Deep Purple – Splat!

 

Pour un groupe qui a vendu plus de 130 millions d’albums dans le monde et influencé des générations de musiciens, il ne restait plus grand-chose à prouver. Pourtant, après avoir contribué à définir les codes du hard rock, Deep Purple répond toujours présent sans avoir rien perdu de son ambition et de son énergie. Bien ou mal, de Now What?! à =1 en passant par The inFinite, Whoosh! et Turning To Crime, la formation a connu l’une des périodes de fin de carrière les plus prolifiques. Sans évoquer un retour aux sources, ce vingt-quatrième album studio affiche une intention sincère de renouer avec la puissance et l’intensité. Splat! n’est pas un monument commémoratif. Le disque ronronne et baigne dans un équilibre subtil entre détermination, groove et impact. Sans réelle surprise, les clins d’œil aux années 70 existent. Pour autant, pas de quoi faire oublier In Rock ou Machine Head. Mais est-ce le but? Reste qu’à l’écoute des 13 titres on assiste à de belles passes d’armes dignes de Space Truckin’ ou Highway Star. Difficile de faire autrement quand on s’appelle Deep Purple. C’est génétique et, en ce sens, le noyau dur Gillian/Glover/Paice fait preuve d’un rendement efficace. Désormais, Simon McBride n’est plus le remplaçant de Steve Morse. Virtuose, il occupe une place prépondérante et, avec Don Airey aux claviers, il insuffle au quintet cette belle dynamique qui imprègne tout l’album.


Bien que l’honnête Splat! (très bien produit par Bob Ezrin) sonne comme le témoignage d’une envie qui fait plaisir à entendre, on aurait aimé un plus de prise de risques de la part de Deep Purple Mark IX.


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Deep Purple – Hush

 

[Extrait]: Parmi les titres de Shades of Deep Purple, le premier album du groupe de hard rock britannique, figurent trois reprises dont Hush, une composition de Joe South (Cf Billy Joe Royal – Hush). Publié en même temps que le LP en juillet 1968, le single connaît un succès foudroyant aux Etats-Unis, grâce notamment à l’ambiance musicale à la fois pop et heavy élaborée à l’orgue par John Lord. Ce dernier qui était alors fasciné par le style et du son de Vanilla Fudge déclarait :  » J’ai commencé à faire ces trucs déjantés à l’orgue avec The Artwood et St. Valentine’s Day Massacre, mes groupes précédents. J’ai joué cette partition comme avec des congas. Le rythme de Hush ressemble plutôt à une samba. »
La chanson est l’une des préférées des fans. Mais Ian Gillan venu remplacer Rod Evans en 1969 ne voulait l’interpréter durant les concerts avec le Mark II de Deep Purple. Il a fallu attendre l’arrivée du guitariste Steve Morse en 1994 pour qu’elle soit intégrée dans les setlists…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈


 

Deep Purple – In Rock

 

[Extrait]: En juin 1969, Jon Lord, Ian Paice et Ritchie Blackmore louent un petit local de répétition à Londres. Ils sont rejoints par Ian Gillan (chant) et Roger Glover (basse), désignés à remplacer Rod Evans et Nick Simper. C’est l’avènement de Deep Purple Mark II et un nouvel album est en préparation…

In Rock sortira en juin 70 et posera les bases d’un nouveau genre musical: le hard rock. Mais préalablement et une fois le titre choisi il convient décider du cover art du quatrième album du Pourpre. Tony Edwards, le manager du moment, propose l’idée qui sera retenue:  reproduire le mont Rushmore en remplaçant les têtes présidentielles américaines par celles des musiciens. C’est à l’agence londonienne Nesbit, Phipps & Froome qu’est confiée la mise en œuvre du projet. Une fois sélectionnés, les clichés sont découpés et collés sur un agrandissement de la photo de la sculpture en granite. À l’époque les outils de retouche numérique n’existent pas, le montage est donc entièrement réalisé à la main. Idem pour le lettrage. Incapables de trouver une police de caractères originale et représentative, les designers créent de toutes pièces une typographie qu’ils mettent en valeur sur un fond uni bleu. Plus simple, l’intérieur se contente d’héberger paroles et photos des musiciens, le tout en noir et blanc. Nesbit, Phipps & Froome fera deux autres illustrations pour le groupe : Burn en 1974 et la compilation 24 Carat Purple en 75…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


 

Deep Purple – La Saga du Plagiat

Deep Purple, Child in time plagiarism

 

Certes dans une mesure moindre comparé à Led Zeppelin mais l’on est en droit de se poser quelques questions quant aux plagiats révélés par l’écoute attentive de certains morceaux de Deep Purple.

  • Lazy. Un des temps forts de l’album Machine Head (1972) semble venir tout droit de chez John Mayall & the Bluebreakers. Clapton adapte un titre déjà emprunté à Memphis Slim, Steppin’ Out.
  • Smoke on the water. Également sur la track list de Machine Head. Reconnaissable entre tous, le riff désormais légendaire avait en 1966 des accents de Bossa Nova sur un titre d’Astrud Gilberto: Maria Quiet.
  • Fireball. Tiré de l’album du même nom publié en 1971. Quasiment un copié/collé du cinquième titre de l’unique album des canadiens de Warpig: Rock Star
  • Black Night. Le titre sort en single en juin 1970 pour promouvoir l’album In Rock. Visiblement le riff a été emprunté à la version Ricky Nelson de Summertime .
  • Child in time. It’s a Beautiful Day est une formation qui gravite dans la sphère hippie du Grateful Dead et Jefferson Airplane. Deep Purple a l’occasion de les entendre et John Lord est totalement fasciné par le potentiel de l’un des morceaux de l’album éponyme sorti en 1969.  La bande à Ritchie Blackmore se livre alors à une refonte du titre au départ purement instrumental. Des textes forts dénonçant par métaphores l’absurdité et les ravages des guerres sont ajoutés et portés par la voix d’un Ian Gillan surpuissant au sommet de sa forme.  Dès sa publication, Child in time goûte au succès énorme que ne connaitra jamais la version  de Bombay Calling.