C’est de saison et tous les ans nous y avons droit, ça et là, sous une forme ou sous une autre. Louable initiative que celle de The Atlantic qui au travers de quelques 100 clichés nous propose de parcourir les événements significatifs de 2011. Un magnifique zapping en images commentées qui nous incite à réfléchir et surtout à nous focaliser sur l’essentiel tout en passant outre l’orgie de témoignages insipides et d’infos aseptisées que nous consommons quotidiennement sans même nous en rendre compte. Étonnants, émouvants, parfois même horribles, ces clichés n’en restent pas moins magnifiques. A consommer sans modération. ″La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie″ (Milan Kundera). C’est ici que ça se passe:In Focus with the Atlantic!
Avant que dans les années 50 ne débute l’âge d’or des Pin-Up, la seconde guerre mondiale est le théâtre d’un essor non négligeable quant à la diffusion de ces motifs provocateurs et affriolants. En attente d’opérations, certains pilotes font peindre sur leurs avions ces effigies qui deviennent très rapidement pour les équipages une façon de se distinguer et d’afficher avec humour identité ou personnalité. Au delà, le passe temps graphique consiste aussi en une forme de provocation vis-à-vis de l’ennemi mais encore de l’autorité militaire qui pourtant fait preuve de tolérance. Souvent inspirées par des publications de l’époque (George Petty, Gil Elvgren, Alberto Vargas…) ou encore par des actrices (Rita Hayworth notamment), ces représentations sont appliquées le plus souvent sur le nez de l’appareil ou sous le poste de pilotage. Chasseurs ou bombardiers deviennent le support sur lequel des artistes, amateurs ou professionnels, se livrent à ce qui allait devenir le Nose Art.
Vulgaire ou de bon goût, joliment fait ou approximatif, triste ou marrant, impertinent ou humoristique, le Nose Art à cette époque est partout, même sur les blousons. Pin-Up et autres personnages de Cartoons sont même agrémentés de trophées. Drapeaux ennemis pour chaque avion abattu, bombe pour chaque mission de bombardement, bateau pour chaque navire coulé, tout est bon pour afficher scores, intentions ou raisons d’être. ″ Bomber Girls ″ mises à part, le motif le plus récurrent est celui d’une gueule de requin peint dans le bas du nez d’un chasseur à hélice ou à réaction. À l’origine créé par des aviateurs allemands pendant la première guerre mondiale, ce motif a été adopté par les aviateurs alliés pendant la seconde, principalement sur les ″ Tigres volants ″ Curtiss P-40. Aujourd’hui et à de rares exceptions près l’utilisation de sujets quels qu’ils soient tend à disparaître du contexte guerrier et ce sous couvert du politiquement correct. Ainsi récemment, les dessins de Pin-Up ont été interdits en Grande-Bretagne pour ne pas offenser les femmes ou les personnes de religion musulmane.
J’ai toujours été fan d’ AC/DC; à des degrés divers certes, et notamment avec un creux au cours de la période 1981-2000 (putain 30 ans!) qui a brillé par une production discographique qualitativement légèrement en dessous. Il faut quand même reconnaitre aussi qu’après Back in Black (2ème place des albums les plus vendus au monde… quand même!) faire mieux relevait plus de la quête du Graal que des courses à carrefour un premier samedi du mois. Fan donc! au point que quand se pose la question –Tiens qu’ est ce que je vais bien pouvoir m’écouter là tout de suite maintenant? – et que la fulgurance de la réponse n’est pas au rendez vous, il se passe quasiment toujours la même chose. Le tiroir avale goulument soit un Doctor Feelgood première époque, soit un skud d’Angus et sa bande. Et ça marche! ″ Impossible de rester en place, vous avez des fourmis dans les jambes et vous tapez du pied ″ (Jimmy Page). Fan disais-je, mais pas au point de dévorer ou de collecter tout ce qui de près ou de loin concerne les Anglo/Australiens High Energy. En clair je me souciais peu de leur histoire. Jusqu’à ce qu’une âme bien intentionnée mette entre mes mains l’ultime et splendide biographie par Phil Sutcliffe. Cet éminent journaliste anglais écrit sur le monde du rock depuis les années 70, il a arboré son pass backstage sur les scènes du monde entier pour interviewer les plus grands et alimenter de nombreuses publications. Autant dire que nous avons à faire à un spécialiste, un fan et un passionné surtout. Il n’en est pas à son coup d’essai le Phil! Il avait commis, entre autres publications, un très bel ouvrage consacré à Queen et publié aux Editions du Chêne en 2010. Aujourd’hui, avec High Voltage Rock’n’roll l’auteur retrace avec précision et exaltation la carrière de ceux qui ont donné au Heavy Rock ses lettres de noblesse. Au travers des 224 pages illustrées (pas moins de 150 photos couleur, une centaine de photos en noir et blanc) et bourrées d’anecdotes le lecteur est littéralement pris en otage. Consciencieusement et chronologiquement, des Easybeats à la mort de Bon Scott et au nouveau départ, on apprend tout et le reste. Tout, vous saurez tout sur: les line up successifs, les bastons, la diabolisation du groupe et même le type de cordes qu’affectionne Angus, c’est dire! Personnellement ce que j’ai particulièrement apprécié c’est la façon dont sont décortiqués tous les albums et les touches d’humour qui, çà et là, ponctuent le récit: » We’re going to be one of the greatest bands in the world… It’s a shame Hendrix is dead: I wanted to blow him off stage.″ (Angus Young). Voilà pour le contenu. Couverture animée, papier glacé et mise en page soignée rendent la lecture agréable et placent incontestablement le contenant au rang des beaux objets. Au final le résultat est un superbe hommage à AC/DC et à la puissance sonore. Il se peut que cette année, le 24 décembre à minuit pour être précis, vous entendiez un gros son de cloches… Ne paniquez surtout pas, c’est juste que Belzébuth aura fait un queue de poisson au traineau du père Noël pour arriver chez vous le premier! Heeeells Beeeells!
Comment dire… Une biographie qui débute bien avec l’enfance, la jeunesse, la découverte du blues et ses influences, les rencontres, les débuts du groupe et les galères. Un bouquin qui s’achève bien également avec notamment une peinture assez pointue de la dégradation relationnelle Jagger/Richards qui débouche sur le changement de cap musical de l’auteur avec les X-pensive Winos et son implication avec les jamaïcains de Wingless Angels. En gros c’est 200 pages sur les quelques 600 qui composent ce pavé. Non, le problème c’est les 400 autres pages. Dope mode d’emploi ! Tout ou quasiment tourne autour de çà, rien que çà. On savait qu’on y couperait (Mmouarf !) pas mais que c’est loooong… même si au détour d’un joint ou d’un fix on arrive à glaner quelques infos dignes de ce nom : les problèmes avec Anita, les compos, les embrouilles judiciaires, les rencontres, les gosses, l’open tunnig etc… Globalement rien de fondamental et somme toute une peinture assez People et frustrante. On aurait aimé en savoir plus sur les relations avec Mick Taylor ou Lennon, les rencontres avec d’autres musiciens (le passage de Rory Gallagher au sein des Stones n’est même pas évoqué !). Et puis, faut quand même pas déconner, à en croire Keith tous les albums des Stones sont d’un très bon niveau ! Or tout le monde sait que depuis It’s only Rock’n’Roll en 1974 la production discographique des Glimmer Twins est assez moyenne, et ce, même si Some Girls et Tatto You sortent un peu du lot. Bref, en refermant le livre on aurait aimé avoir les Sticky Fingers ; ce n’est pas le cas et c’est dommage. Allez, disons que ça restera un assez bon bouquin… dès qu’il sera disponible en format Poche.
C’est de saison et tous les ans nous y avons droit, ça et là, sous une forme ou sous une autre. Louable initiative que celle de The Boston Globe qui au travers de quelques 120 clichés nous propose de parcourir les événements significatifs de 2010. Un magnifique zapping en images qui nous incite à réfléchir et surtout à nous focaliser sur l’essentiel tout en passant outre l’orgie de clichés insipides et d’infos aseptisées que nous consommons quotidiennement sans même nous en rendre compte. ″ La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie ″ (Milan Kundera). C’est ici que ça se passe: The Boston Globe!
Hubert de Lartigue est un artiste Hyperréaliste dont le sujet de prédilection est la Femme à laquelle il rend hommage de bien belle façon en la peignant sous toutes les coutures. Son parcours professionnel, notamment en tant qu’illustrateur, l’a peu à peu amené vers une œuvre très personnelle qu’il exprime aujourd’hui à l’acrylique sur des toiles grand format. Il s’est peu à peu tourné vers les pin-ups qui sont devenues son sujet de prédilection. En 1996, il publie Super Héroïnes chez Soleil et en 2000 parait French pin-ups chez Boo!press, la maison d’édition qu’il a créée. Grâce à un savoir faire incontestable issu, entre autres, du dessin et de la photo, l’Artiste met en scène des sujets magnifiques d’émotion et de beauté pour lesquels il met un soin infini à coller à la réalité.
Je l’ai rencontrée par hasard. Elle prétendait s’appeler Marie Noëlle. J’ai appris par la suite qu’en fait elle s’appelait Jean et réalisé, mais un peu tard, qu’elle avait du Genie. Qu’importe, de toutes façons je n’ai même pas eu le temps de lui avouer que je ne m’appelle pas Jean Balthazar… Elle est partie comme elle est venue, telle une balle sur son Cafe Racer… Rouge, bien sûr! C’était La fille du Père Noël!
A participant swims in a pool filled with plastic bottles during an awareness campaign to mark World Oceans Day in Bangkok on June 8, 2019. (Romeo Gacad / AFP / Getty)
C’est de saison et tous les ans nous y avons droit, ça et là, sous une forme ou sous une autre. Louable initiative que celle de The Boston Globe qui au travers de quelques 120 clichés nous propose de parcourir les événements significatifs de 2009. Un magnifique zapping en images qui nous incite à réfléchir et surtout à nous focaliser sur l’essentiel tout en passant outre l’orgie de clichés insipides et d’infos aseptisées que nous consommons quotidiennement sans même nous en rendre compte. « La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie » (Milan Kundera). C‘est ici que ça se passe: The Boston Globe!
L’anecdote prétend qu’au cours d’une interview, à la question : ″ Quelles femmes dessinez vous ? ″ Milo Manara répondit : ″ Surtout celles que je vois dans la rue…″ Bon, ben il va falloir qu’il me dise où est-ce qu’il se promène car jamais je n’ai croisé ou vu de dos des ″ Philis ″, ″ Miel ″ et ″ Claudia ″. Pas même leurs équivalences, et c’est pourtant pas faute d’avoir essayé. Certains affirment, mais c’est leur problème, que toutes ces héroïnes au tempérament certain sont toutes identiques. De loin nous dirons que ça n’est pas faux. Les filles de Manara sont toutes pareilles car parfaites. Trop belles pour être vraies mais trop vraies pour n’être que du papier et c’est la raison pour laquelle elles investissent aussi aisément notre imaginaire. De près, coquines ou malicieuses elles restent somptueuses et débordent de volupté. Admirez les en parcourant la production abondante du Maître et prenez le temps de les détailler ; qui sait, peut être aurez vous le Déclic!
Druuna est l’héroïne de la bande dessinée de Serpieri. A la croisée de la Science Fiction et de l’érotisme le personnage évolue dans un monde futuriste et apocalyptique. Le scénario est complexe, l’intrigue tirée par les cheveux et l’ensemble n’est qu’un prétexte à diverses scènes plus ou moins explicites mettant en valeur une représentation graphique des plus sensuelles.