Nik Purdy est un artiste peintre irlandais reconnu pour ses œuvres qui captivent le public du monde entier depuis plus de 35 ans. Ses créations, commandées par des institutions publiques et privées, témoignent de sa vision artistique et de son talent exceptionnel pour métamorphoser les espaces. En 2022, c’est au street artiste que le Conseil du comté de Donegal fait appel pour un hommage à Rory Gallagher (1948-1995) lors de l’International Tribute Festival qui a lieu tous les ans à Ballyshannon, au nord ouest de l’Irlande. La fresque murale à l’effigie de Rory a été peinte dans le quartier de Bridgend, en haut de la rue où Rory a d’abord vécu avec ses parents, Danny et Monica. Magnifique témoignage posthume en l’honneur de cet exceptionnel musicien qui, localement, a donné son nom à une place, un centre culturel. Depuis 2010, ″ Follow Me ″ – une statue en bronze grandeur nature à la gloire du guitariste irlandais – trône en centre-ville.
Si l’on remonte dans la carrière de cette chanteuse exceptionnelle et pour peu que l’on ait eu la chance de tomber sur son Live in Paradiso, l’on sait déjà qu’en 2004 Beth Hart faisait déjà vibrer la petite salle de concerts d’Amsterdam au son d’une version incendiaire du Whole Lotta Love de qui vous savez. Il y a donc longtemps que l’ombre du dirigeable plane au dessus de la tête de l’américaine qui, d’albums solos en collaborations scéniques somptueuses avec Jeff Beck, Slash et bien sûr Joe Bonamassa, n’en finit pas de prendre des risques pour afficher avec un énorme talent son amour pour la pop classieuse, le rock high energy et le blues viscéral. Mais là, pour s’attaquer à un tel répertoire, faut quand même en avoir dans le futal! Surtout quand l’on a plus rien à prouver et que sonne l’heure d’un hommage prétexte à une explosion de fureur trop longtemps bridée par une pandémie frustrante. N’est pas Robert Plant qui veut [N’est-ce pas Josh Kiszka? – NDLR] et encore moins Led Zeppelin au complet [N’est-ce Greta Van Fleet? – NDLR]. Car c’est bien de reprises dont il s’agit. Beth Hart n’est pas une débutante et elle a bien compris que pour respecter l’héritage il fallait absolument laisser s’exprimer sa personnalité et se faire accompagner de musiciens capables de ne pas passer pour un vulgaire tribute band. Pour l’occasion ce sont Tim Pierce (Bruce Springsteen, Tina Turner) à la guitare, Chris Chaney (Rob Zombie, Slash) à la basse, Jamie Muhoberac (Bob Dylan, Rolling Stones) aux claviers, et Matt Laug ( Alice Cooper) à la batterie. Tout ce beau monde supervisé et orchestré par Rob Cavallo, en son temps producteur de Green Day et Linkin Park. Résultat, un disque de neuf reprises majestueusement exécutées et mises en valeur par cette voix à la fois rocailleuse et soul, source d’un véritable tourbillon émotionnel qui va vous faire saigner les oreilles. Whole Lotta Love, Kashmir, The Crunge, Black Dog, Good Times Bad Times, Stairway To Heaven bien sûr, sans passer sous silence les medleys Dancing Days/When The Levee Breaks et No Quarter/Babe I’m Gonna Leave You Now, tout fonctionne à merveille. Un régal!
Vous savez quoi? J’aimerais bien savoir ce qu’en pensent Robert, Jimmy et John Paul, eux qui en 2012, lors des Kennedy Honnors, s’étaient levés pour ovationner Beth à la fin de son interprétation de I’d Rather Go blind (avec Jeff Beck) en hommage à Buddy Guy. La preuve!
Certes, la parodie de la jaquette du POWERAGE d’AC/DC pourrait donner envie à un cul de jatte de prendre ses jambes à son cou. Surtout pas! Tout est dans le titre. Contre toute attente, le maître incontesté du Gipsy Blues se livre à un exercice quelque peu inattendu. Le guitariste américain nous offre une relecture blues de la puissance de feu du combo australien et il offre à son interprétation acoustique des arpèges, de la slide, du Jazz et même parfois des accents hispanisants. La superposition de sa voix chaude façon Tom Waits à jeun, parfois accompagnée de chœurs féminins, de tambourin, de mandoline ou de violon, ajoute du feeling et du sublime à l’intensité de son jeu de guitare. Fallait oser! L’album s’ouvre sur un Hells bells superbement métamorphosé et se termine par un Ride On aux accents gospel. Entre les deux? Rock’n’roll damnation, Girls got rhythm, une sublime version jazzy de Have a drink on me, et unYou shook me all night long en version ballade brumeuse. Et puis il y a Beatin’ around the Bush, It’s a long way to the top, Sin city, Kicked in the teeth et bien sûr un Whole lotta Rosie survitaminé. Ce disque est une gageure incroyable, une énorme surprise, une bouffée d’air pur et une baffe dans la gueule qui prouve si besoin en était que Eric McFadden est un fabuleux guitariste au mieux de sa forme quand il assène le blue grass déjanté et techniquement époustouflant de Beatin’ around the bush!