Nick Pourfard voue une passion profonde pour la musique en général, la guitare en particulier et le skateboard. A 24 ans, cet étudiant en design industriel et menuisier autodidacte a trouvé le moyen de réunir en un seul projet tout ce qui donne du sens à sa vie. A la tête d’une entreprise basée à San Francisco il passe désormais une bonne partie de son temps à réaliser des guitares à partir de skates endommagés qu’il récupère çà et là. Tous les instruments qui sortent de Prisma Guitars sont entièrement fabriqués à la main à partir de planches collées, compressées, découpées et usinées. Le résultat est étonnant. Les traces d’usure et les couleurs multiples font que chaque guitare est unique. Même si Nick compte déjà Steve Harris (le bassiste de Iron Maiden) parmi ses clients, sa production reste abordable. Selon les modèles il faut débourser entre 1000 et 3000 dollars pour jouer du board.
Un pays qui détient le record du monde du nombre d’élus par habitant. Des parlementaires qui s’achètent un appartement avec l’indemnité représentative de frais de mandat. Des passerelles automatiques, sans qualification, vers le métier d’avocat ou d’enseignant. Des postes de préfet sans affectation territoriale. Les frais démesurés de nos ex-présidents. Etc… Salaires exorbitants, exonérations d’impôts, retraites douillettes, cumuls de fonctions, indemnités bidons, absentéisme, passe-droits et autres petits arrangements entre amis, le tout dans le cadre de lois faites sur mesure et que nos élus connaissent sur le bout des doigts puisque ce sont eux qui les font. Philippe Pascot dénonce, preuves à l’appui, le système des abus et des privilèges inouïs dont bénéficie la Mafia de nos représentants. Pilleurs d’Etat nous entraîne à la découverte de ce qui se cache sous le tapis de l’exemplarité affichée et de la moralité à géométrie variable de la Politique. Ancien adjoint de Manuel Valls à la mairie d’Evry, ancien conseiller régional, l’auteur milite désormais pour la transparence de l’exercice de la vie politique. Je vous le dis droit dans les yeux, ce qu’il raconte ici est édifiant et révoltant, mais aussi et surtout… indispensable! Avec quand même le risque de développer une Politicophobie Vulgaris Alavacomjtepouss foudroyante!
Charlie Hebdo une fois de plus ne fait pas dans la dentelle en fourbissant ses armes contre le terrorisme, intellectuel cette fois. Le pire dictateur du PAF se retrouve en couverture de la dernière édition de l’Hebdo qui affiche Cyril Hanouna en train de sucer le cerveau de ses téléspectateurs. ″ Pire que Zika, il rend con ″ déclare le journal satirique dans son N°1229. En kiosque le 10 février.
La vente de vinyles a augmenté de 52% au cours du premier semestre 2015. Annonce faite par le New Musical Express qui ajoute qu’il s’agit non seulement de la plus forte progression par rapport aux autres formats mais qu’en outre l’objet en tant que tel connaît un véritable engouement auprès des consommateurs et surtout des jeunes. Même si il est un peu tôt pour en tirer quelque conclusion que ce soit, ces chiffres peuvent être appréciés diversement. Signe avant coureur d’un enthousiasme retrouvé: celui de (re) découvrir le 33 tours, de l’avoir dans les mains, d’en écouter le contenu en ayant le loisir d’en détailler le contenant? Résultante d’un dégoût du public vis à vis de karaokés télévisuels et d’inepties musicales qui dépossèdent le genre de sa fonction première: émouvoir? Mutation aux allures de dernière chance? A moins qu’il ne s’agisse tout simplement d’un leurre, d’une bulle engendrée par les errances mercantiles des Majors asphyxiées qui, en surfant sur la vague Vintage, tentent de palier aux conséquences désastreuses de leurs propres choix! Et, tout bien considéré, les 52% de progression par rapport au vide organisé par l’industrie discographique restent anecdotiques. Pour le moment en tous cas! Au final tout n’est peut être pas perdu; à condition de croire un tant soit peu en la capacité de la musique à engendrer d’ indicibles joies et plaisirs. Rock’n’Roll bordel!
Paru en 2012 aux éditions de la Martinière, l’ouvrage propose une sélection très riche d’albums aux pochettes incontournables. Au fil des quelques 350 pages on retrouve entre autres et avec bonheur Pink Floyd, les Stones, Led Zeppelin ou Hendrix mais aussi quelques raretés qui à l’époque n’avaient pas forcément marqué les mémoires. Au delà d’une nostalgie qui aujourd’hui nourrit une fièvre mercantile sur fond de vintage, Vinyles rend hommage à l’objet Disque en tant que tel. Plus de 250 pochettes emblématiques sont ici reproduites au format originel au travers d’un parcours rythmé par des portraits et entretiens de grand designers de l’univers du disque. L’ouvrage s’attache à raconter une histoire visuelle de l’art du disque au travers des styles et des auteurs tel que Mick Rock, Roger Dean ou le collectif Hypgnosis. Que ce soit au travers de photographies ou d’ illustrations on retrouve les sensations éprouvées lors des immersions fébriles dans les bacs des disquaires avec le plaisir de s’attarder sur les détails au riche pouvoir d’ évocation: ″ celui de voir ce qu’on allait entendre ″. Dites 33!
[D’après Les Bidochons de Christian Binet]: Resolutions? Me? What are you just implying? That I need to Change?? Well, Budy, as far as I’m concerned, I’m perfect the way I am!
Le zapping est une institution et tous les ans, ça et là, nous y avons droit sous une forme ou sousune autre. Louable démarche que celle du magazine américain The Atlantic qui au travers de clichés soigneusement sélectionnés nous propose de parcourir les événements significatifs de 2015. Un magnifique échantillon de 120 images, souvent terribles, qui nous incitent à réfléchir et surtout à nous focaliser sur l’essentiel tout en passant outre l’orgie de clichés insipides et d’infos aseptisées que nous consommons quotidiennement parfois même nous en rendre compte. ” La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie ” (Milan Kundera). C’est ici et c’est en 3 volets: The Atlantic: 2015, the year in photos.
Zoë Howe est une boulimique. Son domaine c’est le Rock auquel elle voue une passion peu commune. Chroniqueuse, elle prête sa plume à BBC Music Magazine, Classic Rock et au New Musical Express. Il lui arrive aussi de donner de la voix sur les ondes de BBC 6 Music, Absolute Radio et Planet Rock où, parait il, elle n’a pas son pareil pour animer interviews et séries spéciales. Considérée au Royaume Uni en tant que biographe de grand talent, Zoë ne rate pas une occasion de mettre en lumière les sujets qui lui tiennent à cœur. Parmi ceux là, des ouvrages dédiés aux filles de The Slits, à Stevie Nicks ou Jesus and Mary Chain, mais aussi des sujets consacrés au British Beat Explosion ou à la vie dans l’ombre d’une Rock Star (How’s your dad?). En 2012, l’auteur apparaît dans Looking Back at Me, l’autobiographie de Wilko Johnson avec qui elle partage la rédaction des mémoires du guitariste de Dr Feelgood. De Dr Feelgood il est également question dans le neuvième et dernier livre de Madame Howe mais cette fois c’est Lee Brilleaux qui est sous le feu des projecteurs. Plus qu’une biographie, The adventures of Dr Feelgood’s iconic frontman brosse bien sûr le portrait d’une exceptionnelle bête de la scène Pub Rock, mais il sait aussi s’attarder sur l’homme, sa sensibilité, sa modestie, sa classe et son humilité. Extraits de documents, interviews, anecdotes, photos souvent inédites et témoignages de proches nous plongent au cœur d’un monde où tout commence en musique à Canvey Island pour finir en douleur dans l’Essex, un jour d’avril 1994. En anglais, bien documenté, très agréable à lire, souvent drôle et parfois émouvant ce Rock’n’Roll Gentleman doit être prescrit d’urgence à tout fan du Doctor. Thanks Zoë, you Rock! Un grand merci également à Patrick Higgins et son Shot of Rhythm and Blues sans qui je serai certainement passé à côté de cette publication.
Cher Père Noël, j’ai laissé sous l’arbre des galettes pour toi et des carottes pour tes rennes. Comme j’ai été très sage, je voudrais que tu m’apportes une moto Egli-Vincent. À bientôt et merci. Eusèbe.
Cher Eusèbe! Si tu veux vraiment être lèche-cul, offre moi une bouteille de Bourbon, une barrette de shit et invite des copines bien roulées. Quant à la Vincent, va voir chez Godet si j’y suis, connard!
Tout concourt à le prouver! De son genre grammatical jusqu’à ses courbes harmonieuses et ses hanches charnues, la guitare fait partie de l’espèce féminine; n’en déplaise à certains besogneux du manche qui la considèrent en tant que prolongement de leur entrejambe. Comme toutes les femmes – enfin non, la plupart -, la guitare ne se laisse pas apprivoiser facilement. Pour l’avoir en main Hendrix faisait gémir la sienne, Pete Townshend lui, la tabassait. D’autres lui donnaient des petits noms. Lucille pour B.B. King, Billie pour Joe Perry.
Mi la ré sol si mi, c’est la règle. Un accord tacite qu’il faut respecter sous peine de dissonance. Et comme disait Bobby Lapointe dans son cours de guitare sommaire, ″ Le Sol c’est cette corde là et le La cette corde ci ″. En tout cas Mesdames méfiez vous quand votre copain, compagnon ou conjoint vous dit : Demain je me mets à la guitare! C’est une redoutable maîtresse!