
[johnny Depp]: ″ My body is my journal and my tattoos are my story – Mon corps est mon journal et mes tatouages sont mon histoire ″.
Patrick BETAILLE, novembre 2016

Maly Siri exerce le métier de peintre et d’illustratrice. Elle est née en France en 1985 et vit actuellement au Canada. Même si les lignes harmonieuses des carrosseries d’antan l’inspirent, son univers de prédilection n’a rien à voir avec la mécanique. Maly s’épanouit dans un genre pictural en accord avec ses goûts et ses passions: les pin-up. Fascinée par des artistes comme Gil Elvgren ou encore Alberto Vargas, elle s’exprime au travers d’illustrations tantôt malicieuses, tantôt voluptueuses mais toujours dans cet esprit chic et sexy des représentations de femmes fatales, vamps audacieuses et beautés exotiques d’un temps révolu.
Patrick BETAILLE, novembre 2016

Question influences, le combo canadien Black Pistol Fire se réclame entre autres de Led Zeppelin, Nirvana ou Muddy waters. Rien que ça! Peu de temps après avoir décidé de se lancer dans l’aventure de l’ Indie Blues Rock, Eric Owen (batterie) et Kevin McKeown (Guitare & chant) déménagent de Toronto à Austin dans le Texas. Très vite un premier album éponyme voit le jour, suivi en 2011 par ″Big Beat’ 59″ qui connait un succès immédiat. En 2014 arrive dans les bacs ″Chut or Howl″ qui confirme la valeur du duo qui supporte désormais la comparaison avec Les Black Keys, les White Stripes ou Band of Skulls et qui fait dire à la presse spécialisée que Black Pistol Fire est ″the next big thing″. La dernière production des canadiens vient confirmer cette analyse. ″Don’t wake the riot″ grouille de riffs, de matraquages rythmiques et de fuzz, le tout garantissant l’ ambiance moite et poussiéreuse d’un Texas Blues porté par la voix chaude et puissante de McKeown. La recette fonctionne à merveille et le troisième titre de l’album résume à lui seul l’excellent potentiel de Black Pistol Fire: Bad Blood!
Patrick BETAILLE, décembre 2016

• Écouter celui qui trouve Vladimir Poutine sympathique et qui a les faveurs de Kim Jong-Un? Yes they Can! • Donner du crédit à celui qui promet d’isoler le Mexique grâce à un mur? Yes they Can! • Se rallier à celui qui affirme que les émigrés sont des drogués et des violeurs? Yes they Can! • Apprécier celui qui prétend qu’une femme ne peut tenir tête à un homme que lorsqu’elle a ses règles? Yes they can! • Encenser celui qui avance qu’une partie de sa beauté consiste en sa richesse? Yes they Can! • Se fier à celui qui certifie que face à une attaque, vous devez riposter, être brutal et féroce? Yes they Can! • Plébisciter celui qui promet d’être le plus grand président de l’emploi que Dieu a crée? Yes they can! • Flatter celui qui révèle que le réchauffement climatique a été créé par et pour les chinois dans le but de rendre l’économie américaine non compétitive? Yes they can! • Voter pour celui qui présume que le monde serait meilleur avec Hussein et Kaddhafi? Yes they Can!
Comme quoi, un Eléphant ça Trump énormément!
Patrick BETAILLE, novembre 2016

″ Today I put a pair of 501 jeans and felt perfect! – Aujourd’hui, j’ai enfilé une paire de 501 et je me suis trouvée parfaite! ″

Certes dans une mesure moindre comparé à Led Zeppelin mais l’on est en droit de se poser quelques questions quant aux plagiats révélés par l’écoute attentive de certains morceaux de Deep Purple.

Rachael Foster a grandi dans dans les environs d’Auckland en Nouvelle Zélande. Essentiellement autodidacte et peu attirée par la technique à l’huile elle se fait remarquer par ses travaux à l’acrylique qui lui valent une reconnaissance de la part de l’école des Beaux Arts nationale. Peintre contemporaine passionnée par l’Amérique des années 50, elle est attirée par l’opulence et l’insouciance d’un ″American Dream″ aux lignes acérées et aux couleurs criardes. Les symboles de la folie consommatrice et des excès de l’époque s’imposent à Rachael comme une évidence. Elle apprécie les slogans qui, parfois avec humour, expliquent comment améliorer son existence en achetant tel ou tel produit et qui, à titre incitatif, n’hésitent pas à mettre en avant des clones de Marilyn ou de Rita. C’est dans ce contexte que l’artiste propose une série de pin-up que ne renieront pas les amateurs de bande dessinées et de Pop Art.
Patrick BETAILLE, octobre 2016

À la surprise générale, l’artiste qui n’a écrit qu’un livre vient de se voir décerner le prix Nobel de Littérature ″ for having created new poetic expressions within the great American song tradition ″. D’un côté il y a ceux qui considèrent Robert Zimmerman en tant qu’ immense artiste, poète incontesté et génie littéraire. De l’autre sont les allergiques (j’ai des noms…) aux choix musicaux de Dylan, à sa voix nasillarde et à son look de ménestrel improbable. Et puis il y a les autres. Ceux qui se souviennent qu’en 1953, Churchill a reçu la même récompense pour ses ″brillants talents oratoires″… Ceux aussi qui fuient la polémique et le débat intellectuel pour s’attarder sur l’engagement politique et social d’un ″ Zimm ″ devenu le porte drapeau d’une génération excédée par les injustices, les guerres et le conservatisme. Ceux enfin qui préfèrent se focaliser sur les textes de ″ Protests Songs ″ telles que ″ Masters of wa r″ parue en 1963 et, hélas, plus que jamais d’actualité:
″…Vous, maîtres de guerres, je veux que vous sachiez que je vois au travers de vos masques. Vous qui n’avez jamais fait que construire pour détruire, vous vous amusez avec le monde comme si c’était l’un de vos jouets. Vous mentez en voulant nous faire croire qu’une guerre ne peut que se gagner. Vous faites en sorte que les autres tirent les premiers et vous attendez. Planqués dans vos manoirs vous comptez les morts, alors que le sang des jeunes victimes coule encore en se mêlant à la boue. Vous avez généré la plus terrible peur qui puisse exister, celle de mettre des enfants au monde. Vous qui menacez le bébé qui n’est pas encore né ne méritez pas le sang qui coule dans vos veines. Pensez vous qu’avec votre argent vous pourrez vous offrir le pardon? Vous aurez la réponse quand votre mort se présentera au péage…″
[Extrait]: Le 28 mars 1973, deux ans après Led Zeppelin IV, l’équipage du dirigeable sort Houses of the Holy. Ce cinquième album est aussi le premier à posséder un titre, visible seulement sur la partie interne de la pochette pour laquelle Page et sa bande font appel à Storm Thorgerson. Après un premier projet rejeté, Hipgnosis met en œuvre un concept basé sur un roman de Science Fiction d’Arthur C. Clarke: Childhood’s End (Les Enfants d’Icare)… Aubrey Powell, photographe de l’agence, se rend en Irlande sur la célèbre Giant’s Causeway (la Chaussée des Géants) et réalise plusieurs clichés d’enfants préalablement sélectionnés sur casting. Les photos de Stephan et Samantha Gates sont réalisées en noir et blanc pour être imprimées et faire l’objet de collages. Un problème de teinte au moment de la post production se traduit par un résultat inattendu et saisissant qui, artistiquement parlant, fait l’unanimité chez Led Zeppelin. A contrario et dès les premiers jours le design s’attire les foudres de la bien-pensance, plus particulièrement dans certains états du sud des États Unis. Histoire de calmer les ardeurs des réfractaires, la maison de disques Atlantic édite le disque doté d’un sticker masquant les fesses des gosses qui figurent au premier plan. En 2003 le packaging de l’album sera classé à la 6ème place des 50 plus belles pochettes.
Patrick BETAILLE, octobre 2016
In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art
Il n’aura fallu à Blues Pills que deux ans pour s’installer aux premières loges de la scène rock tendance 70’s revival et en devenir l’un des fleurons. Après un premier essai remarquable et éponyme sorti en 2014, le quatuor revient avec un deuxième album qui tente le pari risqué de l’évolution en s’éloignant des standards bluesy. Désormais les synthés ont fait leur apparition et les arrangements vocaux deviennent quasi omniprésents, confirmant par là même les capacités exceptionnelles de Elin Larsson. Reste que les fans de la première heure risquent d’être déçu de ne pas retrouver l’influence de Big Brother & the holding company ou des Bell Rays; d’autant plus déçus que la guitare de l’excellent Dorian Sorriaux de retrouve reléguée au second plan dans ce nouvel opus. Le talentueux frenchie est pourtant bien là! Il s’exprime à merveille sur ″Lady in Gold″, ″Burned out″ ou ″Gone so long″ qu’il conclut par un superbe solo. Au final, mis à part un ″I felt a change″ dont même Adele ne voudrait pas, avec ce Lady in gold, Blues Pills passe du Heavy Rock bluesy au Rythm & Blues psychédélique. Le changement de cap est plutôt bien assuré et la production ne sacrifie rien à la qualité et à la puissance brute du combo. Musique: Lady in Gold!
Patrick BETAILLE, octobre 2016