Peter Corriston – Rolling Stones: Some Girls

Peter Corriston Some Girls

[Extrait]: Lors de sa parution en 1978 le Some Girls des Stones, premier album intégralement enregistré avec Ron Wood, connait quelques déconvenues. Le packaging de ce seizième opus studio pose problème. Conçue par Peter Corriston la jaquette se présente sous forme de Die Cut qui, comme le Physical Graffiti de Led Zeppelin, consiste en découpages laissant apparaître des images différentes en fonction de l’orientation des sous-pochettes sur lesquelles figurent notamment les Rolling Stones grimés en femmes et des publicités pour la lingerie de Valmor Products Co. Ainsi, au gré des jeux d’inserts, apparaissent les visages des membres du groupe au côté de ceux de célébrités parmi lesquelles Brigitte bardot, Claudia CardinaleFarrah Fawcett, Lucille Ball, Raquel Welch et Marilyn Monroe. Certaines, dont Liza Minnelli (au nom de sa mère Judy Garland), ne manquent pas d’intenter une action en justice pour utilisation de leur image sans autorisation et obtiennent gain de cause. Très vite l’album est réédité. Toutes les représentations féminines, plaignantes ou non, sont remplacées par des patchs colorés et sur les feuillets internes on peut lire: ″Pardon our appearance″ et ″Cover under re-construction (″Désolés pour notre look″ et ″Pochette en cours de refonte″). Quant à la publicité Valmor, elle est conservée moyennant compensation financière non négligeable attribuée par le tribunal.

Patrick BETAILLE, décembre 2018


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Black Bonnie, le blog – Putain 10 ans!

Black Bonnie, anniversaire du blogUne décennie que je musarde dans la virtualité avec la prétention de pouvoir conquérir de nouveaux territoires. Dix piges que, semaine après semaine, tous les mois et à longueur d’années je viens déverser des considérations diverses, variées, futiles et, qui sait, peut être pertinentes sur des sujets plombés par mes propres centres d’intérêt. Une décennie que, hagard, j’erre dans le monde cruel de la sémantique, du vocabulaire ou de la conjugaison pour éviter l’écueil de la facilité. 3650 jours qu’avec un optimisme farouche je me malmène le neurone pour convaincre du bien fondé de ma démarche et de la sincérité de mes allégations. Jamais je n’aurais pensé durer aussi longtemps. Jamais je ne me serais cru capable de m’astreindre à cette discipline et de livrer des chroniques qui pourraient me valoir d’être considéré comme un piètre anecdotier ou célébré tel le Phénix de la blogosphère. Ce ne fut pas tous les jours facile. Souvent, j’ai songé à baisser les bras, à capituler, à rendre mon clavier et puis non. Putain dix ans! Et tout ça pourquoi? 856 articles, autant d’images, une nomination au Top Ten des Golden Blog Awards qui n’a pas abouti. Par dessus tout une grande satisfaction au regard des 263.164 visites et une infinie reconnaissance envers mes 213 abonnés. Merci! Infiniment! Du coup, aujourd’hui (après tout c’est un anniversaire), je m’octroie le droit de m’enorgueillir de ce blog que le fantôme de mon chat considère comme l’entreprise intellectuelle la plus aboutie depuis la Critique de la Raison Pure d’Emmanuel Kant. Alors, juste comme ça, histoire de rester éveillé et de pouvoir continuer à emmerder mon monde, il se pourrait bien que je persiste encore à pratiquer l’onanisme cérébral sur Black Bonnie le Blog!

Patrick BETAILLE, décembre 2018

Zapping Photo – 2018 en images

Crash McLaren Fernando Alonso
© Photo: Francois Lenoir/Reuters

 

26 août 2018, Grand Prix de Belgique: Crash de Fernando Alonso sur McLaren dès le premier virage.

Louable démarche que celle du magazine américain The Atlantic qui au travers de 120 clichés soigneusement sélectionnés propose de parcourir les événements significatifs de 2018. Un magnifique zapping pour se focaliser sur l’essentiel en passant outre l’orgie d’images insipides et de vidéos inconsistantes consommées quotidiennement. La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie ″ (Milan Kundera). C’est ici et c’est en 3 volets   The Atlantic: 2018, the year in photos.

Patrick BETAILLE, décembre 2018

Hula – Street Art Aquatique

Hula: Aquatic Street Art
© Sean Yoro – Hula

 

Patrick BETAILLE, décembre 2018

La Discothèque Idéale 2018

 

Maître Gims vous donne des envies de suicide? Booba vous en touche une sans faire bouger l’autre? Bien que 2018 n’ait pas été très généreuse du côté  de qui s’écoute avec les oreilles mais aussi avec les pieds, le remède existe! Le choix, bien qu’assumé, est bien évidemment relatif, partial et subjectif. Il a juste pour ambition d’entretenir l’espoir que le Rock n’est pas encore mort et de prouver que, contre vents et marées, de bonnes volontés mettent beaucoup de conviction et d’énergie pour que leur passion et leur plaisir deviennent nôtres. Le débat reste entier et ouvert mais il doit obéir à une constante et une seule: La musique c’est comme la vie, ça se respire (Francis Zegut). La discothèque idéale est ici: Rock’n’Roll Bordel!

Un clic sur chaque image donne accès à la chronique de l’album correspondant!

Chris Robinson Magpie Salute   Wilko Johnson   Jared James Nichols Heavy Blues Rock

Mick Jagger – Some Girls

Mick Jagger: de Mariane Faithful à Melanie Hamrick

Des Girls, la star du rock en a eu beaucoup en cinquante ans de carrière. Groupies anonymes, icônes de la jet-set, top-models, artistes célèbres comme Pamela Des BarresCarla Bruni, Uma ThurmanCarly Simon ou Angelina Jolie ont succombé à son charme. Certaines rumeurs prétendent même que Mick Jagger a eu de courtes liaisons avec Eric Clapton, David Bowie, Rudolph Noureev et Andy Warhol… Parmi les officielles ou épouses légitimes, Mariane Faithful, Marsha Hunt, Bianca Perez Morena de Macias, Anita Pallenberg et la danseuse Melanie Hamrick ont plus ou moins longtemps partagé sa vie lui offrant au passage 8 enfants dont certains ont promu Sir Philip Jagger au rang de grand père. A 75 ans, le meilleur ennemi de Keith Richard vient de se faire larguer par la dernière en date, Noor Alfallah, une jeunette de 23 ans qui convole désormais avec un autre milliardaire de… 57 ans! It’s only Rock’n’Roll!

Patrick BETAILLE, décembre 2018

Lettres au Père Noël – Extrait!

Père Noël triste
© Photo Alex Tefler

 

Cher Paire Nowel. Lan dernié je né pas reçu ce ke je t’avé demendé. cékoi le problème? Jé lu sur Fessebouc que tes elfes sont des intérimères inconpétan et sou payé. Par koncéquent je crois que ma laitre a été mal classée, perdu ou detruite pour nuire à la maggie de Nowel. Cet anné, pour évité un otre désastre et te facilité la vis tu peux me fair parvenire un chèk de 1.000 euros. Je m’occuperé de passé comande dun iFone dans a ma zone. Mersi et à bien tot, Melvin.

Cher Melvin. Je suis à la fois consterné par ton propos inepte et écœuré par la stupidité de ta demande. Je suis triste également car en ce moment tu n’es pas le seul à m’inspirer ces états d’âme. En effet, écœuré je suis aussi par la violence des incidents qui ont émaillé la contestation ambiante et consterné je reste devant l’irresponsabilité de l’État. Aussi cette année, comme avec tous ces troubles je ne peux pas bosser, je pense que je vais remiser mon costume traditionnel au placard et me pointer les mains vides en arborant un gilet vert ou un foulard rouge ou… rien! Je ne sais pas, je ne sais plus! Au fait… Mes elfes te conseillent d’aller te faire voir et de continuer à pratiquer l’onanisme sur les réseaux sociaux. Quant à moi, si l’an prochain tu demandes un Bescherelle pour Noël, je m’engage solennellement à te le livrer.

Patrick BETAILLE, décembre 2018

Klaus Voormann – le Revolver des Beatles

Klaus Voormann Revolver Cover

[Extrait]: Si Sgt. Peppers’, le White Album ou Abbey Road ont été longtemps ou toujours considérés en tant que grandes œuvres des Fab Four, il convient aujourd’hui de rendre justice à ce qui reste le vrai chambardement musical de leur prédécesseur. Revolver arrive durant l’été 1966 et avec lui la confirmation d’un changement radical  dans la façon d’aborder la Pop Music. Déjà avec Rubber Soul en 1965, les Beatles se livrent à quelques expérimentations sonores avec notamment l’apparition du sitar dans Norwegian wood ou du clavecin dans In My Life. C’en est fini des bluettes pour minettes pré-pubères et Revolver le confirme. Les Beatles sont en totale symbiose, bossent comme des dingues, font tomber les barrières et, sous acides, explorent de nouveaux horizons. Au sommet de leur art, John, Paul et George intellectualisent le propos, enrichissent les sonorités et produisent un fantastique kaléidoscope lyrique et musical qui culmine sur un Yellow Submarine déjanté, festif, saugrenu, et aussi psychédélique que le cover art de l’album. C’est Klaus Voormann qui conçoit la pochette avec un montage noir et blanc mélangeant dessin au trait et collage de photos des musiciens. Bassiste de son état, Voormann rejoint le groupe Manfred Mann de 1966 à 1969. Après la séparation des Beatles, il intègre le Plastic Ono Band de John Lennon et joue sur les albums respectifs de George Harrison et Ringo Starr. En tant qu’ illustrateur il travaillera également pour les Bee Gees, Spooky Tooth et plus récemment pour les norvégiens de Turbonegro.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:

👉  In Vinyle Veritas – Éloquence et Désaveu du Cover Art  👈


Patrick BETAILLE, novembre 2018

Volkswagen – Quand t’es dans le Désert!

Désert de Mojave, épaves Wolkswagen
© Photo: Jassen Todorov – National Geographic

 

Des milliers de voitures abandonnées dans le désert de Mojave aux Etats-Unis. C’est, selon le National Geographicla meilleure photographie de l’année. Pris d’avion par le Californien Jassen Todorov, le cliché montre des milliers de véhicules Volkswagen, Audi et Porsche stockés au beau milieu de l’immensité californienne. Ces voitures, épaves en devenir, sont le résultat du rappel massif des modèles fabriqués entre 2009 et 2015. L’opération avait été causée par le scandale des révélations sur la fraude liée aux tests antipollution allemands. Le photographe, déclare avoir capturé cette scène baptisée ″ Unreal  » en espérant que les conséquences de ce Dieselgate puisse créer une prise de conscience sur la nécessité de préserver l’environnement.

Patrick BETAILLE, décembre 2018

Eric McFadden – AC/DC Acoustic Tribute

Eric McFadden AC/DC acoustic tribute

 

Certes, la parodie de la jaquette du POWERAGE d’AC/DC pourrait donner envie à un cul de jatte de prendre ses jambes à son cou. Surtout pas! Tout est dans le titre. Contre toute attente, le maître incontesté du Gipsy Blues se livre à un exercice quelque peu inattendu. Le guitariste américain nous offre une relecture blues de la puissance de feu du combo australien et il offre à son interprétation acoustique des arpèges, de la slide, du Jazz et même parfois des accents hispanisants. La superposition de sa voix chaude façon Tom Waits à jeun, parfois accompagnée de chœurs féminins, de tambourin, de mandoline ou de violon, ajoute du feeling et du sublime à l’intensité de son jeu de guitare. Fallait oser! L’album s’ouvre sur un Hells bells superbement métamorphosé et se termine par un Ride On aux accents gospel. Entre les deux? Rock’n’roll damnation, Girls got rhythm, une sublime version jazzy de Have a drink on me,  et un You shook me all night long en version ballade brumeuse. Et puis il y a Beatin’ around the Bush, It’s a long way to the top, Sin city, Kicked in the teeth et bien sûr un Whole lotta Rosie survitaminé. Ce disque est une gageure incroyable, une  énorme surprise, une bouffée d’air pur et une baffe dans la gueule qui prouve si besoin en était que Eric McFadden est un fabuleux guitariste au mieux de sa forme quand il assène le blue grass déjanté et techniquement époustouflant de Beatin’ around the bush!

Patrick BETAILLE, décembre 2018