Sofia Loren sur une Guzzi, Bette Davis en Sunbeam, ou encore Liz Taylor et sa BSA. Que demander de plus? Françoise Hardy en Velocette? C’est fait! Louise Limb, illustratrice d’origine irlandaise passionnée de vielles bécanes, aime mettre en scène les célébrités sur de mythiques machines. C’est au travers de son travail dans le domaine des Pin-Up que l’artiste diplômée des Beaux Arts et titulaire d’un Master of Arts en gravure côtoie de près la célébrité. Cette passion ne représente pourtant pas la totalité de son activité. Louise trouve aussi le temps de mettre en œuvre des calendriers, d’ apporter sa contribution à différents magazines, d’œuvrer pour Land Rover et de coucher sur papier de superbes dessins de moteurs Harley Davidson.
Du Jack’ et des fem’ c’est ça qui l’rend heureux! Des études au sein de l’ Art Institute d’Atlanta. Une dizaine d’années d’expression artistique dans divers domaines, y compris le tatouage. Aujourd’hui, Jeremy Worst se considère lui même en tant qu’artiste immédiat. Il aime à peindre des toiles de grandes dimensions qu’il réalise à l’acrylique et qui lui demandent de 6 à 10 heures de travail. Depuis trois ans ce peintre se consacre quasi exclusivement à l’anatomie féminine associée de près ou de loin à la consommation d’eau de feu. Les femmes, il les aime avec des formes généreuses, et l’alcool, exception faite de la bière, se doit de titrer plus de 40° avec une préférence prononcée pour le whisky en général et le Jack Daniel’s en particulier. Visiblement le peintre apprécie aussi Jimmy Hendrix. Franchement?! Jeremy Worst, y’a pire!
Question caricatures, Philippe Moine en connaît un crayon. Cet architecte Palois débute dans l’exagération du trait en 1995 en croquant amis et collègues puis en s’attaquant aux joueurs de rugby de la Section Paloise. Il a depuis participé à plusieurs festivals de caricatures et de dessins de Presse au cours desquels il a récolté plusieurs prix, notamment en 2004 et 2005. L’ Artiste expose durant tout le mois d’Avril au Show Case à Pau. L’occasion peut être de prendre l’apéro avec Lou Reed, Keith Richard, Miles Davis, ou d’autres, en ce lieu actif et sympathique voué aux concerts, au café-théâtre, mais aussi aux expositions de photos et de peintures.
Depuis qu’elle est sortie des Beaux Arts, cette Lyonnaise des Os exerce ses talents de peintre au sein de la communauté motarde. Son truc à elle ce sont, entre autres, les bones et skulls, dont elle orne à la demande les customs et choppers (essentiellement Harley Davidson) de clients adeptes de customisation; Freeway l’a d’ailleurs élue peintre de la décennie pour l’ensemble de son œuvre. De temps à autres Michèle Cigolini aime à changer de support et ce sont alors les guitares qui se voient parées de motifs polyuréthanés et aérographiés. A ce titre, en 2013, l’artiste a personnalisé deux guitares que Fender a offert au H.O.G. France pour une mise en vente au bénéfice de l’association de Patrick Baudry, Enfants Cancers Santé.
De son vrai nom Alain Gourdon, ce Girondin s’est entre autres distingué en tant que sculpteur. Entre 1968 et 1978, il a exécuté les bustes de Brigitte Bardot et Mireille Mathieu en ” Marianne ” pour l’Association des Maires de France ainsi qu’ un buste du Général De Gaulle. En 1986, il réalise le buste du comédien Alain Delon, ainsi que son portrait qu’il peint sur un véhicule 4×4 participant au rallye Paris-Dakar pour la promotion des parfums de la star. En 1987, il fait la statue en pierre de la chanteuse Dalida pour sa tombe, au cimetière de Montmartre. L’artiste a également commis de nombreuses publicités et affiches de spectacles pour les Folies Bergère, le Crazy Horse et le Casino de Paris. Mais c’est en tant que peintre et dessinateur qu’ Aslan a connu la célébrité. Chaque mois, de 1963 à 1981, il a dessiné les célèbres pin-up du mois dans le magazine qui se lit d’une main: LUI! Se définissant comme un artiste intimiste hyper figuratif, il deviendra l’un des maîtres français de la Pin Up hyperréaliste. Nommé commandeur des Arts et des Lettres en 2003, il décède à l’âge de 83 ans le 11 Février 2014 au Canada où il vivait depuis une vingtaine d’années.
Le réalisateur Gustav Deutsch donne vie à 13 toiles d’Edward Hopper dans un film qui raconte les errances d’une femme, Shirley, dont les pensées et les émotions nous amènent au cœur de l’histoire américaine. Chaque tableau correspond à une date précise calée sur l’année de création par Edward Hopper. Gustav Deutsch a respecté cet ordre chronologique et en a fait de courts chapitres de six ou sept minutes, donnant à voir ce qui se passe avant et après l’instant figé par l’œuvre initiale. Au final, 34 ans de vie ont été peints puis portés à l’écran. Techniquement, le passage de l’univers en 2D des toiles à l’animation 3D des plateaux n’a pas été une mince affaire. Pour résoudre les problèmes liés à la perspective ou à la profondeur il a fallu construire des décors en grandeur nature. Quant aux lumières, il fallait décider de la manière dont on pouvait les placer et les gérer sans qu’elles ne compromettent l’aspect pictural original. A la fois impressionnante reconstitution historique et mariage de raison entre Cinéma et Peinture, Shirley, Visions of Reality est une œuvre originale, novatrice et unique sur laquelle il ne faut absolument pas faire l’impasse.
[Extrait]: Connu pour ses collaboration avec les Beach Boys (Smile en 1967) Ry Cooder, Alro Guithrie et Lowell George ; connu également pour des musiques de film telles que celle de Company de R. Altman en 2003, Van Dyke Parks revient en 2013 avec un disque pour le moins atypique. L’album consiste en un judicieux amalgame de 12 titres relevant soit de matériel déjà diffusé sous forme de singles, soit de réarrangements d’anciennes compostions. Les styles et les idées s’y bousculent. L’accordéon y côtoie la guitare électrique et les cuivres flirtent de façon éhontée avec les percussions ou la mandoline faisant de Songs Cycled une œuvre digne d’une Americana baroque ou déjantée pas toujours facile à comprendre mais habilement orchestrée et donc jubilatoire. Jubilatoire également le Cover Art de cet album qui est l’œuvre de R. Kenton Nelson dont l’ évocation de la civilisation Américaine n’est pas sans rappeler l’approche d’un Edward Hopper à ceci près qu’ici la technique consiste en une peinture à l’huile sur laquelle est appliqué un lissage subtil obtenu par sablage. Il faut s’en convaincre, l’union de ces deux talents que représente Songs Cycled n’est ni plus ni moins qu’une bouffée d’oxygène bienfaitrice.
[Extrait]: Initialement, 38 Special est l’un des nombreux groupes de Southern Rock dans la veine des Allman Brothers et Lynyrd Skynyrd. Donnie Van Zant le leader n’est ni plus ni moins que, le frère de Ronnie Van Zant, patron de Lynyrd Skynyrd. Formé en 1975 c’est après quelques errances Country et dans les années 80 que le groupe de Jacksonville parvient au sommet de sa popularité en alignant sur scène deux guitares et deux batteurs et en assurant des shows ravageurs au cours desquels preuve est faite que les membres n’ont pas pour habitude de mettre de l’eau dans le Bourbon qu’ils consomment sans modération…
Trois albums honnêtes marquent cette époque. Rockin’ into the night en 1980, Wild eyed Southern Boys l’année suivante, et, en 1982 Special Forces. Musicalement intéressantes les compositions bénéficient en outre d’un packaging accrocheur sur lequel le peintre Larry Gerber met en scène les valeurs emblématiques – Je vous laisse deviner lesquelles – de rigueur à l’époque dans le milieu du Rock Confédéré. Plus tard hélas la bande à Van Zant s’enlise dans un rock FM convenu et sans grande personnalité qui aboutit à un oubli légitime malgré un come back poussif en 1997.
Patrick BETAILLE, juillet 2012
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
Avant que dans les années 50 ne débute l’âge d’or des Pin-Up, la seconde guerre mondiale est le théâtre d’un essor non négligeable quant à la diffusion de ces motifs provocateurs et affriolants. En attente d’opérations, certains pilotes font peindre sur leurs avions ces effigies qui deviennent très rapidement pour les équipages une façon de se distinguer et d’afficher avec humour identité ou personnalité. Au delà, le passe temps graphique consiste aussi en une forme de provocation vis-à-vis de l’ennemi mais encore de l’autorité militaire qui pourtant fait preuve de tolérance. Souvent inspirées par des publications de l’époque (George Petty, Gil Elvgren, Alberto Vargas…) ou encore par des actrices (Rita Hayworth notamment), ces représentations sont appliquées le plus souvent sur le nez de l’appareil ou sous le poste de pilotage. Chasseurs ou bombardiers deviennent le support sur lequel des artistes, amateurs ou professionnels, se livrent à ce qui allait devenir le Nose Art.
Vulgaire ou de bon goût, joliment fait ou approximatif, triste ou marrant, impertinent ou humoristique, le Nose Art à cette époque est partout, même sur les blousons. Pin-Up et autres personnages de Cartoons sont même agrémentés de trophées. Drapeaux ennemis pour chaque avion abattu, bombe pour chaque mission de bombardement, bateau pour chaque navire coulé, tout est bon pour afficher scores, intentions ou raisons d’être. ″ Bomber Girls ″ mises à part, le motif le plus récurrent est celui d’une gueule de requin peint dans le bas du nez d’un chasseur à hélice ou à réaction. À l’origine créé par des aviateurs allemands pendant la première guerre mondiale, ce motif a été adopté par les aviateurs alliés pendant la seconde, principalement sur les ″ Tigres volants ″ Curtiss P-40. Aujourd’hui et à de rares exceptions près l’utilisation de sujets quels qu’ils soient tend à disparaître du contexte guerrier et ce sous couvert du politiquement correct. Ainsi récemment, les dessins de Pin-Up ont été interdits en Grande-Bretagne pour ne pas offenser les femmes ou les personnes de religion musulmane.
Hubert de Lartigue est un artiste Hyperréaliste dont le sujet de prédilection est la Femme à laquelle il rend hommage de bien belle façon en la peignant sous toutes les coutures. Son parcours professionnel, notamment en tant qu’illustrateur, l’a peu à peu amené vers une œuvre très personnelle qu’il exprime aujourd’hui à l’acrylique sur des toiles grand format. Il s’est peu à peu tourné vers les pin-ups qui sont devenues son sujet de prédilection. En 1996, il publie Super Héroïnes chez Soleil et en 2000 parait French pin-ups chez Boo!press, la maison d’édition qu’il a créée. Grâce à un savoir faire incontestable issu, entre autres, du dessin et de la photo, l’Artiste met en scène des sujets magnifiques d’émotion et de beauté pour lesquels il met un soin infini à coller à la réalité.