
Seulement trois ans après ses débuts, le trio féminin de hard rock suédois, The Gems, présente son deuxième album: Year Of The Snake. Composée par les ex-Thundermother Guernica Mancini au chant, Mona Lindgren (guitare, basse) et Emlee Johansson à la batterie, la formation continue sur sa lancée avec 14 nouveaux titres composés en 2025.
Après Walls, une introduction presque a capella, l’album démarre pied au plancher avec The Year of the Snake qui met d’emblée en lumière les atouts majeurs du groupe : puissance de la voix, riffs incisifs et rythmique percutante. Avec Gravity, les filles jouent la carte pop colorée destinée aux radios. Groove impeccable pour Diamond in the Rough. Invitation à un retour vers les années 80 avec Live And Let Go au refrain typé arena rock, Cloud Chaser en mode Joan Jett, Hot Bait teinté ZZ Top et un Forgive & Forget qui ralentit le tempo pour la ballade de rigueur. La seconde partie de l’album maintient le tempo. Le percutant Go Along To Get Along, l’entraînant Math Ain’t Mathing et le puissant Firebird confirment l’autorité du trio. Stars et Buckle up mettent en valeur le sens du solo parfaitement maîtrisé de Lindgren. Happy Water et sa virulence quasi punk apporte une conclusion explosive en démontrant tout un savoir-faire fondé sur une cadence soutenue, des riffs catchy et la voix maitrisée de Guernica.
Si l’on veut être honnête, The Gems n’est pas encore le groupe incontournable d’un heavy rock que Year Of The Snake ne cherche pas forcément à réinventer. Mais ce que l’album fait, il le fait bien et ça fonctionne. Certains morceaux marquent plus que d’autres, mais l’ensemble reste solide et fun.