Alberto Vargas – Pin-Up en 33 tours

© Alberto Vargas

 

[Extrait]: Joaquin Alberto Vargas y Chávez devient célèbre dans les années 40 grâce à la publication dans Esquire Magazine de dessins de femmes peu, mais élégamment, vêtues et dotées de proportions idéales. Celles que l’on appelle déjà les ″Vargas Girls″ deviennent pendant la Seconde guerre mondiale une source d’inspiration dans le domaine du Nose Art. Dans les années 60 Playboy Magazine commence a publier le travail de l’artiste qui  connaît dès lors un succès sans précédent, l’amenant à devenir le maître incontesté de l’aquarelle et de l’aérographe appliqués aux Pin-Up. Vargas cesse de peindre à la mort de sa femme en 1974. Les seules œuvres qu’il réalise avant de mourir en 1982 sont des illustrations pour des disques de The Cars (Candy-O en 1979) et de Bernadette Peters (Now Playing en 1981).

 

© Alberto Vargas

L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Guns’ N’ Roses – Appetite for Destruction!

Guns'N'Roses censure Appetite for Destruction

[Extrait]: A l’origine la jaquette du premier LP des F*** Guns and  F*** Roses représente une œuvre du peintre californien Robert Williams. Cet artiste Underground prospère dans le Zap Comix, mouvement au sein duquel il collabore notamment avec Robert Crumb. Non-conformiste et anti-establishment il développe un genre nouveau d’imagerie psychédélique urbaine imprégnée du culte de la technologie, de celui de l’anti Héro et de cinéma apocalyptique. C’est de ce mouvement qu’est extrait ce ″Appetite for Destruction″ qui illustre le disque marquant définitivement le monde du Hard Rock à la fin des années 80. La peinture  en question qui date de 1978 représente un robot violeur sur le point d’être châtié par un Metal Avenger. A sa sortie en 1987 l’album suscite la polémique. Devant la frilosité de certaines enseignes pour distribuer le disque aux USA Geffen décide de revoir sa copie et remplace la jaquette en question par une image caricaturale des membres du groupe. Sur fond noir on y voit sur une croix les crânes d’Izzy Stradlin ,Steven Adler,Axl Rose, Duff McKagan et Slash, le tout orné de bannières affichant nom du groupe et titre de l’album. Le concept mis en œuvre par  Billy White Jr  est tiré d’un tatouage qu’ Axl Rose arbore sur l’avant bras droit. Quant au disque lui même c’est un baril de poudre! Les thèmes abordés sont bien plus violents et malsains que la pochette incriminée. En sus des classiques ″Sex, Drugs et Rock’n’roll″ il est question tout au long des pistes de peurs, de violence, de destruction et de colères…

La suite on la connaît. Première place des ventes aux US, 18 fois disque de platine et meilleur score des ventes pour un premier album avec 18 millions d’exemplaires… So! Let’s go to Paradise City!

Patrick BETAILLE, novembre 2014


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King Crimson – In the Court of the Crimson King

 

[Extrait:] Acte absolu et définitif du groupe anglais King Crimson, In the Court of the Crimson King (sous-titré An Observation by King Crimson) est publié en octobre 1969. C’est l’un des albums de rock progressif les plus audacieux et les plus influents jamais enregistrés par quiconque. Cette œuvre fait littéralement voler en éclats les courants musicaux du moment. À l’époque, Robert Fripp, Michael Giles, Greg Lake, Ian McDonald et Peter Sinfield mettent fin à une rivalité puérile entre certaines formations comme les Moody Blues et The Nice. Considéré comme le code fondateur de la musique progressive, ce premier album repousse les limites du rock en teintant de fusion un subtil mélange de jazz et de musique classique. Pete Townsend parle alors de ″ chef d’œuvre de l’étrange ″. Puissantes et concises, féroces et sombres mais aussi irrésistibles ou dérangeantes, les compositions sont à l’image du packaging. L’artwork résulte du travail d’un jeune informaticien anglais qui consacre une partie de ses loisirs à la peinture et réalise ce portrait tourmenté de l’homme schizoïde du vingtième siècle. Étonnante et remarquable, la pochette a eu une influence primordiale sur les ventes. Le public, intrigué et conquis par l’originalité puissante et attractive de l’image, achète le disque parfois même sans se préoccuper de savoir ce qu’il contient. Son auteur, Barry Godber n’aura malheureusement pas l’occasion de réitérer ce magistral coup de maître car il meurt à l’âge de 24 ans. Un an après le lancement de In the Court of the Crimson King.


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Joe Bonamassa – Different Shades of Blue

Joe Bonamassa. Differnet Shades of BlueOn ne présente plus l’ américain, prodige du Blues qui est à lui seul le représentant émérite d’un renouveau qui l’a propulsé à un niveau de popularité rarement atteint dans un domaine sensé être en voie d’extinction. Revoilà donc Joe Bonamassa qui n’avait pas sorti d’album studio strictement personnel depuis l’excellent ”Dust Bowl” en 2011. Sans surprise majeure pour ce qui concerne la teneur et l’ambiance, ”Different Shade of Blue” vient étayer le talent et la boulimie multi directionnelle d’un artiste pour le moins généreux et surdoué. Dans l’ensemble très bon et très bien soutenu par des musiciens talentueux, l’album ouvre  sur un hommage à Hendrix et s’achève sur une ballade ennuyeuse dont on se serait facilement passé. Heureusement il contient aussi un ”oh beautiful” qui n’est pas sans rappeler ”Black Dog” de Zeppelin et livre de grands moments comme l’impétueux ”Living on the Moon” ou le torride ”Heartache Follows Wherever I Go” qui regorgent de cuivres que Joe a ramené de ses dernières collaborations avec Beth Hart. Reste un mystère. Celui de la pochette de l’album qui n’est pas sans rappeler l’image de Roland Free battant le record de vitesse à Bonneville Salt Flats en Septembre 1948. Une idée? Je suis preneur car, à part les nuances de bleu, je ne vois pas!

Patrick BETAILLE, novembre 2014

Dominique Tarlé – Like a Rolling Stone

Dominique Tarlé Exile

 

L’ impôt a parfois des effets inattendus, surtout lorsqu’il s’agit de l’exil fiscal qu’il génère. 1971, après la sortie de Sticky Fingers, les Rolling Stones, escroqués par leur manager et menacés par le fisc anglais se barrent dans le sud de la France. Dans une villa louée à Villefranche sur Mer ils installent musiciens, studio mobile, femmes, enfants et tout ce dont ils ont besoin pour enregistrer leur prochain album. Le résultat de cet isolement forcé c’est un double album,  Exile on Main St, considéré aujourd’hui comme un classique du rock et l’un des meilleurs albums des Stones. Pendant son séjour doré la bande à Jagger  invite également quelques potes ou proches. Dominique Tarlé, photographe engagé volontaire du Rock, en fait partie. Il connaît bien le groupe qu’il suit déjà depuis quelques temps et accepte donc de consacrer une journée à shooter les gitans du Rock dans ce nouvel environnement. Il reste finalement 6 mois dans la Villa Nellcôte où, armé de ses objectifs, il immortalise le quotidien des mauvais garçons en plein trip sex, drugs and rock’n’roll. Exile, le livre des Editions Genesis, sort en 2001. Les 1740 exemplaires sont épuisés en quelques jours. Quant à la somptueuse version Luxe signée par Dominique Tarlé et Mick Taylor,  tirée seulement à 260 copies je vous laisse deviner.  Que faire pour contempler les quelques 280 tirages historiques – presque tous en noir et blanc – sinon attendre une hypothétique réédition? Ben rien! Sauf partir en quête du Graal sur le net après avoir cassé la tirelire ou se contenter de ce que quelques sites sérieux et documentés mettent à disposition. Ici par exemple!