John C. Kacere (1920-1999) était un peintre américain qui, à ses début, œuvrait dans l’expressionisme abstrait. En 1963, il s’oriente vers un hyperréalisme axé sur la plastique féminine. Même si en 1969 il peint sa première toile photoréaliste représentant le corps entier d’une femme, presque toutes ses peintures se focalisent sur la partie inférieure de ses modèles vêtus de lingerie. En 1978, l’une de ses peintures a été utilisée comme illustration du premier album éponyme du musicien Jorge Santana, le frère cadet du célèbre Carlos Santana. Le travail de l’artiste fait désormais partie des collections publiques de plusieurs institutions, dont le Stedelijk Museum d’Amsterdam, le Portland Museum of Art et le Speed Art Museum de Louisville dans le Kentucky. Certains des tableaux de John Kacere sont visibles ici: WikiArt.
[Extrait]: Bref mais honnête témoignage d’une époque au cours de laquelle Eric Clapton revient, à peu près en forme, d’une descente aux enfers de la drogue. Avec E.C. Was Here, RSO souhaite attirer l’attention du public sur ce témoignage de concerts californiens enregistrés en juillet 1974. Graphiquement parlant, et bien qu’un tantinet tapageur, le cover art de l’album est en ce sens une quasi réussite…
Sur un fond rouge vif, une photo de Frank Moscati met en valeur les courbes d’une femme nue. Sur son dos, le titre de l’album sous la forme d’un tag incitant le regard à se poser sur la chute de ses reins. Pour le verso, même dynamique et mêmes couleurs. Les titres des six morceaux et les crédits sont en rouge sur le gros plan d’une partie de la poitrine du modèle…
Pas de censure pour le visuel d’un disque musicalement assez bien accueilli. Néanmoins, l’Espagne et le Venezuela opteront pour un zoom destiné à contrecarrer la connotation provocatrice ou sexiste de la jaquette originale.
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
Status Quo, l’un des groupes de boogie rock britannique les plus significatifs des seventies, a définitivement marqué son époque grâce à un son reconnaissable entre tous et surtout à ses prestations scéniques des plus énergiques. Parmi la discographie du quatuor, On the Level paru en 1975 assure avec ses prédécesseurs Hello! et Quo une mise en valeur d’un groupe au sommet de ses pouvoirs créatifs, capturant l’essence de leurs performances live dans un environnement studio. Des chansons à l’énergie brute comme Down Down, Little Lady ou la reprise de Johnny B. Goode (Bye Bye Johnny) illustrent la capacité du Quo à créer des hymnes rock sur des rythmes entraînants accompagnés de riffs irrésistibles.
Au même titre que le contenu, le contenant est lui aussi captivant. Sur la pochette de ce huitième album, Francis Rossi, Richard Parfitt, Alan Lancaster et John Coghlan apparaissent dans un concept visuel créant une illusion d’optique qui capte immédiatement l’attention. C’est le designer Jack Wood qui a eu l’idée de ce cover art pour lequel les musiciens sont photographiés dans une Ames Room, du nom de son inventeur, l’ophtalmologue américain Adelbert Ames. Ce type de décor, inventé en 1946, génère une perception déformée de la taille et de la forme des objets ou des personnes qui s’y trouvent. La pièce est construite selon une forme trapézoïdale dans laquelle le mur du fond est beaucoup plus court d’un côté que de l’autre. Le sol et le plafond sont également inclinés pour épouser la forme de la pièce, créant ainsi l’illusion d’un espace rectangulaire. En plaçant les individus dans la pièce, ils peuvent sembler changer de taille de manière saisissante. La personne qui se trouve du côté le plus court de la pièce semble nettement plus grande que celle qui se trouve du côté le plus long, même si en réalité elles sont de taille similaire.
Publié sur le label Vertigo, le disque a atteint la première place du UK Albums Chart, devenant ainsi le deuxième album (après Hello en 1973) de Status Quo à se classer au sommet des charts.
[Extrait]: Pour illustrer son sixième album, Van Halen souhaite la présence de quatre danseuses ayant l’apparence de droïdes chromés. Le groupe fait appel à Margo Zafer Nahas, une artiste réputée pour son aptitude à gérer ce type d’effets spéciaux. Devant l’ampleur de la tâche, l’illustratrice décline mais propose plusieurs idées et l’une d’elles sera retenue: un chérubin narquois et, au premier plan, deux paquets de cigarettes posés sur une table…
C’est Raul Vega qui a photographié Carter Helm, l’enfant de deux ans du meilleur ami de Margo. Le petit garçon tient une clope dans sa main droite. Dès sa sortie au Royaume-Uni, le disque est censuré et habillé d’un bandeau destiné à planquer les cibiches pourtant en… chocolat.
La pochette originale de MCMLXXXIV figure à la 73ème place des 100 plus belles pochettes citées par Rolling Stone. Jusqu’à son retour au sein de la formation en 2012, l’enregistrement sera le dernier à profiter de la présence de David Lee Roth au chant.
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Beaucoup de clichés sur lesquels apparaissent des figures emblématiques de la musique populaire ont probablement marqué les esprits à jamais. Connu essentiellement pour ses photos de Bob Marley ou des Sex Pistols, ce photographe anglais a également shooté de grands noms de la scène rock. De Run DMC et Lee Scratch Perry à Oasis et The Stone Roses, en passant par les Rita Mitsouko, Dennis Morris a parfois mis de côté son Leica pour se consacrer au design. C’est ainsi qu’en 1979, il créé le logo du groupe Public Image Limited et l’emballage innovant de l’album Metal Box. Il devient ensuite directeur artistique d’Island Records et conçoit des pochettes d’album pour PIL, Linton Kwesi Johnson, Bob Marley et Marianne Faithfull. Pour cette dernière, il a dirigé la séance photo qui a donné naissance au sublime cover art du non moins sublime Broken English paru en février 1979. Dennis Morris- Marianne Faithfull sur: Snap Galleries.
[Extrait]: C’est une habitude chez le canadien, ses disques sont immédiatement identifiables sans même les écouter. Pochettes sobres sur lesquelles ne figure que le titre de l’album, le nom et une photo de l’artiste qui, généralement, affiche la même mine que celle d’un pitbull à qui on aurait imposé un régime végane…
L’une des rares et première fois où Leonard Cohen (1934 – 2016) déroge à la règle, c’est en août 1974 avec New Skin for the Old Ceremony, son cinquième disque. L’estampe utilisée pour l’album représente une gravure tirée du Rosarium Philosophorum, un traité alchimique du XVIème siècle publié en 1550. Sous forme d’allégorie sur l’union des contraires, deux anges couronnés et ailés semblent sur le point s’adonner aux joies de la-bête-à-deux-dos. Activité, on le sait, ô combien bassement terrestre. Puritanisme oblige la gravure sera censurée, notamment aux USA et en Espagne…
La maison de disques fera donc modifier l’artwork de Teresa Alfieri. La suggestion d’un probable accouplement sera couverte par l’ajout d’une aile sur l’un des séraphins…
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[Extrait]: Le cover art de Preserve Wildlife paru en 1972 met à l’honneur la pulpeuse co-fondatrice du groupe de blues rock californien Mama Lion… Même en cage, on devine que ce n’est pas par hasard si Lynn Carey s’est faite remarquer en tant qu’actrice et mannequin, notamment en squattant la une et les pages de Penthouse. Une fois extraite de derrière les barreaux, la chanteuse offre une partie de sa plastique avantageuse en donnant le sein à un lionceau. Loin d’être provocatrice, la pochette sera pourtant bannie dans plusieurs pays…
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En 1967, Andy Warhol se fait remarquer en apposant son nom sur la pochette de The velvet Underground & Nico illustré par la désormais célébrissime Banane. Deux ans plus tard, nouveau coup d’éclat: l’artiste est à l’origine du concept illustrant la pochette du Sticky Fingers des Rolling Stones. L’inoubliable fermeture éclair.
Figure de proue du mouvement Pop Art, c’est à partir de cette époque que Warhol atteint l’apogée de sa notoriété. Ses œuvres explorent la relation entre l’expression artistique et le culte de la célébrité. Il est désormais associé à un style immédiatement reconnaissable, dérivé de ses portraits sur lesquels il applique une technique qu’il utilisera pour ses œuvres les plus célèbres. Les artistes sont photographiés de près et en noir et blanc. Warhol redessine ou repeint sur des aplats en couleur certaines de leurs caractéristiques physiques et leurs traits sont réduits à l’essentiel. Le transfert sérigraphié sur toile met en valeur les yeux, les cheveux ou la bouche. Il suffit de s’arrêter un instant sur les pochettes des albums Love You Live des Stones (1977), Silk Electric de Diana Ross (1982), Aretha d’Aretha Franklin (1986) ou Menlove Ave de John Lennon (1986), pour comprendre le procédé qui consiste à offrir aux stars le statut d’icones.
[Extrait]: Publié en 1978 sur le label des Rolling Stones, Bush Doctor, le troisième album de Peter Tosh est un hymne à la weed. À ce titre, le disque arbore un sticker ″ Scratch & Sniff ″ [Gratte et Renifle – NDLR] sensé libérer une odeur de cannabis. En réalité il ne s’agit que d’effluves de graines médicinales qui pourtant condamneront l’album auprès de certains revendeurs tels que le londonien Boots…
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[Extrait]: Pour Thunderbox, le septième album de Humble Pie (comprenant notamment, Steve Marriott et Peter Frampton), Hipgnosis fait appel à la technique du die-cut. Au travers d’un trou de serrure les voyeurs peuvent se rincer l’œil et voir ce qu’il se passe dans un cabinet de toilette. Une fois la porte ouverte, ils se retrouvent en présence d’une dame à demi-nue assise sur des goguenots. Il convient de noter que thunderbox (en français : la boite à tonnerre) est un terme argotique du XVIIème siècle servant à désigner les lieux d’aisance. Flush !
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