Début des années 80. Au cours d’une soirée bien arrosée, Michael Anthony et son technicien Kevin Dugan décident de créer un instrument unique à la gloire du Jack Daniel’s dont ils sont à l’époque des consommateurs assidus. Conçue à l’origine pour le fun, cette basse est assemblée par les deux compères (aidés par Dave Jellison, le bassiste de Ratt) à partir d’un morceau de contreplaqué découpé à la forme de la dive bouteille, d’un manche de récupération, de mécaniques Kramer et de micros intégrés dans le chevalet. Le prototype fait sa première apparition dans le clip Panama tourné à Philadelphie. Sur scène, la Old No. 7 est désormais associée au jeu tonitruant d’Antony qui, à l’occasion, biberonne le Jack à la santé du public. Le succès est tel que la marque de Lynchburg envisage une action en justice pour utilisation abusive de son visuel. Finalement, en réalisant l’impact généré par une publicité gratuite monumentale, Jack Daniel’s revoit sa copie et accepte d’apporter sa contribution à un nouveau projet.
Le bassiste de Van Halen décide donc de faire appel à Jim O’Connor pour concevoir une version plus élaborée de sa quatre cordes. Pour mettre en œuvre un instrument à la fois confortable, ergonomique et performant, le luthier en question sculpte une caisse en relief, l’associe à un manche traversant en érable et ajoute des micros EMG, un par corde. Quant à la décoration, elle est confiée au californien Dan Lawrence qui reproduit à l’aérographe l’étiquette du Tennessee Whiskey.
Le tout premier modèle est exposé au Rock and Roll Hall of Fame de Cleveland. Une deuxième version, fabriquée à partir du prototype par James Tyler Guitars , fait partie de la collection privée du musicien.
