Drouot – Accord majeur pour Guitare

Drouot Vente aux enchères guitares

Il est bien sûr déjà arrivé que la guitare résonne dans les salles des ventes de Drouot. Citons entre autres et pour mémoire sept des guitares d’ Alexandre Lagoya ou encore une Arkane A 66 rouge conçue par le luthier français Michel Lâg, pièce unique  ayant appartenu au député métalleux Patrick Roy. Mais le 11 avril prochain et pour la première fois,  pas moins de 120 pièces anciennes et rares seront mises aux enchères. Des guitares allant du début du XIXème à la fin des années 1970, comme cet instrument espagnol construit aux alentours de 1910 par le célèbre luthier Manuel Ramirez ou cette Gibson L-5CN de 1968 ou encore l’ Epiphone Sheraton produite en 1965 à seulement 13 exemplaires. Sans ignorer d’ incontournables Gretsch ou Fender, deux belles basses Rickenbacker modèle 4001 figurent aussi au catalogue.

Patrick BETAILLE, avril 2015

 

Beady Eye – Couvrez ce sein!

Beady Eye, Be, Ulla Randal

″ Couvrez ce sein, que je ne saurais voir. Par de pareils objets les âmes sont blessées, et cela fait venir de coupables pensées ″ (Tartuffe de Molière).

2013, parution de Be, deuxième album de Beady Eye, le groupe de Liam Gallagher. La jaquette du disque affiche une photo représentant Ulla Randal. A l’origine le cliché d’ Harry Peccinotti figure sur le calendrier Pirelli édition 1968. En Angleterre, le téton de la jeune femme se retrouve masqué par un sticker.

Patrick BETAILLE, avril 2015


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

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Philippe Moine – Caricatures Musicales

© Philippe Moine

 

Question caricatures, Philippe Moine en connaît un crayon. Cet architecte Palois débute dans l’exagération du trait en 1995 en croquant amis et collègues puis en s’attaquant aux joueurs de rugby de la Section Paloise. Il a depuis participé à plusieurs festivals de caricatures et de dessins de Presse au cours desquels  il a récolté plusieurs prix, notamment en 2004 et 2005. L’ Artiste expose durant tout le mois d’Avril au Show Case à Pau. L’occasion peut être de prendre l’apéro avec Lou Reed, Keith Richard, Miles Davis, ou d’autres, en ce lieu actif et sympathique voué aux concerts, au café-théâtre, mais aussi aux expositions de photos et de peintures.

Culture – La Musique sur Écoute

Réedition disques, Hadopi, culture et Business

 

Depuis longtemps les Majors ont fermé leurs portes à la spontanéité et à l’imagination. Leur credo est devenu la Création sous contrôle, formatée, prédigérée. Au lieu de parler de Musique ils invoquent le Support. Ils préfèrent penser Produit plutôt que de révéler le Talent. Priorité au profit, pas à l’oreille. Les Directeurs Artistiques sont des comptables, les Artistes des enseignes et le public un consommateur à gruger. La musique n’est plus un vecteur culturel ni le témoignage d’un phénomène social. Elle est devenue une denrée de supermarché, en promotion, indispensable, incontournable et déjà dans les bacs, pas loin des marronniers que sont les compils et autres Best Of . Les Médias sont au garde à vous et l’audimat bande pour la calculette. Devant l’effondrement de l’industrie discographique les décideurs suceurs de sons prennent le risque de changer de stratégie. La belle affaire! Après nous avoir convaincus que le Cd était fantasbuleux ils veulent nous persuader que le Vinyle est fabulistique. Vrai ou faux, peu importe! Le but non avoué consiste entre autres en rééditions de fonds de tiroirs déjà exploités jusqu’à la corde à grands coups de bonus, de remasters, de livrets, et de produits dérivés. C’est bon pour la relance à court terme et le maintien des marges immédiates qui financent la promotion médiatique des stars jetables. Tellement plus facile que d’admettre que le disque est trop cher à la vente… Et les artistes dans tout ça? Les quoi? Ah oui… Le téléchargement étant déjà sous contrôle des Labels, il sera toujours temps de brandir à nouveau le spectre du téléchargement illégal pour expliquer que si les compositeurs et interprètes sont malmenés c’est à cause de ceux qui font un beau doigt d’honneur à la stérilité dispendieuse de Madame Hadopi. Tremblez amoureux de la créativité! Surtout si vous prétendez échapper  à la soupe indigeste qui inonde les ondes, vos jours sont comptés. D’ici là, et tant que c’est encore possible, ne vous privez pas de faire des découvertes, de profiter de témoignages musicaux, de réveiller votre curiosité, d’élargir la palette de vos envies et de partager vos plaisirs. En dernier lieu et à l’occasion il ne faudra surtout pas oublier de remercier l’ Auteur. Le meilleur moyen de le faire réside dans l’achat de son disque et ça c’est… Rock’n’ Roll bordel!

Patrick Higgins – A Shot of Rhythm and Blues

Patrick Higgins Doctor FeelgoodVoilà une bien belle surprise que cet ouvrage consacré à un groupe qui a écrit les lettres de noblesse du Pub Rock: Dr Feelgood. 80 pages et 130 photos, couleur et noir & blanc, prises lors de concerts en France et en Angleterre. Durant une décennie, de 1983 à 1993, Patrick Higgins a suivi, côtoyé et lié une relation toute particulière avec Wilko Johnson et Lee Brilleaux qui se retrouvent donc immortalisés ici. ″A Shot of Rhythm and Blues ″ rend donc hommage à ces deux allumés notoires qui, pour notre plus grand bonheur, apparaissent tout empreints d’énergie et de fougue. Le Doctor clope, transpire, bouffe son micro ou son harmonica avec ou sans Gordon Russel ou Steve Walwyn à ses côtés. Wilko, pour le coup en congé du Medecine Man, triture sa Telecaster et tente d’hypnotiser le public avec ses airs de clergyman halluciné. Les dernières pages du livre regroupent pochettes de disques, posters et souvenirs personnels de l’auteur qui évite de se perdre en commentaires superflus pour privilégier et partager l’ambiance de la scène. En tirage limité à 1000 exemplaires ce témoignage à ne rater sous aucun prétexte ne coûte que 18 euros (Frais de port en sus selon destination).

Alors mettez ″Down by the Jetty ″sur la platine, décapsulez une bière et prenez contact avec Patrick qui se fera un plaisir de rédiger votre ordonnance. Contact et infos: phiggins21091963@gmail.com – Tel: 0623482150.

Patrick BETAILLE, Mars 2015

Aphrodite’s Child – 666

Aphrodite's Child 666 the number of the Beast

[Extrait]: En 1971, paraît le troisième et double double album des Aphrodite’s Child.  ″666″ est en fait une relecture de l’Apocalypse selon St Jean dans laquelle Vangelis Papathanassiou exprime sa vision dantesque d’un monde secoué par la guerre, la misère, les révoltes étudiantes et les catastrophes naturelles. Déjà. Sur des textes de Costa Ferris le groupe livre là un disque barré et disparate où se côtoient mysticisme, psychédélisme, rock, musique traditionnelle et même Jazz. Bien que peu présent pour cause de dissensions naissantes au sein du groupe, Demis Roussos chante à merveille… 666 est un disque difficile à comprendre, original, ambitieux, étonnant, inventif et courageux. Trop!..

Non seulement à cause des références au satanisme mais aussi parce qu’il intègre en son sein des épisodes identifiés comme choquants. Tout d’abord la mention ″ This work was recorded under the influence of Sahlep ″, faisant référence à une boisson inoffensive à base de racines et de cannelle, est mal interprétée, à tort. Ensuite les premiers mots de l’album consistent en un slogan révolutionnaire sans ambiguïté: ″ We got the system to fuck the System ″. Enfin et surtout c’est la prestation d’Irène Papas qui vient titiller les consciences bien pensantes. En effet, sur ″ Infinity″, l’actrice simule un orgasme hystérique de cinq minutes en modulant un ″ I am, I was, I am to come I was ″ sur fond de percussions syncopées. Il n’en faut pas plus! L’ enfant d’Aphrodite explose en 1972 laissant à Demis Roussos et Vangelis Papathanassiou l’opportunité d’entamer les carrières solos que l’on sait en abandonnant derrière eux une œuvre qui, aimée ou détestée, reste majeure dans l’histoire du Rock Progressif.

Patrick BETAILLE, mars 2015


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Silky Marie – Affaire de famille

Silky MarieMusicalement parlant, la recette n’a rien de très novateur. Prenez un bonne dose de Heavy Rock, ajoutez y un soupçon de Blues Rock et quelques miettes de ballades mid tempo. Laissez mijoter pendant une dizaine de titres et servez chaud avec un nappage Old School tendance Seventies. L’originalité de cet éponyme et premier album réside plutôt dans le groupe lui même. Silky Marie, c’est l’histoire d’un duo mais c’est aussi une histoire de famille; celle des Tweedy. Tim, le père, chante et s’occupe des parties guitares et de la basse pendant que Damon, le fils, assure la rythmique du haut de ses quatorze printemps prometteurs. Ce qui n’était au départ qu’un passe temps devient un galop d’ essai, au demeurant sympathique, auto-produit et enregistré à Minneapolis.  La suite? peut être la maturité avec un Power Trio puisque Les Tweedy cherchent actuellement un bassiste…

Patrick BETAILLE, février 2015

Michèle Cigolini – Peinture sur Guitare

 

Depuis qu’elle est sortie des Beaux Arts, cette Lyonnaise des Os exerce ses talents de peintre au sein de la communauté motarde. Son truc à elle ce sont, entre autres, les bones et skulls, dont elle orne à la demande les customs et choppers (essentiellement Harley Davidson) de clients adeptes de customisation; Freeway l’a d’ailleurs élue peintre de la décennie pour l’ensemble de son œuvre. De temps à autres Michèle Cigolini aime à changer de support et ce sont alors les guitares qui se voient parées de motifs polyuréthanés et aérographiés. A ce titre, en 2013, l’artiste a personnalisé deux guitares que Fender a offert au H.O.G. France pour une mise en vente au bénéfice de l’association de Patrick Baudry, Enfants Cancers Santé.

 

Lisa Mills – I’m changin’!

 CD Lisa Mills: I'm Changin'Originaire de l’ Alabama, Lisa Mills a passé trois ans en tournée en remplacement de Janis Joplin au sein d’une des dernières moutures  du Big Brother & the Holding Company. Le décor est planté quant à l’approche du chant, qui devrait vous en dire beaucoup sur ce qui relève donc d’une incarnation de la musique du Sud dans laquelle Rock et Soul se croisent ou cohabitent à des degrés divers. La voix est rauque, tantôt forte, parfois gémissante, mais toujours juste et émouvante. Lisa accompagne ses propres compositions et son jeu de guitare est des plus d’honorable sur ce quatrième album qui n’est ni un hommage à Janis, ni une de ces daubes qui encombrent les rayons de ”Housewives music”. ”I’m changin” est une bonne surprise bourrée de feeling, de tendresse et de frissons. Probablement pas de quoi rehausser le QI de Stevy Boulay mais l’interprétation a cappella de ”Tell Me” (exercice ô combien délicat) et une sublime version de ”Little Wing” devraient en séduire plus d’un question Musique qui vient du cœur et des tripes.

Patrick BETAILLE, janvier 2015

Balles tragiques à Charlie Hebdo – 12 Morts!

 


Sous couvert de convictions politiques et religieuses ou au nom de tout et de rien, quand la connerie ne connaît plus de limites elle fait un carton plein!


Patrick BETAILLE, janvier 2015