D’après Agecanonix le personnage dessiné par René Goscinny
Disquaires, libraires, éditeurs, gestionnaires de petites salles, commerçants et artisans aux doigts d’or. Tous ceux qui, contre vents et marées, luttent en portant leurs activités à bout de bras. Ne serait-ce que pour survivre face au système. Un système qui ne veut plus d’eux. Un système qui tourne en rond, alimenté par des technocrates sans idées qui sacrifient la Culture sur l’autel de la finance et de la médiocrité. Une véritable OPA préjudiciable à l’ensemble des secteurs créatifs.
Que sait-on du phénomène actuellement en vogue, y compris (surtout?) dans le milieu motard où, question look, chemise à carreaux, barbe de quatre jours minimum et boots en cuir sont de rigueur chez les Hipsters. À l’origine, le terme de Hipster trouve son sens dans le milieu du Jazz des années 40. Il s’applique surtout à une jeunesse avant-gardiste blanche qui s’oppose à la culture dominante et qui transgresse les frontières raciales en fréquentant les musiciens noirs auxquels elle emprunte la Cool Attitude. Dans les années 2000, le terme reprend du service pour qualifier une frange de la population qui revendique une variante de cette contre-culture; celle qui a donné naissance au mouvement Beatnik des Sixties avec qui, soit disant, elle partage l’ esprit pionnier et l’aversion du Mainstream. Quête de l’alternatif, attitude intello, look rétro décalé, tendance bohème, sont les stigmates les plus visibles d’un mode de vie qui, loin de l’ émanciper de la masse qu’il rejette, font malheureusement du Hipster un adepte du paraître et un consommateur frénétique de tout ce qui de près ou de loin porte le label auquel il voue une passion immodérée: le Vintage. Vous l’aurez compris, être hype c’est tout sauf une sinécure. Le Hipster dépense des fortunes en frusques désuètes, se casse la tête pour trouver de vrais faux accessoires rétros et s’épuise à dénicher du Underground qui très vite ne le sera plus. Finalement il devient un mouton résigné, parfait symbole du capitalisme occidental qui en a fait une cible de choix. Alors to be or not to be… a Hipster? Gageons que sous peu, être Hipster consistera à revendiquer qu’on ne l’est pas.
Depuis longtemps les Majors ont fermé leurs portes à la spontanéité et à l’imagination. Leur credo est devenu la Création sous contrôle, formatée, prédigérée. Au lieu de parler de Musique ils invoquent le Support. Ils préfèrent penser Produit plutôt que de révéler le Talent. Priorité au profit, pas à l’oreille. Les Directeurs Artistiques sont des comptables, les Artistes des enseignes et le public un consommateur à gruger. La musique n’est plus un vecteur culturel ni le témoignage d’un phénomène social. Elle est devenue une denrée de supermarché, en promotion, indispensable, incontournable et déjà dans les bacs, pas loin des marronniers que sont les compils et autres Best Of . Les Médias sont au garde à vous et l’audimat bande pour la calculette. Devant l’effondrement de l’industrie discographique les décideurs suceurs de sons prennent le risque de changer de stratégie. La belle affaire! Après nous avoir convaincus que le Cd était fantasbuleux ils veulent nous persuader que le Vinyle est fabulistique. Vrai ou faux, peu importe! Le but non avoué consiste entre autres en rééditions de fonds de tiroirs déjà exploités jusqu’à la corde à grands coups de bonus, de remasters, de livrets, et de produits dérivés. C’est bon pour la relance à court terme et le maintien des marges immédiates qui financent la promotion médiatique des stars jetables. Tellement plus facile que d’admettre que le disque est trop cher à la vente… Et les artistes dans tout ça? Les quoi? Ah oui… Le téléchargement étant déjà sous contrôle des Labels, il sera toujours temps de brandir à nouveau le spectre du téléchargement illégal pour expliquer que si les compositeurs et interprètes sont malmenés c’est à cause de ceux qui font un beau doigt d’honneur à la stérilité dispendieuse de Madame Hadopi. Tremblez amoureux de la créativité! Surtout si vous prétendez échapper à la soupe indigeste qui inonde les ondes, vos jours sont comptés. D’ici là, et tant que c’est encore possible, ne vous privez pas de faire des découvertes, de profiter de témoignages musicaux, de réveiller votre curiosité, d’élargir la palette de vos envies et de partager vos plaisirs. En dernier lieu et à l’occasion il ne faudra surtout pas oublier de remercier l’ Auteur. Le meilleur moyen de le faire réside dans l’achat de son disque et ça c’est… Rock’n’ Roll bordel!
De notre correspondant permanent France-Breizh, Gaël Gourvezvank: « Un excellent musée à visiter pour les musiciens ou amateurs de musiques. Le MuPop de Montluçon. Le musée des musiques populaires couvre tous les styles: (electro, guinguette, Rock, Punk, Métal, Disco, Swing, Rap, Fanfare, etc…..) et expose des instruments aussi bien ancestraux que modernes. Dans une pièce, Jimmy Hendrix en concert sur écran géant avec murs de Marshall; comme si vous y étiez! Dans une autre, le local de répétition d’un groupe punk des années 80, ou encore la chambre type d’un ado des années soixante. Le MuPop c’est aussi des expositions de costumes, d’affiches ou encore de pochettes de disques, de tourne-disques et de Juke Boxes… Envie d’écouter le son d’une cornemuse ou d’une Gibson de 1962? C’est possible! Un album de Pink Floyd ou de MC5? Egalement! » Et si après avoir examiné de près les 3500 instruments de musique et participé au parcours interactif il vous reste un peu de temps vous pourrez le passer au centre de documentation également présent sur le site. Pour en savoir plus: N’oubliez pas le guide!