Le sujet avait été évoqué ici même en août 2021. Déjà à l’époque, le premier documentaire officiellement autorisé sur Led Zeppelin affichait un retard de deux ans. Ce coup-ci, les choses ont l’air d’avancer. La sortie de Becoming Led Zeppelin est planifiée pour le 7 février et la bande annonce est d’ores et déjà disponible. On y voit Robert Plant, Jimmy Page et John Paul Jones évoquant la formation du groupe sur fond de Whole Lotta Love. Le trailer s’achève sur un extrait d’interview du batteur John Bonham: ″ La première fois que nous avons joué ensemble, c’était stupéfiant ″ dit-il. ″ C’était comme un cadeau du ciel. Pas vrai?! ″.
[Extrait]: Le cover art de Preserve Wildlife paru en 1972 met à l’honneur la pulpeuse co-fondatrice du groupe de blues rock californien Mama Lion… Même en cage, on devine que ce n’est pas par hasard si Lynn Carey s’est faite remarquer en tant qu’actrice et mannequin, notamment en squattant la une et les pages de Penthouse. Une fois extraite de derrière les barreaux, la chanteuse offre une partie de sa plastique avantageuse en donnant le sein à un lionceau. Loin d’être provocatrice, la pochette sera pourtant bannie dans plusieurs pays…
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
[Extrait]: Lors d’un concert en Virginie, Link Wray et son groupe The Ray Men ont créé un instrumental qu’ils ont appelé Oddball. Succès instantané auprès du public qui, ce soir-là, le réclame en rappel à quatre reprises. Milt Grant, un animateur de radio présent sur les lieux, propose de financer une session en studio. En contrepartie, Grant obtiendra les droits sur l’écriture. Sollicité, Archie Bleyer, le producteur de Cadence Records, déteste ce qu’il entend et refuse d’enregistrer le titre. Cédant aux insistances de sa belle fille qui adore le morceau, Bleyer accepte à contrecœur de publier cette histoire sans paroles qui prit le nom de Rumble. Dès sa sortie, au prétexte que le morceau incite la jeunesse à la violence, plusieurs radios américaines en interdisent la diffusion. Une première pour un morceau totalement instrumental !..
Rythme tribal, ambiance menaçante et son crasseux, celui d’un cran d’arrêt tranchant le cœur de la pop tiédasse. Partout, dans les garages, les sous-sols et les chambres à coucher, des musiciens en herbe comme Jimmy Page, Pete Townsend et des milliers d’autres ont reproduit cette puissance distordue. Jouer Rumble était un rite de passage obligé pour tout guitariste qui voulait exploiter le dynamisme mystérieux de cette nouvelle musique. Sans Link Wray, le Rock tel que nous le connaissons n’existerait pas.
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Des tests scientifiques révèlent que les chirurgiens améliorent leur précision et leur rapidité avec du hard rock en fond sonore, du AC/DC en particulier. L’étude très sérieuse, publiée dans Langenbeck’s Archives of Surgery, s’est concentrée sur deux genres musicaux emblématiques : le hard rock d’AC/DC et la musique des Beatles. Les morceaux des australiens, tels que T.N.T. et Highway to Hell, ont montré des effets particulièrement significatifs. Les chirurgiens réalisant une coupe de précision ont vu leur temps d’exécution passer de 236 secondes à 139, soit une réduction de 41 %. La précision des gestes a également augmenté de 5 %. Selon Cui Yang, le directeur de recherche: ″ Pour le hard rock, l’effet positif était particulièrement perceptible lorsque la musique était jouée à fort volume. Il est possible que la rythmicité élevée de la musique fournisse un tempo pour maintenir la vitesse de la performance et ainsi améliorer les tâches ″. Source et détails: Santé Magazine.
Actualité de dernière minute: Des tests récents lors d’interventions réalisées avec des chansons de Ayana Nakamura et de Gims en guise de musique d’ambiance ont eu des conséquences inattendues et désastreuses. Alors n’oubliez pas! Avant de monter sur le billard, pensez à demander à votre chirurgien ce qu’il écoute pendant qu’il opère. Votre santé mentale, et peut-être votre vie, en dépendent!
Steve Hill a passé des décennies à définir ce que signifie d’être un groupe de blues rock à lui tout seul. Hanging On A String est probablement un aboutissement. Faute de mieux, le canadien est considéré comme l’un des guitaristes les plus prolifiques au pays de Couillu le Caribou. Également chanteur, auteur, compositeur et homme orchestre, celui qui a commencé à jouer dans les bars à 16 ans et qui est devenu pro à 18 ans, est aujourd’hui une force musicale à ne surtout pas sous-estimer. Enregistré au Studio 606 de Dave Grohl et produit par Darrell Thorp (Foo Fighters, Radiohead), ce treizième album est aussi raffiné que brut. Il est de ce bois dont on fait les cabanes qui doivent résister aux assauts du temps. 8 rondins impeccables, bruts, taillés à la hache par le bucheron de service qui joue de tous les instruments. Du titre éponyme à la reprise du When the Music is Over des Doors, ce disque est un véritable assaut musical. Amateurs de sirop d’érable passez votre chemin.
Considéré par beaucoup comme l’un des meilleurs du monde, le guitariste Jeff Beck (décédé le 23 janvier 2023) avait de son vivant émis le souhait que ses instruments soient vendus. ″ J’espère que les guitaristes qui achèteront ces objets pourront se rapprocher de son génie ″ a déclaré Sandra son épouse. Des dizaines de guitares et d’autres équipements de musique seront donc mis en vente aux enchères en janvier 2025, chez Christie’s à Londres.
La pièce maitresse de cette vente est la guitare ″ Oxblood ″, une Gibson Les Paul de 1954. Il s’agit de celle qui apparaissait sur le cover art (peinture de John Collier) de l’album instrumental paru en 1975: Blow By Blow. Le prix de vente estimé pour cette 6 cordes se situe entre 400 000 et 600 000 euros. Également au catalogue la ″ YardBurst ″ (estimation: 45 000 – 70 000 euros) une autre Gibson Les Paul de 1958 qu’il avait achetée à Londres en 1966 alors qu’il était encore avec les Yardbirds, et, la ″ Tele Gib ″ (estimation: 120 000 – 180 000 euros) une guitare construite spécialement pour le musicien en 1973 par Seymour Duncan.
[Extrait]: Repéré par Sam Philipps, le patron de Sun Records, Jerry Lee Lewis est engagé comme pianiste de session pour les artistes du label. Il a ainsi l’occasion d’accompagner Carl Perkins et Johnny Cash. En 1955, il obtient le feu vert pour enregistrer deux titres sous son propre nom. D’emblée, l’un d’eux fait des ravages : Whole Lotta Shakin’ Goin’ On… Deux ans plus tard et déjà tout auréolé de gloire, Jerry se voit proposer d’enregistrer une composition d’Otis Blackwell, un auteur prolifique qui a écrit de nombreux succès pour Elvis Presley… Au moment de l’enregistrement, Jerry Lee rechigne et commence à se disputer avec Sam Philipps, affirmant que les tentations dont il est question et les préceptes de son éducation religieuse ne sont pas compatibles. Sam prétend au contraire que c’est avec ce genre de message que le chanteur peut sauver des âmes. » Comment le diable pourrait-il sauver des âmes ? Le diable est en moi » rétorque Lewis. Au bout d’une heure, l’artiste – certes passablement bourré – finit par accepter et se lance en trio dans une prise mémorable. Great Balls of Fire sort le 11 novembre 1957. L’Amérique et le monde découvrent ce » Killer » à la fois angélique, pervers, rebelle, bigot, prude ou obsédé sexuel et lui font un triomphe… Le single met le feu au rock’n’roll, se vend à 5 millions d’exemplaires et se place au top des hits dans de nombreux pays… ″ Little Richard était rigolo, Elvis était cool, mais Jerry Lee Lewis était terrifiant ″ (Don Dixon : producteur).
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En 1967, Andy Warhol se fait remarquer en apposant son nom sur la pochette de The velvet Underground & Nico illustré par la désormais célébrissime Banane. Deux ans plus tard, nouveau coup d’éclat: l’artiste est à l’origine du concept illustrant la pochette du Sticky Fingers des Rolling Stones. L’inoubliable fermeture éclair.
Figure de proue du mouvement Pop Art, c’est à partir de cette époque que Warhol atteint l’apogée de sa notoriété. Ses œuvres explorent la relation entre l’expression artistique et le culte de la célébrité. Il est désormais associé à un style immédiatement reconnaissable, dérivé de ses portraits sur lesquels il applique une technique qu’il utilisera pour ses œuvres les plus célèbres. Les artistes sont photographiés de près et en noir et blanc. Warhol redessine ou repeint sur des aplats en couleur certaines de leurs caractéristiques physiques et leurs traits sont réduits à l’essentiel. Le transfert sérigraphié sur toile met en valeur les yeux, les cheveux ou la bouche. Il suffit de s’arrêter un instant sur les pochettes des albums Love You Live des Stones (1977), Silk Electric de Diana Ross (1982), Aretha d’Aretha Franklin (1986) ou Menlove Ave de John Lennon (1986), pour comprendre le procédé qui consiste à offrir aux stars le statut d’icones.
[Extrait]: Publié en 1978 sur le label des Rolling Stones, Bush Doctor, le troisième album de Peter Tosh est un hymne à la weed. À ce titre, le disque arbore un sticker ″ Scratch & Sniff ″ [Gratte et Renifle – NDLR] sensé libérer une odeur de cannabis. En réalité il ne s’agit que d’effluves de graines médicinales qui pourtant condamneront l’album auprès de certains revendeurs tels que le londonien Boots…
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[Extrait]: … Brushings impeccables, combinaisons moulantes, chemises ouvertes sur des torses virils, chaînes en or et dents ultrabright. C’est l’image que l’on garde des Bee Gees et de leur gloire insolente quand la fin des années soixante-dix avait la fièvre du samedi soir, symptôme d’une travoltite aiguë… C’est un peu vite oublier que les frères Gibb ont eu une vie avant le disco. Ils chantaient déjà leurs propres chansons sous les cieux de la lointaine Aussie, et ce, depuis la fin des années 50… Barry, Robin et Maurice Gibb vont enchaîner les tubes avec une facilité déconcertante. En commençant par le sirupeux Holiday. Le single paraît en avril 1967 et les paroles sont bien en phase avec la pop baroque-psychédélique du moment, vaguement poétiques et quasiment incompréhensibles… La chanson baigne dans une mélancolie que viennent renforcer des arrangements fastueux strictement orchestraux avec profusion de cordes et sans autre percussion qu’un vague tambourin surgissant au moment du pont : ″ dee-dee-da-dee-dee ″… Le chant est envoûtant, les harmonies vocales remarquables et la recette fait mouche. Bilan : un record de plus de 220 millions de disques vendus avec à la clef 9 Grammy Awards en plus de 40 ans de carrière.
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