Barney Hoskyns – LED ZEP

Led Zeppelin, gloire et décadence

 

Un train de marchandises en pleine tronche! C’est ce que l’on ressentais en 1969 en découvrant le premier album de ce qui allait devenir le plus grand groupe de rock de tous les temps. ″Au XXIe siècle, il n’y aura pas d’autre Led Zeppelin parce que jamais plus un groupe ne réunira quatre génies. L’époque et l’environnement sont différents″. l’auteur de cette lapalissade, Kim Fowley (producteur et figure de la scène de Los Angeles) fait partie des quelques 200 voix qui s’expriment sur l’histoire du dirigeable. En effet, plutôt que de raconter cette saga par lui même, l’auteur, Barney Hoskyns, a préféré donner la parole à ceux qui de près ou de loin ont vécu la gloire et la décadence de Led Zeppelin. Des musiciens, des producteurs, des managers, des groupies, des journalistes, des roadies, les amis, la famille, tous sont au rendez vous pour donner leur propre version ou leur perception des événements  qui ont jalonné les hauts et les bas de la carrière osmotique de Page, Plant, Bonham et Jones. Des morceaux d’interviews, des anecdotes, des témoignages croisés, le tout sous forme de patchwork assemblé sur les 800 pages du livre. Le travail est colossal et l’assemblage chronologique captivant. Des débuts en studio de Jimmy Page et John Paul Jones au pont d’or refusé par Plant pour reformer le groupe (240 millions de dollars) en passant par la création de Stairway to Heaven, les femmes, la drogue, les destructions d’hôtels, la folie des concerts, le décès de john Bonham, et le reste y compris le pire. Une lecture passionnante et indispensable pour le fan qui au bout du compte saura ce qu’il ne voyait pas et verra ce qu’il ne savait pas. Chez le même éditeur (RivagesRouge) que l’épatant Altamont, Gloire et décadence du plus grand groupe du monde est disponible en format poche pour la modique somme de 11,50€.

Patrick BETALLE, janvier 2018

Bonnes Résolutions 2018 – Iznogoud

Bonnes Résolutions 2018

 

Resolutions? Me? What are you just implying? That I need to Change? Well, Budy, as far as I’m concerned, I’m perfect the way I am! Got it?!

Iznogoud, personnage de Tabary

 

JD McPherson – Undivided Heart & Soul

J.D McPerson third album

Auteur, compositeur natif de l’Oklahoma, Jonathan Davies McPherson revient avec un troisième album enregistré à Nashville. Undivided Heart & Soul représente à lui seul une invite au voyage au cœur de la Soul, du Rock et de la Country. Il y déjà longtemps que McPherson a digéré de nobles influences en provenance du early Rock’n’Roll ou des balbutiements du British Rock mais là l’évidence est flagrante; le type a aussi bouffé du Punk et autres garagitudes. Les guitares sont devenues plus bruyantes et les sonorités, jadis très vintage, plus troubles. Quant à la voix de Jonathan elle n’a pas son pareil pour coller aux gimmicks les plus barrés ou pour rendre sexy les compositions les plus élémentaires. Au final 11 titres immédiats, insolents et jubilatoires, 39 minutes d’un kaléidoscope musical viscéral qui explore le passé dans un présent qui est en train d’inventer le Rock du futur. Indispensable, pas moins! Mais plutôt que des mots, un extrait: Lucky Penny!

Partick BETAILLE, décembre 2017

Roger Dean – Uriah Heep

Roger Dean Demons and Wizards

[Extrait]: Avec son style reconnaissable entre tous, le dessinateur Roger Dean, très actif au cours des années 1970 et quasiment indissociable de la discographie de Yes, a aussi œuvré pour la formation de hard-rock Uriah Heep. Dès sa création en 1969, le groupe britannique qui doit son nom à l’un des personnage de David Copperfield (Dickens), se distingue musicalement par un mariage inventif entre rock progressif et rock pêchu. Au cours des 70’s, après avoir accouché de 3 albums, David Byron (chant) et sa bande sont au sommet de leur art et brillent par une créativité prolifique. En 1972 deux LP arrivent coup sur coup dans les bacs. Le premier, Demons and Wizards se distingue par le hit Heavy Rock ″Easy Livin″ et par une suite très floydienne de 15 minutes: ″Paradise/The Spell″. Le Second, The Magician’s Birthday, alterne lui aussi parties acoustiques, vocalises brillantes, rock punchy et délires musicaux qui flirtent parfois avec l’improvisation comme au cours des 10 minutes de l’éponyme ″The Magician’s Birthday″ qui clôture le disque. Le point commun de ces deux albums reste qu’ils sont considérés par les fans comme les meilleurs du groupe et qu’ils se distinguent par un genre musical complexe et parfois sombre au sein duquel l’heroic fantasy occupe une place de choix, y compris au niveau des textes. Ceci expliquant cela pour ce qui concerne la contribution artistique d’un Roger Dean qui excelle dans la représentation stylisée de paysages, de mondes et de personnages étranges inspirés par le Fantastique.

Roger Dean The Magician's Birthday

Patrick BETAILLE, décembre 2017


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


La Discothèque Idéale 2017

Un clic sur chaque image donne accès à la chronique de l’album correspondant!

Kim Simmonds, Witchy Feelin'   Boogie Beasts: Come and Get Me   Premier Cd Laura Cox Band

 

Maitre Gims vous donne des envies de suicide? Fréro Delavega vous en touche une sans faire bouger l’autre? Bien que 2017 n’ait pas été très généreuse question musique qui s’écoute avec les oreilles mais aussi avec les pieds, le remède existe! Le choix, bien qu’assumé, est bien évidemment relatif, partial et subjectif. Il a juste pour ambition d’entretenir l’espoir que le Rock n’est pas encore mort et de prouver que, contre vents et marées, de bonnes volontés mettent beaucoup de conviction et d’énergie pour que leur passion et leur plaisir deviennent nôtres. Le débat reste entier et ouvert mais il doit obéir à une constante et une seule: ″ La musique c’est comme la vie, ça se respire ″ (Francis Zegut). Une autre! Une Autre! Une autre!…

 

Seratones, premier Cd: Get Gone   Kenny Wayne Shepherd, Lay it down   Party of One, George Thorogood

Zapping Photo – 2017 en images

The Atlantic: 2017 in photos
© Photo: Zakaria Abdelkafi – AFP

 

Louable démarche que celle du magazine américain The Atlantic qui au travers de 120 clichés soigneusement sélectionnés propose de parcourir les événements significatifs de 2017. Un magnifique zapping pour se focaliser sur l’essentiel en passant outre l’orgie d’images insipides et de vidéos inconsistantes consommées quotidiennement. ″La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie″ (Milan Kundera). C’est ici et c’est en 3 volets →  The Atlantic: 2017, the year in photo

Lettres au Père Noël – Extrait!

Santa Mountain Bike
© Margus Rigav – Race Face

 

Cher Père Noël, j’ai vraiment été très sage cette année, aussi j’espère que tu passeras chez moi m’apporter le kit Stage III que j’ai commandé pour mon Harley Davidson Electra Street Glide. A bientôt, Gontran –  Paris 16ème.

Cher Gontran. Depuis l’instauration de la vignette Crit’Air, livrer à Paris intra-muros est devenu mission impossible. Si tu veux ton putain de kit adresse toi à la Miss Hidalgo. Moi désormais, au lieu de me faire chier, je pratique le Mountain Bike en hivernale et comme tu peux le constater je m’éclate grave! Yaaaaah!

 

 

Who’s Next – ¿Quién sigue?

Censure de Who's Next en Espagne

Extrait]: 1971. Who’s Next, le cinquième album studio des Who, sort le 14 août en Amérique et le 27 en Angleterre où il devient rapidement numéro 1. Aux États Unis la campagne publicitaire fait débat car l’affichage promotionnel représente deux prostituées dans une loge avec la mention ″Who’s Next?″ (à qui le tour?). Sur la pochette du disque, au beau milieu d’un paysage lunaire trône un bloc de béton contre lequel les quatre membres du groupe ont uriné. En Espagne, le gouvernement militaire du général Franco censure la jaquette jugée irrespectueuse et obscène. Polydor remplace l’image par une photo du groupe sur scène… Par la même occasion Love ain’t for keeping et Won’t get fooled again seront supprimées pour des raisons politiques et religieuses. Malgré tout l’album sera une des plus grosses ventes de l’année 1971, aux côtés de Sticky Fingers des Stones, d’Aqualung de Jethro Tull, de Led Zeppelin IV et de L.A. Woman des Doors. Bordel c’était le bon temps!

Patrick BETAILLE, novembre 2017


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Black Friday – Orgie Consumériste

 

Généralement associé aux crashs boursiers, aux catastrophes naturelles, aux événements terroristes ou aux défaites militaires, le noir en tant que couleur s’est invité dans le monde de la consommation.
Venue des Etats Unis, chaque année la tradition du  Black Friday s’installe un peu plus en France. Pour les commerçants c’est l’occasion de faire du chiffre et pour les acheteurs le moment de consommer frénétiquement. Les marketeurs de tout poil s’en donnent à cœur joie. Presse, radio, télévision, internet, réseaux sociaux, les sollicitations envahissent le paysage et gavent le quidam jusqu’à la nausée en lui faisant miroiter la bonne affaire qui le fera consommer plus et plus vite. À l’heure où se pose la question de la surconsommation, du partage des ressources, de l’épuisement de la planète et de la protection de l’environnement, il serait peut être temps de promouvoir et d’adhérer au ″ Buy Nothing Day ″. Depuis 1992, à l’initiative du canada et dans 65 pays, le dernier samedi de novembre est devenu le jour où l’on n’achète rien!

Tattooed Lady – It’s Only Rock’n’Roll!

 


Wear your heart on your skin in this life! – Dans la vie, ce que tu as dans le cœur, écris le sur ta peau!