Slash – Gibson EDS-1275 Doubleneck

Slash knockin' on Heaven's doorLa Gibson EDS-1275 doit essentiellement sa notoriété à Jimmy Page et son modèle de 1968 en version Cherry utilisé sur scène pour certains morceaux comme The Song Remains The SameThe Rain Song et surtout Stairway to Heaven qui désormais appartient à l’histoire. Autres temps, autres mœurs avec Guns N’ Roses et Slash, lui aussi fan de Gibson Les Paul, et prêt à s’essayer à la désormais emblématique double manche. Le guitariste recherchait impérativement un modèle noir, plus rare à l’époque. Bingo! En 1990 il fait l’acquisition d’une Gibson 1966 EDS-1275 Doubleneck qu’il adopte définitivement lors des concerts du Use Your Illusion Tour et qu’il sublime lors de l’interprétation de la reprise de Knockin’ on Heaven’s Door de Dylan. C’est cette pièce de collection que le Gibson Custom Shop recrée aujourd’hui en édition limitée à 125 exemplaires labellisés Aged Ebony. Techniquement le corps de l’instrument est réalisé à partir d’une seule pièce d’acajou massif et les deux manches collés affichent un profil en ″C″ doté de touches palissandre. Slash lui même précise que le câblage a été revu pour que les boutons de volume soient vers l’avant et ceux de tonalité vers l’arrière, ce qui n’était pas le cas avec l’édition originale. Plus étonnant encore, vintage oblige, la guitare est vieillie via l’ajout de craquelures au niveau du vernis et de quelques pocs disséminés et exécutés ici et là à la mimine pour attester d’un vrai/faux ou faux/vrai usage intensif (!). Chacun des 125 exemplaires sera donc légèrement différent des autres. En bon commercial, Slash précise aussi que le premier prototype qu’il a testé sonne mieux que son originale de 1966 (!). Tout ça vaut bien une tit’ signature apposée de la main du maître sur chaque exemplaire de cette Gibson Custom Shop Slash 1966 EDS-1275 Doubleneck qui sera disponible à partir du 1er octobre 2019 avec son étui vintage, sa sangle Slash Custom et bien sûr son certificat d’authenticité. 11.000$ pour pouvoir frapper à la porte du Paradis! De là à ce que la porte en question s’ouvre, c’est une autre histoire… Détails et Specs: Gibson Guitars.

Patrick BETAILLE, septembre 2019

 

Guns’ N’ Roses – Appetite for Destruction!

Guns'N'Roses censure Appetite for Destruction

A l’origine la jaquette du premier LP des F*** Guns and  F*** Roses représente une oeuvre du peintre californien Robert Williams. Cet artiste Underground prospère dans le Zap Comix, mouvement au sein duquel il collabore notamment avec Robert Crumb. Non-conformiste et anti-establishment il développe un genre nouveau d’imagerie psychédélique urbaine imprégnée du culte de la technologie, de celui de l’anti Héro et de cinéma apocalyptique. C’est de ce mouvement qu’est extrait ce ″Appetite for Destruction″ qui illustre le disque marquant définitivement le monde du Hard Rock à la fin des années 80. La peinture  en question qui date de 1978 représente un robot violeur sur le point d’être châtié par un Metal Avenger. A sa sortie en 1987 l’album suscite la polémique. Devant la frilosité de certaines enseignes pour distribuer le disque aux USA Geffen décide de revoir sa copie et remplace la jaquette en question par une image caricaturale des membres du groupe. Sur fond noir on y voit sur une croix les crânes d’Izzy Stradlin ,Steven Adler,Axl Rose , Duff McKagan et Slash, le tout orné de bannières affichant nom du groupe et titre de l’album. Le concept mis en oeuvre par  Billy White Jr  est tiré d’un tatouage qu’ Axl Rose arbore sur l’avant bras droit. Quant au disque lui même c’est un baril de poudre! Les thèmes abordés sont bien plus violents et malsains que la pochette incriminée. En sus des classiques ″Sex, Drugs et Rock’n’roll″ il est question tout au long des pistes de peurs, de violence, de destruction et de colères. Musicalement l’enregistrement en mode ″live″ des Guns’ N’ Roses met en avant et comme jamais des guitares aux riffs et solos ravageurs, une rythmique bougrement efficace et un son primal parfaitement illustré par la voix de chat écorché d’Axl Rose. La suite on la connaît. Première place des ventes aux US, 18 fois disque de platine et meilleur score des ventes pour un premier album avec 18 millions d’exemplaires… So! Let’s go to Paradise City!

Patrick BETAILLE, novembre 2014