La Discothèque Idéale 2014

Mark Doyle and the Maniacs A Salute to the 60's Blues Boom   Johnny Winter Step Back   King Pug Grocery

 

Au regard du nombre de nouveautés, l ’année écoulée ne se distingue pas particulièrement dans le domaine du Blues ou du Blues Rock… Vous êtes peut être un peu déçu par ”Rock or Bust”, le dernier ACDC. Vous vous êtes un tantinet ennuyé à l’écoute de ”The Endless River” du Floyd… La production télévisuelle vous en touche une sans faire bouger l’autre… J’ai quelque chose pour vous! Faute de mieux, le cru 2014 (Clic sur les images!) doit pouvoir vous apporter quelques menues satisfactions en terme de musique qui s’écoute avec les oreilles mais aussi avec les pieds. Le choix est bien évidemment partial, partiel, subjectif et assumé. Il a juste pour ambition d’entretenir l’espoir que le Rock n’est pas encore mort et de prouver que, contre vents et marées, de bonnes volontés mettent beaucoup de conviction et d’énergie pour que leur passion et leur plaisir deviennent nôtres. Le débat reste entier et ouvert mais il doit obéir à une constante et une seule: ″ La musique c’est comme la vie, ça se respire ″(Francis Zegut).

 

Brimstone Coven   Bonamassa   Blues Pills

Patrick BETAILLE, janvier 2015

Bonnes Résolutions 2015 – Calvin

Calvin et Hobes Bill Watterson Résolutions

[Bill Watterson – Calvin et Hobes]: Des résolutions? Moi? Qu’est ce que tu insinues? Que je dois changer? Ecoute moi bien mon pote! Que je sache je suis parfait tel que je suis!

Rock Relics – Les ravages du Temps

Source Images: Izismile.com

 

Drogues, alcool, débauches et excès en tous genres exercent sur les Rock Stars des ravages plus ou moins visibles. D’aucuns dirons que c’est le prix à payer à la dépravation même si les dommages physiquement constatés ne s’appliquent pas de façon égalitaire. Keith Richard a enterré les trois médecins successifs qui lui garantissaient une mort proche, violente et certaine s’il ne mettait pas un terme à sa consommation de dopes. Certains comme les illustres du Cub 27 n’ont même pas eu le loisir de constater de visu leur propre décrépitude car violemment emportés par la démesure de leurs abus. D’autres enfin sont partis sur le tard, victimes des conséquences pathologiques auxquelles ils auraient pu, sous couvert d’abstinence, faire un pied de nez. Au delà de ces disparités réside une constante équitable qui relève des ravages du temps qui passe. La grande faucheuse dispose d’outils redoutables pour avachir les chairs, déplumer les crinières, creuser les traits ou ramollir les postures. Au moment d’interroger le miroir pour savoir si en terme de souillure le superflu prend le pas sur l’essentiel il faut s’attendre à ce que la réponse fasse mal. Très mal. La preuve en images!

Patrick BETAILLE, décembre 2014

Blues Pills – Blues Pills

Cd Blues Pills

On ne va pas s’en plaindre, même de façon relativement confidentielle, le ”Revival” du Rock, semble reconquérir un peu de terrain. En 2011, les américains Zack Anderson et Cory Berry (Ex Radio Moscow) s’ associent avec la chanteuse suédoise Elin Larsson. Le trio enregistre une démo, commence à tourner et établit le contact avec un très jeune et très talentueux guitariste français, Dorian Sorriaux. S’en suit tout récemment un album éponyme qui du contenant au contenu baigne dans une ambiance Seventies, à la croisée d’un vrai Rock et d’un très bon Blues teinté de Soul. Certes, et comme dirai quelqu’un que je connais,  peut être ”pas de quoi défriser Nelson Monfort” mais tout de même! Absolument rien à jeter dans ce premier LP du désormais quatuor. Même en mode mid tempo les titres sont efficaces, gorgés de feeling et de groove. Par les temps qui courent le plaisir d’entendre du gros son, de vraies guitares, une rythmique bien baston et une chanteuse qui a des tripes se fait rare. Blues Pills c’est Big Brother & the holding Cie qui fricote avec The Bell Rays. Ça envoie du bois, ça décrasse les cages à miel et ça sent bon la sueur. Vous attendez quoi pour vous faire prescrire ces pilules?

Patrick BETAILLE, décembre 2014

Damien Saez – J’accuse!

Damien Saez J'accuse

[Extrait]: Il n’y a pas qu’outre Atlantique que les ligues puritaines font entendre leur voix quand il s’agit d’élever un rempart devant ce qui pourrait porter atteinte à la morale et aux mœurs. En France c’est le J’accuse de Saez qui en mars 2010 subit les foudres de l’ Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité. En effet, l’ ARPP décide que l’affiche qui reproduit la pochette de l’album doit être retirée de tous les lieux publics. La censure est justifiée de la manière suivante : ″ L’affiche présente un caractère dégradant pour l’image de la femme dans la mesure où elle apparaît nue, et qui plus est dans un chariot de supermarché, donc comme une marchandise… La publicité ne peut réduire la personne humaine, et en particulier la femme, à une fonction d’objet ″…

Sauf à admettre que le but non avoué consiste à protéger l’image du caddie, il est quand même étrange de constater que ceux là même qui ruent dans les brancards à propos du visuel de Mondino oublient systématiquement de se manifester vis à vis des publicistes  qui, à la demande de clients évidemment biens sous tous rapports, usent et abusent des charmes féminins pour vendre tout et n’importe quoi. Le rock serait il victime d’un apriori défavorable?

Patrick BETAILLE, décembre 2014


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Maurizio Marcato – Pin Art

© Maurizio Marcato

 

Cet artiste italien développe très tôt des talents qu’il exprime au travers de la peinture. Il découvre ensuite que la photographie lui permet de donner plus aisément corps à sa propre interprétation du quotidien et de sa réalité. En 1979 Maurizio Marcato ouvre à Vérone un studio depuis lequel il réalise divers projets touchant à la photo industrielle, l’architecture, la publicité et bien sûr au portrait. Ces clients se trouvent aux USA, au Japon, en Europe et il collabore également pour de nombreux magazines de design. L’artiste expose également. L’une de ces expositions, ″Pin Art″, célèbre la beauté de la femme au travers de 25 clichés pour lesquels mise en scène et décors sont délibérément axés sur le modèle des Pin-Up des années 60. Comme quoi les italiens savent faire autre chose que des trucs rouges qui font du bruit!

 

© Maurizio Marcato

Patrick BETAILLE, décembre 2014

King Pug – Grocery

King Pug Grocery Dave WilkinsonUn bien beau cadeau de Noël que cette découverte au travers de laquelle je serai certainement passé sans les conseils avisés de Veetess Speereet. A n’en pas douter King Pug devrait vite se faire un nom dans le monde hélas trop confidentiel de l’Indie Rock. A l’origine du projet, un musicien anglais, auteur, compositeur et producteur: Dave Wilkinson. En 2013 histoire de mettre entre parenthèses son activité de musicien de studio, le guitariste/harmoniciste fait appel à un ami et partenaire de longue date, Caspar Saint-Charles, pour étayer l’expression d’un besoin de revenir aux fondamentaux du Blues Rock. Le duo met rapidement sur pied ”Borneo Mint Shave”, un premier EP de 7 titres enregistrés ”à la maison” et bourrés jusqu’à la gueule de guitares râpeuses et de rythmes syncopés. Satisfaits du résultat les deux compères reviennent cette année un nouvel album. Bien qu’un peu plus travaillé, Grocery et ses 12 titres reste dans la même veine que le précédent. C’est Roots à souhait, rafraîchissant, bien rythmé, et d’évidentes influences funky foutent des fourmis dans les pieds et donnent à l’ensemble un goût de revenez-y.  ″Noël en toc ou Rock en stock″, il faut se décider, mais quand on sait que King Pug est recommandé par Zegut en personne le choix n’est pas trop difficile. Pour s’en convaincre et savourer du Blues qui ne vous le donnera pas… le Blues… il suffit de se rendre à l’ épicerie: Grocery!

Patrick BETAILLE, décembre 2014

Zapping Photo – 2014 en images

© China Space Administration of Science

 

Le zapping est une institution et tous les ans nous y avons droit, ça et là, sous une forme ou sous une autre. Louable démarche que celle du magazine The Atlantic qui au travers de clichés soigneusement sélectionnés nous propose de parcourir les événements significatifs de 2014. Un magnifique échantillon de 140 images qui nous incitent à réfléchir et surtout à nous focaliser sur l’essentiel tout en passant outre l’orgie de clichés insipides et d’infos aseptisées que nous consommons quotidiennement sans même nous en rendre compte. ″La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie″ (Milan Kundera). C’est ici que ça se passe et c’est en 3 volets: The Atlantic: 2014, the year in photos.

 

Le Père Noël est un motard: Extraits

Santa Claus Biker
Album Cover Art: Brett Eldredge – Merry Christmas

 

Cher Père Noël, je voudrais que tu m’apportes un BMW NineT. Merci. Bruno. Cher Bruno! L’ improbable étron acheté à un gendarme ne te suffit plus? Tu ne manques pas d’air! C’est dit, cette année tu auras un sifflet. Connard!

Cher Père Noël, je voudrais que tu m’apportes une Guzzi California. Bisous. Patrick. Cher Patrick! Apprends d’abord à rouler et on avisera. Tu te contenteras d’un déambulateur pour t’éclater en maison de retraite. Prétentieux!

Cher Père Noël, je voudrais que tu m’apportes un Honda CBX 1000 cadre Martin. Tendrement. Olivier. Cher  Olivier! Tu n’es qu’un petit branchouillard vintage addict et ça m’énerve! Pour la peine tu auras un caban, ça t’apprendra à vivre. Frimeur!

Cher Père Noël, je voudrais que tu m’apportes une Moto Guzzi Bellagio. S’il te plait. Philippe. Cher Philippe! Tu te contenteras d’une paire de tendeurs pour ta Ducat, ça t’évitera d’emmerder le monde avec le transport de tes bagages. Branleur!

Cher Père Noël, je ne veux rien mais j’ai laissé sous l’arbre des diots pour toi et des carottes pour tes rennes. A plus. Gérard. Cher Gérard! Si tu veux vraiment être lèche cul, offre moi une bouteille de Bourbon, une barrette de shit et invite des copines bien roulées. Non Mais!

Patrick BETAILLE, décembre 2014

 

John Lennon – Unfinished Music No. 1: Two Virgins

John Lennon & Yoko Ono Two Virgins

[Extrait]: À sa sortie en 1968 cet album du duo par John Lennon/Yoko Ono fait scandale avec une jaquette représentant le couple nu de face sur le recto et de fesses sur le verso. Le visuel, pas du tout du goût des distributeurs, se voit censuré et habillé de papier kraft qui  ne laisse apparaître que les visages des protagonistes… Pourtant, avant la sortie du disque, les autres Beatles et plusieurs proches de Lennon lui conseillent ne pas publier en l’état ce qui ressemble plus à une provocation vulgaire et sans intérêt qu’à autre chose. Le débat pourrait être clos s’il ne s’agissait que de nudité visuelle mais malheureusement question musique c’est aussi le dépouillement le plus total. Two Virgins ne contient que deux plages de quatorze minutes, constituées de bruitages, de bribes de conversations, de collages sonores et d’instants musicaux soit disant conceptuels. Pauvre John! Excès de dopes ou ascendant de l’allumée nippone en tout cas sur ce coup là tu t’es quand même bien foutu de notre gueule!

Patrick BETAILLE, décembre 2014


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈