[Extrait]: 1960-1970. Émancipation des mœurs et liberté sexuelle. Le film érotique cherche sa place entre une production de plus en plus hard et un cinéma de séduction. Réalisé par Just Jaekin, sur un scénario de Jean-Louis Richard et d’après un roman d’Emmanuelle Arsan, le long métrage Emmanuelle est à l’affiche en France le 26 Juin 1974. Scandale ! Le film, en conjuguant érotisme chic et décors exotiques, met en scène Sylvia Kristel dans un scénario qui explore plusieurs aspects d’une sexualité découverte ou fantasmée. La musique du film composée par Pierre Bachelet est éditée la même année chez Barclay. Il s’avère que l’une des plages contrefait le Larks’ Tongues in Aspic de King Crimson paru le 23 mars 1973. L’année suivante, Robert Fripp, compositeur du morceau, poursuit les producteurs du film en justice et obtient gain de cause. Sur la jaquette de la bande originale, Sylvia Krystel pose a demi nue dans le désormais célèbre Fauteuil. L’image sera censurée dans certains pays. Portugal et Espagne devront ainsi se contenter d’une photo de l’actrice, plus classique et surtout, plus habillée.
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
Le Diable rouge est une fiction théâtrale sur fond de réalité historique écrite par Antoine Rault en 2008 et mise en scène par Christophe Lidon. La pièce retrace les derniers mois de Mazarin, principal ministre du jeune roi Louis XIV. L’extrait qui suit est une critique acerbe du cynisme politique et de ses conséquences sur la vie économique.
[Extrait]: ″ Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus… J’aimerais que Monsieur le Surintendant Fouquet m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou. – Mazarin: Quand on est un simple mortel et qu’on est couvert de dettes, on va en prison, bien sûr. Mais l’État, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette. Tous les États font ça. – Colbert: Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables. – Mazarin: On en crée d’autres. – Colbert:Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà. –Mazarin: Mais non, pas les pauvres! – Colbert: Les riches alors ? – Mazarin: Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres. – Colbert: Alors, comment fait-on? – Mazarin: … Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres! C’est ceux-là que nous devons taxer encore plus, toujours plus! Ceux là! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser. C’est un réservoir inépuisable – Colbert: Mais ils sont étranglés, ce sont les forces vives du royaume. Le plus grand risque que vous preniez éminence c’est de laisser pourrir la situation actuelle. Il ne faut pas augmenter les impôts mais au contraire les baisser… Il faut diminuer le nombre des officiers de finances, sanctionner leurs trafics, ne plus voir ces fortunes scandaleuses qui nourrissent une sentiment de révolte dans le royaume. – Mazarin: Que tu es naïf Colbert. Crois-tu vraiment qu’on pourrait gouverner la France uniquement avec des gens honnêtes? Pour tenir un pays il faut malheureusement des fripons. Ils nous rendent de grands services que les gens honnêtes seraient incapables de rendre… Ce sont les coquins qui mènent le monde ″…
Voici ce qui rend Le Diable Rouge si actuel et si pertinent en tant que miroir de la vie politique actuelle. ″ Peu importent les libertés que prend Antoine Rault avec l’Histoire. On n’est pas ici à la Sorbonne, on est au théâtre″ (Christophe Lidon). Texte intégral disponible au format e-book.
[Pierre Dac]: ″ Ce ne sont pas les enfants dans une voiture qui créent des accidents, mais bien les accidents dans une voiture qui créent des enfants – It’s not children in car that cause accidents, but accidents in car that cause children ″
Orianthi… Guitar hero au féminin ou taupe modèle? Pour trancher il suffit de garder en mémoire le fait que mademoiselle Panagaris a brillamment collaboré avec Alice Cooper, Dave Stewart et Richie Sambora. Il convient également de souligner que son style et son jeu lui ont valu l’honneur d’être souvent comparée à Joe Satriani, Steve Vai, Carlos Santana et même Eddie Van Halen. Au fil des ans, tout en jouant avec des légendes elle a continué à enrichir sa discographie personnelle. Dernière production studio en date, ce Some Kind of Feeling pour le moins intéressant.
Entre ballade sensuelle et profonde (Some Kind of Feeling et Heaven Right Here) et un blues rock intense partagé avec Joe Bonamassa (First Time Blues), Orianthi confirme ses qualités vocales avec les ambiances soul de Ghost et Call you Mine. Elle n’en oublie pas pour autant qu’elle est aussi là pour envoyer du bois et elle le prouve avec Dark Days Are Gone,What I’ve Been Looking For et une belle reprise de Sharp Dressed Man qu’elle a déjà eu l’occasion de jouer avec son compositeur: Billy Gibbons. Some Kind of Feeling possède une réelle identité musicale, entre puissance et élégance, technique et feeling. De quoi bien démarrer la journée.
Photo d’Albert Einstein et Charlie Chaplin à Los Angeles lors de l’avant-première du film Les Lumières de la ville. Pris en avril 1931, le cliché a été publié en page 36 de Photoplay Magazine.
Une histoire raconte qu’alors qu’ils voyageaient ensemble, ils furent reconnus et applaudis chaleureusement. Ils saluèrent le public et, paraît-il, auraient échangé les mots suivants: Albert Einstein : ″ Ce que j’admire le plus dans votre art, c’est son universalité. Vous ne dites pas un mot, et pourtant le monde entier vous comprend ″. Et Charly Chaplin de répondre: ″ C’est vrai mais votre gloire est plus grande encore. Le monde entier vous admire alors que personne ne vous comprend ″.
[Extrait]: Paul Simon et Art Garfunkel grandissent ensemble à New York, dans un quartier du Queens où ils fréquentent la même école. En dehors des cours, tous deux se retrouvent dans le garage des parents de Art pour s’exercer sur des airs du moment et bricoler des harmonies à quatre voix sur un magnétophone… Arrivent les années 60 et la vague folk qui déferle sur le milieu étudiant de Greenwich Village. Inspiré par l’engouement du public pour Bob Dylan et Joan Baez, Paul Simon obtient un rendez-vous avec Columbia Records qui donne le feu vert pour enregistrer Wednesday Morning 3 A.M, album sur lequel figure The Sounds of Silence, une chanson que Simon a composée peu après l’assassinat de John F. Kennedy et qui évoque le manque de communication entre les hommes… Sorti le 19 octobre 1964, le LP passe inaperçu et cet échec entraîne la séparation du duo. Le producteur Tom Wilson, apprend que la chanson est diffusée avec succès sur plusieurs radios. Alors que le folk rock devient de plus en plus populaire, il décide de tenter un coup pour coller à la tendance du moment. À l’insu de Art et Paul, il conserve le chant et fait enregistrer un accompagnement électrique. Cette nouvelle mouture sort en single en septembre 1965 et amorce une lente mais inexorable progression des deux artistes vers les sommets. Sounds of Silence atteint la première place du Billboard et devient pour Simon & Garfunkel le moteur d’une célébrité internationale, confirmée en 1967 par la BO du film The Graduate (Le Lauréat) sur laquelle le morceau apparaît à deux reprises.
Vivement recommandée, la magnifique version de Sound of Silence interprétée à capela par: Nouela
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
[Lucie Ball – Actrice américaine]: ″ Once in his life, every man is entitled to fall in love with a gorgeous redhead – Une fois dans sa vie, tout homme a le droit de tomber amoureux d’une magnifique rousse ″.
″ L’album du retour que tout le monde redoutait ″. Le message est clair. D’autant plus clair qu’à y regarder de plus près on peut lire aussi: ″ Le groupe des origines? 14 nouveaux titres? Pas de pitié? ″. Alice revient, sans son lapin mais en compagnie de ceux avec qui elle a écrit les plus belles pages du shock rock des seventies. Michael Bruce (Guitare), Denis Dunaway (Basse), Neal Smith (Batterie) sont là pour revivre la grande époque de Love It to Death, Killer, School’s Out et Billion Dollar Babies. Un seul manque à l’appel: Glen Buxton, le guitariste disparu en 1997 à qui un hommage est rendu avec See you on the Other Side, titre dans lequel Alice chante : ″ à bientôt, je sais qu’un jour nous jouerons à nouveau ensemble ″.
Essayer de faire revivre le passé peut s’avérer délicat, voire risqué s’agissant d’une réunion d’anciens combattants. Même si les protagonistes affichent plus de 70 au compteur de leurs existences, The Revenge of Alice Cooper est une réussite. Certes, le rock horrifique de monsieur Furnier s’est considérablement assagi mais la magie opère toujours et l’alchimie est palpable. Pas d’esbroufe, la formation au complet accepte le temps qui passe et en fait un atout. Avec ses 14 titres l’album navigue sans temps morts entre rock, théâtralité, grandiloquence et même psychédélisme. Témoignage simple et efficace de la part de ceux qui n’ont pas besoin de se réinventer pour prouver qu’il sont encore vivants.
Afghan Girl est une photo prise en 1984 par le photojournaliste américain Steve McCurry et parue en couverture du National Geographic en juin 1985. Le portrait a été décrit comme ″ La Joconde du Tiers Monde ″ et avait rendu Sharbat Gula mondialement célèbre.
Devenue orpheline à la suite de l’invasion de l’Afghanistan par les soviétiques, la jeune fille s’enfuit au Pakistan en 1984. Après son arrestation en octobre 2016 par les autorités pakistanaises et 15 jours d’emprisonnement pour fraude et usurpation d’identité, un représentant du consulat afghan confirme son retour en Afghanistan où elle est accueillie le 9 novembre par le président afghan Ashraf Ghani en personne. Déprimée et atteinte d’une hépatite C, elle demande de l’aide pour quitter le pays. À l’initiative d’organisations à but non lucratif et avec l’appui de son gouvernement, ″ L’afghane aux yeux verts ″ est depuis exilée en Italie, où elle a été évacuée en tant que réfugiée après l’offensive des talibans de 2021 en Afghanistan.
[Extrait]: Le cinquième album studio du groupe de heavy metal britannique Black Sabbath est publié en 1973. C’est Drew Struzan, peintre et illustrateur américain, qui a été retenu pour illustrer le recto et le verso de la pochette de Sabbath Bloody Sabbath. Réputé pour avoir conçu de nombreuses affiches de films d’horreur, l’artiste met en scène les derniers instants d’un homme allongé sur son lit de mort. Au recto, des couleurs rouges et chaudes évoquent tourments et souffrances. Accompagné de diablotins, Satan est en train de s’approprier le défunt. 666, le nombre de la bête, est bien en évidence au dessus de la couche. À contrario, le verso à dominante bleue baigne dans une ambiance apaisée. Le mourant, veillé par deux lions majestueux, est entouré de ses proches venus l’accompagner lors du départ pour son voyage vers l’au-delà. Pour le marché espagnol, WWA Records se verra obligé de faire figurer au recto l’image du verso. À l’international, la typographie des ″S″ adoptée pour le cover art fera couler beaucoup d’encre. Trop de similitudes avec le ″S″ de la Waffen SS. Ach so !
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre: