
Bienvenue sur le Creole Queen pour une escale à la Nouvelle-Orléans. À la clef, une visite guidée de ces quartiers, qui, à la nuit tombée résonnent des accents d’une musique indie efficace et sincère. On trouve de nombreux groupes de blues sur les rives du Mississipi et à n’en pas douter Leopard Hounds semble s’imposer en tant que digne représentant de l’énergie nocturne suintant de ″ Big Easy ″. Avec Too Hot For Snakes, le quatuor propose un blues porté par des guitares flamboyantes, des rythmes hypnotiques et une voix culotée au rye whisky. En seulement 35 minutes, l’album nous plonge dans l’ambiance enfumée d’un bouge dans lequel on ne serait pas surpris de voir débarquer le fantôme de John Lee Hooker venu payer sa tournée. Jaw Flappin’, Crawl, Bywater Train, Bone Time et Leopard Hound, des titres représentatifs des intentions et de la personnalité du groupe.
Avec une aisance décontractée mais sans jamais tomber dans la facilité, ces néo-orléanais installent un groove moite au cœur d’une musique indéniablement trop chaude pour les serpents.