Jeremy Worst – Pin-Up distillées

© Jeremy Worst

 

Du Jack’ et des fem’ c’est ça qui l’rend heureux! Des études au sein de l’ Art Institute d’Atlanta. Une dizaine d’années d’expression artistique dans divers domaines, y compris le tatouage. Aujourd’hui, Jeremy Worst se considère lui même en tant qu’artiste immédiat. Il aime à peindre des toiles de grandes dimensions qu’il réalise à l’acrylique et qui lui demandent de 6 à 10 heures de travail. Depuis trois ans ce peintre se consacre quasi exclusivement à l’anatomie féminine associée de près ou de loin à la consommation d’eau de feu. Les femmes, il les aime avec des formes généreuses, et l’alcool, exception faite de la bière, se doit de titrer plus de 40° avec une préférence prononcée pour le whisky en général et le Jack Daniel’s en particulier. Visiblement le peintre apprécie aussi Jimmy Hendrix. Franchement?! Jeremy Worst, y’a pire!

Patrick BETAILLE, avril 2015

Michèle Cigolini – Peinture sur Guitare

 

Depuis qu’elle est sortie des Beaux Arts, cette Lyonnaise des Os exerce ses talents de peintre au sein de la communauté motarde. Son truc à elle ce sont, entre autres, les bones et skulls, dont elle orne à la demande les customs et choppers (essentiellement Harley Davidson) de clients adeptes de customisation; Freeway l’a d’ailleurs élue peintre de la décennie pour l’ensemble de son œuvre. De temps à autres Michèle Cigolini aime à changer de support et ce sont alors les guitares qui se voient parées de motifs polyuréthanés et aérographiés. A ce titre, en 2013, l’artiste a personnalisé deux guitares que Fender a offert au H.O.G. France pour une mise en vente au bénéfice de l’association de Patrick Baudry, Enfants Cancers Santé.

 

Van Dyke Parks – Songs Cycled

 

[Extrait]: Connu pour ses collaboration avec les Beach Boys (Smile en 1967) Ry Cooder, Alro Guithrie et Lowell George ; connu également pour des musiques de film telles que celle de Company de R. Altman en 2003, Van Dyke Parks revient en 2013 avec un disque pour le moins atypique.  L’album consiste en un judicieux amalgame de 12 titres relevant soit de matériel déjà diffusé sous forme de singles, soit de réarrangements d’anciennes compostions. Les styles et les idées s’y bousculent. L’accordéon y côtoie la guitare électrique et les cuivres flirtent de façon éhontée avec les percussions ou la mandoline faisant de Songs Cycled une œuvre digne d’une Americana baroque ou déjantée pas toujours facile à comprendre mais habilement orchestrée  et donc jubilatoire. Jubilatoire également le Cover Art de cet album qui est l’œuvre de R. Kenton Nelson dont l’ évocation de la civilisation Américaine n’est pas sans rappeler l’approche d’un Edward Hopper à ceci près qu’ici la technique consiste en une peinture à l’huile sur laquelle est appliqué un lissage subtil obtenu par sablage. Il faut s’en convaincre, l’union de ces deux talents que représente Songs Cycled n’est ni plus ni moins qu’une bouffée d’oxygène bienfaitrice.

 

© Peintures de R. Kenton Nelson
Patrick BETAILLE, septembre 2013
 

L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈