Jayler – Voices Unheard

 

Tout commence dans les West Midlands en 2021, lorsque James Bartholomew (chant) et Tyler Arrowsmith (guitare) se rencontrent. Au constat d’une appétence commune pour le classic rock, les deux musiciens décident de se lancer dans l’aventure. Ils fondent Jayler en s’adjoignant les services de Ed Evans (batterie) et de Ricky Hodgkiss (basse/claviers).  Après un EP prometteur de six titres paru en 2023 et de nombreux concerts, le quatuor vient de confirmer son intention de raviver la flamme de l’âge d’or du rock en publiant Voices Unheard, leur premier LP.
Dès la première écoute, l’évidence est palpable. Les britanniques ont été biberonnés au blues et au rock des seventies portés par Humble Pie, Aerosmith ou Led Zeppelin. Tempos, riffs, sonorités, tout est là pour remettre sur l’ouvrage le hard rock à l’ancienne. Même le look! En effet, à y regarder de près, James Bartholomew a la dégaine de Robert Plant jeune. Même si certains plans de guitare, envolées vocales, intonations ou structures évoquent immédiatement leurs influences, le quatuor évite soigneusement le piège qui consiste à se réfugier dans l’ombre du dirigeable.
Down Below et son intro bluesy à l’harmonica illustre parfaitement une approche qui laisse une place de choix pour une montée en puissance que vient confirmer un Riverboat Queen boosté à la slide de Tyler Arrowsmith. Groove discret mais redoutable de Need Your Love et des très classiques, The Getaway et Hate to See I End qui s’appuient sur une immédiateté mélodique et chaleureuse. L’album fonctionne aussi grâce à ses contrastes. Bittersweet ralentit la cadence avec une approche plus folk acoustique qui dévoile une autre facette du groupe. Over The Mountain, Alectrona et Lovemaker: attaques, certes sans surprise, qui s’achèvent en frénésies électriques. Moins évident, The Rinsk ferme le ban en multipliant les ambiances et laisse entendre que l’originalité est également au rendez-vous.


Avec Voices Unheard, Jayler ne bouleverse pas les codes, mais signe un album de hard blues rock réjouissant. Exactement ce dont le rock classique a besoin aujourd’hui: de groupes capables de redonner envie d’y croire. Ce qu’à oublié Greta Van Fleet.


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