Phil May – Don’t bring me Down

The Pretty Things perdent leur chanteur Phil MayContrairement aux Beatles, Who et aux Stones,  les Pretty Things ont passé la première partie de leur carrière à courir après le succès. Contrairement à ses concurrents, le groupe formé par  Dick Taylor – qui venait de quitter les Stones – était mal conseillé, mal géré et mal produit. Ceci expliquant cela, mais en partie seulement. Tous caractériels, lunatiques et bornés, les gars n’en faisaient qu’à leur tête. Une gueule, une présence et une voix, celle de Phil May, le seul qui, contre vents et marées, parvenait à peu près à canaliser les quatre chiens fous qui l’accompagnaient. Musicalement, mais pas seulement. Car May assurera seul, avec un indéfectible entêtement, la continuité des Pretty Things au cours d’une carrière pour le moins chaotique. Adoré par Page et Plant, le groupe sera la première signature du label créé par Led Zeppelin : Swan Song, Un nouvel album de The Pretty Things devait devait voir le jour cette année mais près presque 60 ans de carrière le leader charismatique disparaît connement. Le 15 mai, à 75 ans, Phil May décède des suites d’une une grosse intervention chirurgicale après une chute à vélo. Et ça c’est pas rock’ n’ roll bordel!

Ecouter: En plus des singles dévastateurs que sont, entre autres, Rosalyn ou Don’t Bring Me Down: SF Sorrow 1968. L’opéra rock psychédélique par excellence avec son Loneliest Person, l’une des plus émouvantes prestation de Phil May. Rage Before… Beauty 1999. Peu connu, sous-estimé et pourtant!

Patrick BETAILLE, mai 2020

The Pretty Things – Silk Torpedo.

The Pretty Things Silk TorpedoSorti en Octobre 1974 Silk Torpedo (littéralement Torpille de Soie) est intéressant à plus d’un titre. The Pretty Things en sont au septième opus qui avec Parachute restera un des meilleurs crus Seventies et la première entrée du groupe au Bilboard. Silk Torpedo est aussi le premier album sorti en Angleterre sous le label Swan Song Records fraîchement crée par Led Zeppelin, excusez du peu ! Enfin, la jaquette est l’œuvre d’ Hipgnosis, un collectif de graphistes britanniques formé en 1968. Ici c’est clair, les concepteurs ont bien assimilé l’approche Alberto Vargas ou  Art Frahm pour coucher sur le papier ce véritable plaisir des yeux. A l’époque du vinyl, 33 tours qui plus est, c’était un plaisir indescriptible de déployer le contenant et de s’y perdre en se laissant porter par les mélodies du contenu. Je pense que vous serez d’accord avec moi, aujourd’hui le format Cd se prête peu à ce genre d’errance. Au fait…?!  Z’avez pas vu mes lunettes?

Patrick BETAILLE, janvier 2011.

Pochettes de disques Hypgnosis