
[Audrey Hepburn]: ″ Elegance is the only beauty that never fades – L’élégance est la seule beauté qui ne fane jamais ″ Olivier Tramoni
Patrick BETAILLE, août 2025

[Audrey Hepburn]: ″ Elegance is the only beauty that never fades – L’élégance est la seule beauté qui ne fane jamais ″ Olivier Tramoni
Patrick BETAILLE, août 2025
[Extrait]: On pourrait penser qu’une forme de censure est à l’origine du packaging opaque de Wish You Were Here. Au départ, la pochette de l’album représente une poignée de mains entre deux personnages dont Ronnie Rondell* qui est en train est en train de brûler pour les besoins de la cause…
Le concept relève d’un postulat. Une forme de pacte entre les membres du groupe et le défunt Syd Barrett – symbolisé par le personnage en feu – dont le souvenir est le fil conducteur de ce neuvième album de Pink Floyd. C’est à Storm Thorgerson, très proche du groupe, qu’a été confiée la réalisation de l’artwork. Bien au fait que les textes de Roger Waters tournent essentiellement autour des affres de l’absence, le designer propose alors de couvrir l’album d’un film plastique noir et d’y apposer un sticker sur lequel le motif d’une poignée de mains mécaniques vient renforcer la thématique…
L’idée proposée est loin de séduire la maison de disques, mais face au blanc-seing donné par les musiciens et le staff d’ Hipgnosis, Wish You Were Here voit le jour sous cette forme le 15 septembre 1975.
*Durant la séance photo de l’album du Floyd, Ronnie Rondell n’a perdu qu’un sourcil et sa moustache. Il a aussi travaillé sur plus de 200 films dont How The West Was Won, Lethal Weapon, Twister, Thelma & Louise, The Matrix Reloaded, etc. Le cascadeur vient de décéder à l’âge de 88 ans.
In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art
Patrick BETAILLE, août 2025

En 1966, le manager des Beatles, Brian Epstein, offre à chacun des Fab Four une Mini Cooper S. Fidèle à l’esprit de l’époque, le guitariste George Harrison fait repeindre son exemplaire. Images psychédéliques et autres motifs inspirés de la tradition hindoue couvrent désormais la carrosserie rouge vif (à l’époque, Harrison s’attire les foudres de son voisinage en décorant la façade de sa maison dans le même style). En 1967, cette Mini apparait dans le film des Beatles, Magical Mystery Tour et devient le symbole du Swinging London alors en pleine Beatlemania.
En 2009, à l’occasion du 50ème anniversaire de la MINI – désormais dans l’escarcelle BMW – et pour honorer la mémoire du musicien décédé en 2001, la marque présente une édition revisitée sous la forme d’un exemplaire unique remis à son épouse Olivia Harrison. La voiture a été vendue aux enchères au bénéfice de l’association caritative créée par George Harrison en 1973: The Material World Charitable Foundation.
Patrick BETAILLE, août 2025

La suite des aventures des Blues Brothers, en bande dessinée cette fois. Inspiré du film de 1980, The Escape of Joliet Jake reprend l’histoire de Jake et Elwood Blues en 1997. Alors qu’il est en taule, Jake disparaît. Évasion? Enlèvement? C’est à un détective accompagné d’un jeune de l’orphelinat de Chicago où les frangins ont grandi qu’incombe la tâche de retrouver sa piste. Le scénario est écrit par Stella Aykroyd (fille du co-créateur Dan) et Evan Pisano (dont la défunte mère Judy était la veuve du co-créateur John Belushi. C’est Felipe Sobreiro qui illustre le livre préfacé par Dan Aykroyd.
D’ici la fin de l’année, l’éditeur Z2 Comics proposera une édition de luxe de la bande dessinée, avec de nombreux bonus, dont des tirages d’art, un coffret et même un harmonica. Mais la pièce maîtresse du lot est un vinyle bleu intitulé The Lost Recordings. Disponibles uniquement dans ce coffret, 13 enregistrements live inédits de Belushi et Aykroyd accompagnés des musiciens originaux du groupe. Des membres de Booker T. and the M.G.’s, des Bar-Kays, du groupe de Howlin’ Wolf et du groupe du Saturday Night Live de l’époque, dont Steve Cropper, Donald Duck Dunn et Matt Murphy. Ensemble ils reprennent des classiques comme Flip, Flop & Fly, Green Onions, Rubber Biscuit, Shot Gun Blues et bien sûr Soul Man, le hit de Sam & Dave.
Patrick BETAILLE, août 2025
[Extrait]: Cette chanson est un monument de l’histoire de la musique. Il s’agit du premier hit n°1 au Bilboard Hot 100 enregistré dans les studios de Muscle Shoals, en Alabama…
Pendant la journée, Percy Sledge travaille en tant qu’infirmier à l’hôpital du comté de Colbert en Alabama. La nuit, il chante dans un groupe local. Un soir de 1965, il remplace au pied levé le chanteur de The Esquires. Lors du concert avec cette formation il demande aux musiciens d’improviser un blues sur lequel il souhaite exprimer son mal-être et, pendant six minutes, il improvise une chanson provisoirement appelée Why Did You Leave Me…
Présent dans la salle, Quin Ivy, parolier et DJ de son état, est sous le charme et propose à Percy de venir dans son studio et de retravailler le morceau…
Désormais intitulée When a man Loves a Woman, la chanson sort en single en mai 1966 et atteint la première place des charts. Comme Sledge avait coécrit la première version de la chanson avec les musiciens de The Esquires, il leur accorda généreusement les droits sur la composition, jugeant que c’était grâce à eux qu’il avait eu l’opportunité de chanter cet hymne à l’amour devenu légendaire…
Jerry Wexler, le plus grand producteur – blanc de surcroît – de soul aux États-Unis déclara : ″ si un seul morceau doit résumer toute la soul, c’est bien When a man Loves a Woman ″.
Patrick BETAILLE, août 2025

[Régis Bossu]: ″ Ce très chaud baiser ne pouvait que faire fondre une guerre froide, n’est-ce pas? ″
Street artiste soviétique, Dmitri Vrubel (1960-2022) s’est rendu célèbre avec une œuvre satirique peinte peu après l’effondrement du régime est-allemand. 3,6 mètres de hauteur et 4,8 mètres de largeur, la fresque murale est intitulée: Mon Dieu, aide-moi à survivre à cet amour mortel. Elle a été réalisée sur une partie du mur de Berlin connue sous le nom d’East Side Gallery, peu après l’ouverture de la frontière inter-allemande le 9 novembre 1989. Détruite en 2009 dans le cadre d’un projet de restauration du site, l’œuvre sera reproduite à l’identique par l’artiste la même année.
L’image qui a servi de modèle à l’artiste est un cliché de Régis Bossu intitulé Le Baiser de la Fraternité. Le 5 octobre 1979 à Berlin, le photographe français couvrait l’actualité allemande pour l’agence Sygma. Lors de la cérémonie du trentième anniversaire de la formation de la République démocratique allemande, il a immortalisé le moment au cours duquel Léonid Brejnev, alors secrétaire général du Parti communiste de l’URSS, et Erich Honecker, président du Conseil d’État de la République démocratique allemande échangent un baiser fraternel. C’est ce cliché qui, en faisant la couverture de Paris Match, a inspiré Dmitri Vrubel.
Patrick BETAILLE, août 2025

La dernière apparition de Buddy Guy datait du 16 avril 2025 dans Sinners, le drame horrifico-surnaturel consacré au blues du Delta et à la fin duquel il incarnait le rôle de Preacher Boy. Même si musicalement il n’a plus rien à prouver, le dernier des Blues Giants persiste et signe avec un vingtième album studio: Ain’t Done with the Blues. ″ Cet album parle de mon parcours et des gens qui m’ont tant appris ″ explique Buddy. ″ Muddy, Wolf, Walter, Sonny Boy, BB… tous m’ont demandé de défendre le blues. J’essaie de tenir cette promesse ″.
À bientôt 90 ans, Buddy Guy est non seulement toujours debout mais il confirme également que grâce à sa passion, sa détermination et son jeu il est capable d’honorer ses engagements en allant encore plus loin avec 18 titres imprégnées d’âme et d’histoire. Une célébration à laquelle sont invités quelques uns de ceux qui, plus souvent qu’à leur tour, ont rendu hommage à la Musique du Diable. Joe Walsh (How Blues is That), Christone ″ Kingfish ″ Ingram (Where U At), Peter Frampton (It Keeps me Young), Joe Bonamassa (Dry Stick) et les Blind Boys of Alabama (Jesus Loves the Sinners). Entre hommages à John Lee Hooker (Hooker Thing), Lightning Hopkins (One for Lightnin’) et BB KIng (The Blues Chase the Blues Away), entre shuffle, gospel, R&B, Chicago blues et hymne méditatif (I Don’t Forget), l’ensemble vibre d’un chant expressif et d’une intensité électrique dont le guitariste a le secret. Ain’t Done With The Blues n’est pas une promenade nostalgique, pas plus qu’un résumé de carrière. C’est juste la preuve que Buddy Guy n’en a pas fini avec le blues et qu’il reste un artiste essentiel devant lequel on ne peut que s’incliner.
Patrick BETAILLE, août 2025
[Extrait]: 1960-1970. Émancipation des mœurs et liberté sexuelle. Le film érotique cherche sa place entre une production de plus en plus hard et un cinéma de séduction. Réalisé par Just Jaekin, sur un scénario de Jean-Louis Richard et d’après un roman d’Emmanuelle Arsan, le long métrage Emmanuelle est à l’affiche en France le 26 Juin 1974. Scandale ! Le film, en conjuguant érotisme chic et décors exotiques, met en scène Sylvia Kristel dans un scénario qui explore plusieurs aspects d’une sexualité découverte ou fantasmée. La musique du film composée par Pierre Bachelet est éditée la même année chez Barclay. Il s’avère que l’une des plages contrefait le Larks’ Tongues in Aspic de King Crimson paru le 23 mars 1973. L’année suivante, Robert Fripp, compositeur du morceau, poursuit les producteurs du film en justice et obtient gain de cause. Sur la jaquette de la bande originale, Sylvia Krystel pose a demi nue dans le désormais célèbre Fauteuil. L’image sera censurée dans certains pays. Portugal et Espagne devront ainsi se contenter d’une photo de l’actrice, plus classique et surtout, plus habillée.
In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art
Patrick BETAILLE, août 2025