Vinyls – L’art du Disque

 

Paru en 2012 aux éditions de la Martinière, l’ouvrage propose une sélection très riche d’albums aux pochettes incontournables. Au fil des quelques 350 pages on retrouve entre autres et avec bonheur Pink Floyd, les Stones, Led Zeppelin ou Hendrix mais aussi quelques raretés qui à l’époque n’avaient pas forcément marqué les mémoires. Au delà d’une nostalgie qui aujourd’hui nourrit une fièvre mercantile sur fond de vintage, Vinyles rend hommage à l’objet Disque en tant que tel. Plus de 250 pochettes emblématiques sont ici reproduites au format originel au travers d’un parcours rythmé par des portraits et entretiens de grand designers de l’univers du disque. L’ouvrage s’attache  à raconter une histoire visuelle de l’art du disque au travers des styles et des auteurs tel que Mick Rock, Roger Dean ou le collectif Hypgnosis. Que ce soit au travers de photographies ou d’ illustrations on retrouve les sensations éprouvées lors des immersions fébriles dans les bacs des disquaires avec le plaisir de s’attarder sur les détails au riche pouvoir d’ évocation: ″ celui de voir ce qu’on allait entendre ″. Dites 33!

Bonnes Résolutions 2016 – Robert Bidochon

Christian Binet Les Bidochons


[D’après Les Bidochons de Christian Binet]: Resolutions? Me? What are you just implying? That I need to Change?? Well, Budy, as far as I’m concerned, I’m perfect the way I am!


Patrick BETAILLE, janvier 2016

 

Zapping Photo – 2015 en images.

© Photo: Joshua Paul/Associated Press

 

Le zapping est une institution et tous les ans, ça et là, nous y avons droit sous une forme ou sousune autre. Louable démarche que celle du magazine américain The Atlantic qui au travers de clichés soigneusement sélectionnés nous propose de parcourir les événements significatifs de 2015. Un magnifique échantillon de 120 images, souvent terribles, qui nous incitent à réfléchir et surtout à nous focaliser sur l’essentiel tout en passant outre l’orgie de clichés insipides et d’infos aseptisées que nous consommons quotidiennement parfois même nous en rendre compte. ” La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie ” (Milan Kundera). C’est ici et c’est en 3 volets:  The Atlantic: 2015, the year in photos.

 

Zoë Howe – Lee Brilleaux, Rock’n’Roll Gentleman

 

Zoë Howe est une boulimique. Son domaine c’est le Rock auquel elle voue une passion peu commune. Chroniqueuse, elle prête sa plume à BBC Music Magazine, Classic Rock et  au New Musical Express. Il lui arrive aussi de donner de la voix sur les ondes de BBC 6 Music, Absolute Radio et Planet Rock où, parait il, elle n’a pas son pareil pour animer interviews et séries spéciales. Considérée au Royaume Uni en tant que biographe de grand talent, Zoë ne rate pas une occasion de mettre en lumière les sujets qui lui tiennent à cœur. Parmi ceux là, des ouvrages dédiés aux filles de The Slits, à Stevie Nicks ou Jesus and Mary Chain, mais aussi des sujets consacrés au British Beat Explosion ou à la vie dans l’ombre d’une Rock Star (How’s your dad?). En 2012, l’auteur apparaît dans Looking Back at Me, l’autobiographie de Wilko Johnson avec qui elle partage la rédaction des mémoires du guitariste de Dr Feelgood. De Dr Feelgood il est également question dans le neuvième et dernier livre de Madame Howe mais cette fois c’est Lee Brilleaux qui est sous le feu des projecteurs. Plus qu’une biographie, The adventures of Dr Feelgood’s iconic frontman brosse bien sûr le portrait d’une exceptionnelle bête de la scène Pub Rock, mais il sait aussi s’attarder sur l’homme, sa sensibilité, sa modestie, sa classe et son humilité. Extraits de documents, interviews, anecdotes, photos souvent inédites et témoignages de proches nous plongent au cœur d’un monde où tout commence en musique à Canvey Island pour finir en douleur dans l’Essex, un jour d’avril 1994. En anglais, bien documenté, très agréable à lire, souvent drôle et parfois émouvant ce Rock’n’Roll Gentleman doit être prescrit d’urgence à tout fan du Doctor. Thanks Zoë, you Rock! Un grand merci également à Patrick Higgins et son Shot of Rhythm and Blues sans qui je serai certainement passé à côté de cette publication.

Patrick BETAILLE, décembre 2015

 

Lettres au Père Noël – Extrait!

© Sebastian Krüger

 

Cher Père Noël, j’ai laissé sous l’arbre des galettes pour toi et des carottes pour tes rennes. Comme j’ai été très sage, je voudrais que tu m’apportes une moto Egli-Vincent. À bientôt et merci. Eusèbe.

Cher Eusèbe! Si tu veux vraiment être lèche-cul, offre moi une bouteille de Bourbon, une barrette de shit et invite des copines bien roulées. Quant à la Vincent, va voir chez Godet si j’y suis, connard!

 

Femme et Guitare – Accord Tacite?

© Photo: Franco P. Tettamanti – Album Cover Art/ Melody Gardot Live in Europe

 

Tout concourt à le prouver! De son genre grammatical jusqu’à ses courbes harmonieuses et ses hanches charnues, la guitare fait partie de l’espèce féminine; n’en déplaise à certains besogneux du manche qui la considèrent en tant que prolongement de leur entrejambe. Comme toutes les femmes – enfin non, la plupart -, la guitare ne se laisse pas apprivoiser facilement. Pour l’avoir en main Hendrix faisait gémir la sienne, Pete Townshend lui, la tabassait. D’autres lui donnaient des petits noms. Lucille pour B.B. King, Billie pour Joe Perry.

Mi la ré sol si mi, c’est la règle. Un accord tacite qu’il faut respecter sous peine de dissonance. Et comme disait Bobby Lapointe dans son cours de guitare sommaire, ″ Le Sol c’est cette corde là et le La cette corde ci ″. En tout cas Mesdames méfiez vous quand votre copain, compagnon ou conjoint vous dit : Demain je me mets à la guitare! C’est une redoutable maîtresse!

 

 

Levi’s 501 – The Original

 

Lorsqu’un objet de retrouve au rendez-vous de l’Histoire, élevé au rang du mythe, du symbole, il l’est en général de façon imprévisible et totalement à son insu. A  l’origine le 501 n’est qu’un vêtement rustique, confortable et robuste destiné au travail et ce sont ces qualités qui vont rapidement lui donner un statut privilégié qu’un siècle de paire de fesses n’a pas encore fini d’user. Le terme de Jean puise son origine dans la ville italienne de Gênes. Il désigne une catégorie de vêtements en toile ou coton teinté que portent les marins. C’est ce de type de tissu  que Jacob Davis s’inspire et il fait le choix d’un tissage mêlant coton blanc et coton teinté fabriqué dans la ville de Nîmes. D’où le nom Denim. 1873, en pleine ruée vers l’or, Davis, dont l’activité consiste à confectionner des salopettes, entend souvent les chercheurs se plaindre à propos de ruptures au niveau des poches. Pour les renforcer le tailleur pense alors à utiliser des rivets. l’efficacité et le succès de l’idée sont tels qu’il décide de déposer un brevet en demandant le soutien financier d’un homme d’affaires: Levi Strauss. Peu à peu, l’ habit de travail est adopté pour devenir le triomphe de simplicité qui allait habiller le quotidien de tout un chacun avec une poche pour la montre, des rivets de cuivre, des boutons à bretelles, une patte arrière pour ajuster la taille et un ton indigo unique. La couture d’un double arc sur la poche arrière devient la touche finale qui identifie définitivement la marque et son concept qui portera le nom de 501 à partir de 1890. Le mythe est né et il commence à s’adapter au besoins du XXème siècle. Suppression des rivets et des boutons à bretelles. Ajout d’une poche arrière et d’un patch de cuir comportant le logo 501. Dès lors le Levi’s s’installe définitivement dans les mœurs et devient l’icône, d’abord de l’Amérique moderne, puis du monde entier quand les GI’s débarquent en Europe en 1945. Avec les années 60 l’âge d’or se met en marche. Le 501 devient symbole de liberté et d’émancipation. Gary Cooper, John Wayne, James Dean, Marilyn ou encore Marlon Brando contribuent à façonner sa légende. Quant au monde musical, l’appropriation est immédiate. Elvis, Springsteen, Ramones, Debbie Harry, Doors, Rolling Stones et bien d’autres ont écrit les plus belles pages de l’histoire du Rock en Denim délavé, déchiré et rapiécé. C’est d’ailleurs sur des plages musicales bien senties que Levi Strauss & Co s’appuie pour illustrer les campagnes de pub qui font grimper les ventes; l’occasion d’ entendre les Ronettes, Marvin Gaye, Percy Sledge, Ben E.King, Steve Miller ou, comme en 1988, Muddy Waters et son ”Mannish Boy” qui aime porter le 501 bien frais: Pub!

Paris – 13 novembre 2015!

Attentat Paris 13 novembre 2015

No comment! Juste chialer et avoir une pensée pour ceux et celles dont l’envie de profiter de la vie ou d’échapper à la morosité a fait qu’elles se sont trouvées au mauvais endroit et au mauvais moment.

 

Pamelina H – The heart that rocks the guitar

Pamelina H Stratocaster Hendrix Monterey Pop

 

Pamelina Hovnatanian, aka Pamelina H, est une artiste américaine free-lance qui depuis une vingtaine d’années peint des guitares Fender, Gibson, Ibanez et bien d’autres. Cette californienne douée et créative a réalisé ″The Hendrix Strat″, ″The Harley Strat″, ″The Marilyn Monroe Strat″qui font désormais partie de l’histoire de Fender Custom Shop pour qui elle travaille souvent. Quant elle a fini de customiser les batteries de groupes tels que  Motley Crue ou Def Leppard et de concevoir des motifs destinés au merchandising des tournées de Scorpions, Aerosmith ou Lollapalooza,  Pamelina H exerce aussi son art sur des motos, des casques et des voitures. Bref, une boulimie indéniable et un énorme talent qui valent à cette peintre une renommée toute méritée dans le monde de l’Art en général et de la musique en particulier. She Rocks! Biographie, interview et galerie sur Guitar International!

 

Pamelina H Just Marilyn Page guitar

 

 

 

Hugh Hefner – PlayBoy se rhabille!

© Kate Moss by Mert Alas and Marcus Piggott

 

Finie l’époque au cours de laquelle Playboy effeuillait sans compter, se lisait en loucedé, ou servait de prétexte à un onanisme libératoire. A 89 ans, Hugh Hefner, le fondateur, vient de donner son accord pour une nouvelle formule de son magazine. A partir de mars 2016, l’ édition américaine fera une croix sur ce qui est son cœur de métier, la nudité. Subsisteront bien sûr quelques clichés suggestifs et osés mais c’en est définitivement fini du nu intégral et naturel. Un comble pour une publication qui bâtit son succès et sa fortune en publiant des photos qui, de Marilyn Monroe en 1953 à Kate Moss en 2014, ont de près ou de loin contribué à la révolution sexuelle et à l’émancipation des mœurs. Dixit le patron, il s’agit aujourd’hui de remédier à la chute vertigineuse des ventes (6 millions d’exemplaires en 1975, 800 000 aujourd’hui!), à la concurrence du porno sur internet et au vieillissement du lectorat.


Il faut absolument que je retrouve mon exemplaire de 1990 consacré à Sharon Stone!