patrick BETAILLE, novembre 2025

Dixit Cody Cannon, chanteur et compositeur, le nom de son groupe aurait été inspiré par un certain Myers, un sans-abri et ivrogne notoire qui vivait au bord de la rivière du patelin. À l’époque, Cannon et ses potes l’avaient surnommé ″ Whiskey ″. C’est en utilisant ce sobriquet qu’en 2008 la formation sort son premier album: Road of Life.
Avec leur septième album, les six musiciens originaire de l’est du Texas qui composent Whiskey Myers, se révèlent au sommet de leur art pour perpétuer l’esprit du Southern Rock dans sa version la plus viscérale, loin des envolées de Lynyrd Skynyrd, Outlaws, Molly Hatchet et consort. ″ One, two, one, one, one, one! ″. Quand la country se joint au blues dans une exaltation propulsée par le rock, Whomp Whack Thunder incarne a lui seul le concept roots du rock sudiste. Rythmes percutants et guitares hargneuses sur Time Bomb et Tailspin alors que Midnight Woman s’ouvre sur un riff lent ambiance vaudou avant de se libérer sur un tempo classic rock. Ramblin’ Jones, titre à la fois séduisant et menaçant brille d’un groove tourbillonnant dont bénéficie également un Break These Chains plus bluesy. Born To Do, petit joyau de folk dans lequel narration, dobro et slide cohabitent à merveille. Vient enfin le moment de Monsters, une composition mélancolique dont les paroles qui explorent les thèmes de la peur, de la solitude et de l’espoir vous prennent aux tripes tant la musicalité et surtout l’interprétation sont émouvantes.
Portées par le chant habité de Cody, les mélodies sont imparables. Onze pépites taillées dans la masse pour conduire Whiskey Myers vers des horizons où sincérité, énergie, et sensibilité font la loi. Whomp Whack Thunder est non seulement un coup de tonnerre, c’est un grand album. Très grand!
✪✪✪✪✪
Le passage à l’heure d’hiver a toujours (et encore!) lieu le dernier week-end d’octobre. Ainsi, dans la la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre 2025, à 3:00 les aiguilles reculeront d’une heure. Dormir une heure de plus tout en déprimant une heure de moins, en ces temps politiquement troublés c’est appréciable!
Patrick BETAILLE, octobre 2025
Dès qu’il a su tenir un crayon, le petit Thomas n’avait déjà qu’une idée en tête : dessiner et devenir artiste. Le garçon a grandi et son rêve est devenu réalité. Autodidacte, il a développé ses talents de graffeur sous le nom de Stom 500, pseudo dérivé de son prénom et des 500 milligrammes d’aspirine que doit prendre cet artiste migraineux pour maintenir le rythme imposé par ses projets. Il peint avec beaucoup d’imagination de larges fresques murales avec une prédilection pour les thèmes animaliers nourris par l’énergie euphorique des cartoons. Bombes, acryliques, le street artiste entretient un univers délirant avec des abeilles, des oiseaux, des poissons et d’autres quadrupèdes délirants parmi lesquels les chats occupent une place privilégiée. C’est ainsi qu’en 2017 ce Crazy Cat en mode Tex Avery a élu domicile sur un mur du quartier Port du Rhin à Strasbourg.
Pour en savoir plus et parcourir les œuvres de l’artiste dirigez-vous vers son site: Stom 500
Patrick BETAILLE, octobre 2025

Le bassiste-chanteur accompli surnommé ″ The Voice of Rock ″ n’avait rien produit depuis Resonate paru en 2016. Neuf ans que nous n’avions pas entendu de nouvel album solo de la part de Glenn Hughes. Impossible de lui en vouloir. Il avait un mot d’excuse justifiant d’une étroite et prenante collaboration avec Black Country Communion et The Dead Daisies. Chosen arrive donc à point nommé pour remettre les pendules à l’heure. L’ex-Deep Purple nous gratifie de dix titres vintage à souhait, dans la plus pure tradition d’un heavy rock porté par une voix toujours aussi impeccable et un jeu de basse souverain. Très classique dans sa conception mais hélas sans réelle surprise ou originalité, cette nouvelle production offre néanmoins une redoutable efficacité. On ne la fait pas à un briscard de 74 balais. Glenn Hughes le prouve en s’adjugeant la présence de pointures, celle notamment de Soren Andersen, le guitariste virtuose qui enchaine phrasés et riffs de haut niveau. Malheureusement, impossible d’échapper à Come and Go, la ballade ampoulée mélodramatique à souhait. Dommage!
Dommage aussi que pas un seul titre – à part peut-être en cherchant bien et après plusieurs écoutes – Voice in My Head ou Black Cat Moan – ne se détache vraiment d’un album somme toute bien léché, homogène et agréable à écouter.
✪✪✪✪✪
Patrick BETAILLE, octobre 2025
[Extrait]: Au milieu des années 80, le hard FM se caractérise par une déferlante populaire et mondiale au cœur de laquelle surfent allègrement les Iron Maiden, Van Halen, Europe, Def Leppard et consort. À la fin de cette décennie, c’est Bon Jovi qui devient la référence absolue de ce glam metal qui arbore futals moul’ boul’ et tignasses peroxydées à la mode MTV.
Formé en 1983 et emmené par Jon Bon Jovi, le groupe américain sort son troisième album le 18 août 1986. Slippery When Wet interpelle à cause de son titre ambigu [glissant quand c’est mouillé] et de son gros plan sur une jeune femme à forte poitrine vêtue d’un tee-shirt mouillé et moulant. Jugée sexiste et provocatrice, la photo de Mark Weiss sera remplacée par celle d’une vitre humide et embuée sur laquelle le titre de l’album est tracé à la main. Dixit Jon à l’époque, ″ ce disque devra être un tournant décisif dans la carrière du groupe ″. Il le sera en devenant la plus grosse affaire de l’année 1987 avec 17 millions d’exemplaires écoulés.
In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art
Patrick BETAILLE, octobre 2025

Dès ses débuts d’adolescent prodige avec Scorpions et son passage remarqué au sein de UFO, Michael Schenker n’a jamais fait de compromis. En fondant le Michael Schenker Group en 1979, il a marqué de son empreinte un hard rock bien léché au point de devenir une référence pour bon nombre de guitaristes inspirés par les riffs efficaces et les solos ravageurs du virtuose.
Près de cinquante ans après la création de MSG, vient un disque cohérent et sincère qui séduira les fans et rappellera que, au delà des modes, la flamme brûle toujours. Nous voilà rassurés car cette nouvelle production studio respire la passion d’un artiste septuagénaire qui ne se s’est jamais compromis. Là où certains espéraient des prises de risques, le teuton choisit la continuité, quitte à prendre le risque de parfois
paraitre prévisible. Don’t Sell Your Soul n’est pas un disque révolutionnaire, mais il incarne parfaitement ce que Michael Schenker a toujours été: un musicien besogneux, fidèle à son art et à ses Gibson Flying V.
Étayés par un line-up zélé, les onze titres combinent énergie brute et mélodies solides portées par la voix puissante de l’ex Skid Raw: Erik Grönwall. Quant au jeu de Michael, il est toujours aussi précis et inspiré, empreint du mordant harmonique et de la maîtrise technique qui ont toujours été dans son ADN.
✪✪✪✪✪
Patrick BETAILLE, octobre 2025