Muddy Waters – Fender Telecaster: The Hoss

© Photo: Paul Natkin

 

Lorsqu’en 1943 McKinley Morganfield quitte le Mississippi pour Chicago, c’est avec une guitare acoustique Silvertone qu’il commence à jouer dans les rues et les petits clubs. Là bas, il se fait connaitre sous le nom de Muddy Waters et réalise très vite que pour être entendu il doit passer à l’électrique. Il choisit donc une Gretsch, celle que l’on peut entendre sur Rolling Stone. En 1952, Muddy prend une Gibson Les Paul Gold Top avec laquelle il enregistre Got My Mojo Working, Baby Please Don’t Go et I’m Your Hoochie Coochie Man.
En 1957 il achète une Télécaster blanche avec manche en érable. The Hoss (traduction: La Patronne), c’est ainsi que le bluesman l’appelle en 1961 après l’avoir faite repeindre en rouge pomme. Il opte aussi pour un manche plus large doté d’une touche en palissandre et remplace les deux potentiomètres d’origine par ceux provenant d’un ampli Fender. Bien qu’ayant également utilisé une Gibson SG Junior et une Guild Thunderbird, la Telecaster est restée l’instrument préféré qu’il utilisera sur scène et en studio sur l’album Fathers and Sons, sorti en 1969 chez Chess Records et sur Hard Again, l’album de son grand retour produit en 1977 par Johnny Winter qui profitera de l’occasion pour vociférer sur Mannih Boy.


En 1987, le père du blues électrique a été intronisé au Rock & Roll Hall of Fame par Paul Butterfield. Occasion au cours de laquelle la succession de Muddy Waters à offert The Hoss au musée de Cleveland dans l’Ohio.


 

Don Wilson – The London Howlin’ Wolf Sessions

 

[Extrait]: Fillmore Auditorium. Après un concert réunissant The Paul Butterfield Blues Band, Electric Flag et Cream, Norman Dayron – alors producteur chez Chess Records – propose à Mike Bloomfield et Eric Clapton d’organiser une session d’enregistrements avec Chester Burnett, alias Howlin’ Wolf. Clapton, séduit par une telle opportunité, se charge de coordonner l’événement en Angleterre et convainc Ian Stewart, Bill Wyman, et Charlie Watts d’adhérer au projet (Steve Winwood participera aux overdubs). Entre le 2 et le 7 mai 1970, tout ce beau monde se retrouve à l’Olympic Studio de Londres et y enregistre un régal incontestable pour tout amateur de blues : The London Howlin’ Wolf Sessions, publié en août 1971. Aussi brillant que le contenu, le contenant est dessiné par l’artiste Don Wilson, celui là même qui en 1961 illustra le Fathers and Sons de Muddy Waters en s’inspirant de La Création d’Adam de Michel-Ange…

 


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Muddy Waters – Bottleneck

© Photo Bill Steber
 
 

[Muddy waters]: ″ I stone got crazy when I saw somebody run down them strings with a bottleneck. My eyes lit up like a Christmas tree and I said that I had to learn –  Je suis devenu dingue quand j’ai vu quelqu’un faire glisser un bottleneck sur les cordes. Mes yeux se sont illuminés comme un sapin de Noël. Je me suis dit qu’il fallait que j’apprenne ″