[Extrait]: En 2019, le site de streaming iranien Melovaz décide d’effacer toute représentation féminine de sa plate-forme d’écoute et de téléchargement. Comme par enchantement les Lady Gaga, Katy Perry ou Whitney Houston sont grossièrement gommées des visuels de leurs albums disponibles en ligne…
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
Les australiens sont de retour! Non, pas eux, les zôtres: The Casanovas. En 2007 et après deux albums, le guitariste-chanteur Tommy Boyce avait imposé un break à son groupe afin qu’il puisse mener à bien ses études en architecture et obtenir son diplôme. Comme quoi!
Après deux autres LP’s – Terra Casanova et Reptilian Overlord parus respectivement en 2015 et 2020, voici donc Backseat Rhythms qui vient confirmer l’excellente réputation dont bénéficie le power trio qui de près ou de loin, mais surtout sur scène, peut se vanter de pouvoir rivaliser avec Airbourne, The Darkness ou The Black Crowes. À part l’arrivée d’un nouveau batteur en la personne de Brett ″ Wolfie ″ Wolfenden pas grand changement sous les cieux de la lointaine Aussie. Serait-ce un clin d’œil? La pochette ressemble étrangement à celle qui, en 1989, illustrait le Sonic Temple de The Cult. Avec dix titres 100% rock les séducteurs restent fidèles à un hard rock très seventies qui ne manquera pas de rassurer les fans et de séduire les adeptes d’une high energy aux petits oignons produite par celui qui, en son temps, a fait ses preuves avec les Who, Thin Lizzy, Bad Company, UFO, Kiss et led Zeppelin (Physical Graffiti): Ron Nevison.
Dixit le New Musical Express à propos de The Casanovas: ″ c’est comme Jet [autre groupe australien qui casse la baraque – NDLR] sous Viagra mais en mieux! ″. Quant à ceux qui oseraient prétendre que l’on a affaire à du sous AC/DC, ils seront démembrés à l’aide d’un coupe-ongles. Pas vrai Jojo?!
[Extrait]: En 1962, Albert Grossman est le manager de Bob Dylan mais aussi aussi celui de Peter Yarrow, Paul Stookey et Mary Travers; c’est par son entremise que ces derniers découvrent Blowin’ in the Wind, une protest song écrite par le ″ Rimbaud du Rock ″. En 1963, le trio folk enregistre sa propre version en une seule prise et, le 18 juin, Warner Bros publie le single. Des animateurs influents le considèrent comme la chanson de l’année et certaines radios de Cleveland, Washington et Philadelphie le passent toutes les heures. En huit semaines le titre atteint la seconde place des charts et connaît un succès mondial, paradoxalement plus retentissant que la version originale de Dylan sortie un mois auparavant. Le nombre d’exemplaires vendus dépasse les deux millions. Cette année-là, Peter, Paul And Mary chantent cet hymne métaphorique lors de la marche pour l’emploi et la liberté à Washington ; événement au cours duquel Martin Luther King prononce devant le Lincoln Memorial son fameux discours : ″ I Have a Dream ″.
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Un parcours pour le moins atypique que celui de ce musicien californien d’abord recruté comme batteur par Albert Collins qui, dans les années 70, l’initie également à la guitare. Bonne idée car très vite la six cordes n’a plus de secrets pour Coco Montoya. Au point qu’au début de années 80 il est repéré et embauché par John Mayall au sein des Bluesbreakers, formation qui au fil des époques a servi de tremplin à des pointures guitaristiques comme Eric Clapton, Peter Green, Mick taylor, Harvey Mandel, Walter Trout et j’en passe. Venu remplacer Mick Taylor sur le point de rejoindre les Stones, Montoya jouera aux côtés du parrain du blues jusqu’en 1994. L’année suivante il se lance dans une carrière solo et sort un premier album prometteur: Gotta Mind to Travel. Dix albums plus tard et après quatre ans d’absence discographique, inutile de vous dire que le virtuose de la strat était attendu au tournant, lui et son nouvel opus, le sixième sur le légendaire label Alligator Records. Writing On The Wall tient ses promesses et le guitariste-chanteur nous offre un de ces moments de grâce qui allient émotion et sensibilité. Le Coco pourrait en faire des caisses, genre écoutez comme je joue vite, bien et fort – il en a les moyens – mais il préfère user de ses capacités pour nous captiver avec un toucher de manche éblouissant et une interprétation exceptionnelle. Enregistré live avec les musiciens qui l’accompagnent sur scène, ce nouvel album de blues mais pas que est un grand moment classieux, poignant et mid-tempo au cours duquel le bluesman est éblouissant tout au long des 13 plages. Un vrai bonheur!
[Extrait]: Écrite et enregistrée par le chanteur britannique Vince Taylor en 1959, Brand New Cadillac ne connaît qu’un succès confidentiel au Royaume-Uni car la BBC refuse de diffuser ce qu’elle considère comme une publicité pour la marque américaine… Le titre connaît un regain de popularité en Europe occidentale lorsqu’il est repris en 1964 par un groupe de Birmingham, The Renegades, qui, sous le titre simplifié de Cadillac, s’en attribue la paternité. En 1965 c’est en Suède que The Hep Stars reprennent la version des Renegades – crédits d’auteurs compris – en ignorant que la version originale revient à Vince taylor. Énorme succès en Europe du nord et surtout en Finlande. La même année, un autre groupe suédois, The Shamrocks, en enregistre une version garage à la fois vigoureuse et bluesy qui fera elle aussi un tabac en Allemagne, au Japon et surtout en France, atteignant la première place sur les radios de l’hexagone…
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[Extrait]: Ce petit groupe anglais du Kent se produisait sous le nom de Little Boy Blue and the Blue Boys et comportait entre autres en son sein Dick Taylor, Keith Richards et… Mick Jagger. Alors qu’ un certain Brian Jones recrute pour monter son propre groupe, les trois compères se joignent à lui et à et Ian Stewart en 1962 pour devenir The Rollin’ Stones…
Parce qu’il y avait trop de guitaristes dans cette nouvelle formation, Dick Taylor passe à la basse puis décide de quitter les Stones (il sera remplacé par Bill Wyman – NDLR) pour voler de ses propres ailes en compagnie du chanteur-harmoniciste Phil May, de John Stax à la basse, de Brian Pendleton à la guitare et de Viv Prince à la batterie. Le nouveau quintet s’appelle désormais The Pretty Things… Comme beaucoup d’autres groupes The Pretty Things ne sont ni étrangers, ni insensibles aux défis qui accompagnent souvent la célébrité et le succès. Au prétexte de relation amoureuse Don’t Bring Me Down évoque les frustrations et les pressions qui accompagnent le fait d’être sous les feux de la rampe, constamment jugés…
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[Extrait]: C’est le deuxième opus live du Velvet Underground. C’est aussi le premier disque du groupe à être sorti après sa dissolution en 1973. L’album a été enregistré en 1969, lors d’une tournée de 70 dates à travers l’Amérique du Nord et le Canada… Ce témoignage a bien failli ne pas voir le jour, le guitariste Sterling Morrison s’opposant à la sortie d’un enregistrement qu’il juge nuisible à la notoriété du Velvet. Détenteur des droits et seul maître à bord depuis ses succès en solo, Lou Reed passe outre et confie les bandes à Mercury Records qui, après mixage, publie les enregistrements des 17 titres sous la forme d’un double LP en septembre 1974. Le cover art imaginé par le designer Ernest Thormahlen se retrouve bloqué à la frontière espagnole, contraignant la maison de disque à masquer la culotte en dentelles que laisse entrevoir une jupette trop mini… La mention ″ Con las versiones originales ROCK AND ROLL – SWEET JANE – LISA SAYS – FEMME FATALE ″ est imprimée au recto de la pochette. En procédant à une fouille minutieuse, les autorités franquistes découvrent une dose de chnouf et procèdent à sa confiscation immédiate. De fait, Heroin – l’un des titres majeurs de l’album – est désespéramment absent de l’édition hispanique….0
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La route Vincent Damon Furnier connaît. Depuis plus de 50 ans il bouffe du kilomètre aux commande de son grand rock’n’roll barnum. Pas étonnant donc qu’ Alice Cooper veuille évoquer un mode de vie consacré pour une grande part à ses errances internationales. Pour ce, le 29 ème album studio du roi des constrictors a été enregistré dans des conditions live et sans overdubs; c’est lui qui le dit et la production du fidèle Bob Ezrin semble le confirmer. Histoire de pimenter la sauce, Cooper a fait appel aux guitaristes Nita Strauss, Ryan Roxie, Tommy Henriksen et Tom Morello, au bassiste Chuck Garric et au batteur Glen Sobel. Une belle façon de rendre hommage, en les impliquant, aux compagnons de route qui partagent la scène avec lui. ″ PourRoad, je voulais que le groupe soit impliqué dans l’élaboration de toutes les chansons. Je ne vois ces gars que lorsque nous sommes sur scène. Donc, je voulais qu’ils soient aussi impliqués qu’ils le sont en concert. Quand vous avez un groupe aussi bon, je crois qu’il faut le montrer ″. Le résultat est là. Road envoie du lourd, de la virtuosité et témoigne d’une passion et d’un enthousiasme débridé qui tendent à prouver que l’éminence du classic rock n’a pas encore l’intention de prendre sa retraite. L’album tient admirablement la route et s’achève sur une reprise réussie du Magic Bus des Who au cours duquel, le temps d’un solo, Glen Sobel essaie de se faire passer pour Keith Moon. Seule ombre au tableau, Baby Please Don’t Go, une ballade sirupeuse qui vient casser le rythme et l’ambiance de ces 48 minutes d’énergie brute au cours desquelles les guitares virevoltent. Mais bon, on pardonne, c’est pas la première fois que l’on nous fait le coup. Pour oublier cet écart il suffit de s’attarder sur un White Line Frankenstein dans lequel Tom Morello se montre sous son meilleur jour.
Tracklist: 1. I’m Alice – 2. Welcome To The Show – 3. All Over The World – 4. Dead Don’t Dance – 5. Go Away – 6. White Line Frankenstein – 7. Big Boots – 8. Rules Of The Road – 9. The Big Goodbye – 10. Road Rats Forever. 11. Baby Please Don’t Go – 12. 100 More Miles – 13. Magic Bus.
[Extrait]: À bien des égards, l’histoire de James Naim ressemble à celle de nombreux artistes britanniques des sixties. Né à Ealing en 1941, James Royal a émergé au milieu d’une décennie en pleine révolution musicale, alors que le blues et la soul importés d’Amérique creusaient leur sillon outre – Manche. Ce nouveau phénomène convenait parfaitement au style enjoué de James. Sa tessiture de voix, son énergie, son assurance et ses prestations efficaces auraient dû lui permettre de se démarquer de la tendance pop de l’époque. Ce ne fut pas le cas… La participation à la finale d’un tremplin télévisé ne suffira même pas à faire décoller la carrière de celui que le milieu surnommait pourtant ″ The King of British Blue Eyed Soul ″. Pas plus que des premières parties assurées lors de concerts au Marquee avec Ike & Tina Turner, Stevie Wonder, Tom Jones ou les Moody Blues. En 1966 sa carrière est prise en main par Mervyn Conn (le promoteur des tournées en Grande-Bretagne des têtes d’affiche américaines telles que Johnny Cash, Chuck Berry ou Jerry Lee Lewis) qui lui obtient un contrat d’édition avec CBS Records. Plusieurs séances d’enregistrements sont organisées avec quelques requins de studio, le guitariste Jimmy Page notamment. Call My Name, le premier single issu de ces sessions, est publié en 1967 en Grande-Bretagne et l’année suivante dans les autres pays européens où il est bien accueilli, particulièrement en France au cours de événements de Mai 68. À partir d’une composition de R. Murphy et J. Klaeysen la voix de son interprète exprime avec sensibilité les thèmes de la solitude, de l’appel à l’aide et de l’amitié…
Congas bondissants, ligne de basse entêtante, guitare acoustique subtile et tonalité soul des cuivres admirablement dosés accompagnent à merveille la puissance de l’assaut vocal. James Royal venait de trouver sa place en tant que chanteur solo et ce 45 tours marquera à jamais une carrière qui, malgré tout, ne décollera jamais vraiment. Dommage !
Aparté: Mon tout premier 45 tours!
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[Extrait]: 1956. Annie Mae Bulloock est fan du groupe Kings of Rhythm au sein duquel Ike Turner assure le lead, joue de la guitare et chante. À la faveur d’un concert, celle qui veut se faire un nom sur scène, fait le forcing pour être engagée dans la formation et obtient gain de cause. Ike la prend comme chanteuse, la rebaptise Tina et l’épouse en 1958… Tina est impressionnante, c’est une bête de scène. Sa voix est un lance-flammes et elle assure le show de façon suggestive. Ses tenues couvrent à peine ses fesses et dans ses mains, sans la moindre ambiguïté, le micro devient un symbole phallique qui en affole plus d’un. Les tournées s’enchaînent et, comme par magie, les portes des studios s’ouvrent… Ike & Tina Turner parviennent à sortir une bonne trentaine de singles et plusieurs LP’s. Cette année là en novembre, lors d’un show télévisé ils font la rencontre du directeur des programmes. Phil Spector – c’est lui – est un fervent admirateur de Tina et rêve de lui faire interpréter une de ses compositions co-écrite avec Ellie Greenwich et Jeff Barry : River Deep, Mountain High. Spector veut mettre toutes les chances de son côté et pour ce, il fait appel à quelques requins de session affûtés… Après deux journées de calage de la bande son avec les musiciens, Spector fait entrer Tina en studio le 7 mars et la fait travailler encore et encore jusqu’à obtenir la perfection qu’il attend d’elle. Les paroles évoquent un amour inconditionnel, plus profond que n’importe quel fleuve et plus grand que n’importe quelle montagne… En tout point magnifique, le single sort en mai 1966. Au final, l’enregistrement revient à 22 000$, à l’époque un prix incroyable pour un single. En dépit de l’excellent accueil qui lui est réservé en Europe (N°1 en Espagne, N°3 au Royaume-Uni), aux États-Unis c’est un flop…
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