Avertissement: L’image ci dessus n’est en aucun cas le reflet de la réalité concernant une couverture de l’hebdomadaire Paris Match. Il s’agit d’un photomontage incorporant plusieurs éléments assemblés après retouches et trucages.
Le peuple se sent marron, il a des bleus à l’âme; vert de rage il se pare de jaune et pique une colère noire. Pas de chèque en blanc pour une vie en rose, la société fait grise mine, elle a le regard sombre. Chauffées à blanc, les masses infligent une peur bleue à la République. Les voyants sont au rouge. Le pouvoir veut se mettre au vert et il en voit de toutes les couleurs. C’est écrit noir sur blanc!
D’après un sondage Ipsos commandé par La Recherche, Le Monde et le Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la Recherche, plus de 90% des Français ont conscience de la réalité du dérèglement climatique. 76% des personnes interrogées considèrent que c’est un problème très préoccupant et 59% d’entre eux estiment même que les conséquences du phénomène sont sous-estimées. Paradoxalement, 51% d’entre eux se considèrent très mal informés sur le sujet. Quant aux déficients du neurone, aux paresseux de l’intellect et autres climato-sceptiques il est est temps de leur apporter un éclairage objectif sur l’une des conséquences catastrophiques liées au réchauffement de la planète. Dont acte!
Finies les aventures de Bébé Koala, P’tit Loup, T’choupi et autre Petit Ours Brun. Il est venu le temps de l’initiation aux vraies valeurs grâce aux illustrations de l’artiste Andy Morgan. Son abécédaire éducatif destinés aux enfants regroupe les stars iconiques de l’histoire du Rock. De A à Z, d’Alice Cooper à ZZ Top, les marmots pourront se familiariser avec Sprigsteen, Jagger, Bowie et les autres et acquérir ainsi la faculté de gueuler Rock’n’Roll bordel! Ce petit livre de 58 pages au format 158 x 158 mm x 26 mm est disponible pour 19.99€ chez The Andy Shop.
[Extrait]: Dessinateur et caricaturiste anglais, Gerald Scarfe est surtout connu pour avoir travaillé avec Pink Floyd sur le concept album avec l’éblouissante Screming Head, sur la scénographie des concerts et sur le film d’Alan Parker: The Wall. C’est lui en effet qui a réalisé les dessins ayant servi de base au projet artistique du cover art de l’album et aux animations du long métrage. En tant que caricaturiste et illustrateur, Scarfe travaille surtout pour le New Yorker et le Sunday Times dont l’édition du 27 janvier 2013 lui valent quelques soucis de la part des organisations juives. En effet, là aussi de mur il est question. A l’époque le Sunday Times publie une caricature représentant le Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahou construisant un mur avec le sang et le corps des Palestiniens et légendée: ″ Élections israéliennes – Va-t-on continuer à cimenter la paix? ″. A l’occasion l’artiste ne manque pas non plus de s’en prendre à Donald Trump à qui il voue une haine féroce, notamment quand il fait dire au Président des USA: ″ We are going to make America Hate again ″ (nous allons à nouveau faire haïr l’Amérique)!
L’entreprise de tabacs House of Carreras est créée au XIXe siècle par un noble espagnol descendant d’une famille d’apothicaires: Don José Carreras Ferrer. La société fondée à Londres reste indépendante jusqu’en 1958, date à laquelle a lieu la fusion avec le groupe Rothmans. L’histoire raconte que le Comte de Craven, à l’époque patron de Carreras, avait donné le nom de ″ Black Cat ″ à ses cigarettes en raison de la présence d’un chat noir qui rôdait dans la manufacture. Les ″ Black Cat ″ prennent le nom de Craven A à partir de 1921, mais conservent une tête de chat noir sur l’emballage des paquets. Ces cigarettes ont une particularité: elles ne comportent aucun agent de saveur ou de texture et sont composées de 94 % d’une seule variété de tabac, le Virginia, et de 6 % de papier. Pour l’anecdote la marque Craven est chantée dans Les Bêtises par Sabine Paturel, Le Chien par Léo Ferré et Tendresse et Amitié par Robert Charlebois.
Une douche, notamment à l’extérieur lors d’une ondée printanière, est source de bienfaits sur le corps. L’eau froide stimule le système immunitaire, détend les muscles et provoque une sensation de bien-être immédiat. Elle raffermit aussi la peau, améliore la circulation sanguine et décongestionne les organes internes. C’est prouvé! Mais surtout, surtout, elle offre, certes avec un peu de chance, le plaisir incomparable de pouvoir se rincer l’œil!
Accusés d’avoir volé et assassiné un ouvrier blanc et violé sa petite amie, Thomas Shipp et d’Abram Smith sont arrêtés et mis en prison à Marion dans l’Indiana. Le 7 août 1930, un groupe de personnes, femmes et enfants compris, pénètre par effraction dans la prison, sort les deux hommes et les roue sauvagement de coups avant de les pendre à un arbre en présence de policiers ayant participé au lynchage. Sur les lieux Lawrence H. Beitler, un photographe local, immortalise le drame. Ces deux corps inertes et sanguinolents, ces gens affreux, leurs sourires ignobles et leurs yeux gonflés par la haine témoignent de la violence et de l’horreur de l’événement. Pendant les dix jours qui suivent Beitler imprime et distribue des milliers d’exemplaires de son cliché mais malgré l’intervention de la représentation locale de la NAACP (une association nationale pour la défense des gens de couleur) et du procureur général de l’État, personne ne fut poursuivi par la justice pour les meurtres de Shipp et Smith. Extrêmement choqué par la photo, Abel Meeropol, un enseignant juif d’origine russe vivant dans le Bronx, écrit alors le poème Strange Fruit qu’il publie sous le pseudonyme de Lewis Allan. Ce réquisitoire poignant contre le lynchage, est repris en 1939 par la chanteuse afro-américaine Billie Holiday. ″Les arbres du Sud portent des fruits étranges qui les tachent de sang des feuilles à la racine. Des corps noirs qui se balancent sous le vent du Sud, les yeux exorbités, la bouche tordue et soudain, l’odeur de chair brûlée…″ Strange Fruit!
Le Black Friday n’est plus un jour comme les autres! Ce putain de vendredi noir commence désormais le lundi précédent. Les marketeurs survitaminés appliquent la même stratégie que celle qui consiste à nous fourguer Nowel en septembre. Presse, publipostage, radio, télévision, mailing, publiciels… Les sollicitations envahissent le paysage et gavent le quidam jusqu’à la nausée en lui faisant miroiter la bonne affaire qui le fera consommer plus et plus vite. À l’heure où se pose la question de la surconsommation, du partage des ressources, de l’épuisement de la planète et de la protection de l’environnement, il serait peut être temps de se limiter. Plutôt que de se jeter sur l’inutile à prix faussement cassé ou le superflu chèrement bradé, acheter de l’indispensable équitable ou du nécessaire durable et, dans la mesure du possible, le faire chez les petits producteurs/distributeurs locaux!
[Extrait]: Mort dans des circonstances non élucidées, Robert Johnson a rejoint le Club 27 en 1938. La musique jouée par ce natif du Mississippi est bien loin des standards habituels. C’est un Blues sans fioritures aucune, juste quelques notes de guitare acoustique qui accompagnent une mélopée à la fois aiguë et éraillée. Surprenant à la première écoute, le style de l’interprète plonge l’auditeur dans l’ univers d’un Blues des origines qui clame les peines, les joies et les espoirs des esclaves noirs n’ayant pour horizon que les champs de coton du Delta. Pendant sa courte carrière Robert Johnson n’enregistre que 29 titres dont plusieurs furent repris plus tard et aujourd’hui encore par de nombreux interprètes. Parmi les plus célèbres, Cream, Led Zeppelin, The Blues Brothers, Eric Clapton, The Rolling Stones, etc… Keith Richards raconte d’ailleurs qu’en 1962, lorsqu’il entend pour la première fois un disque de Robert Johnson chez Brian Jones, il lui demande: ″ Qui est-ce? ″ Jones répond que c’est Robert Johnson, un obscur chanteur/guitariste de blues. Keith insiste : ″ Ok! mais qui est cet autre type qui joue de la guitare avec lui ? ″ Jones lui explique qu’il n’y a pas de second guitariste et que Johnson joue seul. Et Keith de s’exclamer: ″ Wow! Ce type doit avoir deux cerveaux ! ″ Le travail du bluesman ayant été gravé à l’époque en 78 tours, il va sans dire que sa discographie se limite à des compilations techniquement remises au goût du jour et régulièrement rééditées. La totalité des témoignages musicaux récupérés depuis son décès sont disponibles sur double CD et coffret parus en 1990 et 1996: Robert Johnson – The Complete Recordings. Avant cela Columbia publie deux albums contenant 16 titres chacun: King of the Delta Blues Singers en 1961 et King of the Delta Blues Singers, Vol. II. en 1970. Cette dernière édition est tout à fait remarquable notamment par son covert art expressif. Figure au bas de l’image la mention: Robert Johnson first records in a makeshift studio in a San Antonio hotel room – November, 1936 (Premiers enregistrements de Robert Johnson en studio improvisé dans une chambre d’hotel à San Antonio en novembre 1936. NDLR). Le trait, les couleurs, le décor et les personnages traduisent à merveille l’ambiance des conditions spartiates des séances et la solitude de l’artiste qui joue face au mur. En un seul tableau l’auteur de cette oeuvre arrive à exprimer toute la profondeur et la désespérance de la Musique du Diable. Sur les annotations, ce travail exceptionnel est attribué à Tom Wilson. Malgré des recherches assidues, il semble impossible d’en savoir plus sur cet artiste et le seul moyen d’apprécier la splendeur de cette oeuvre dans son intégralité reste la juxtaposition du recto avec l’autre partie du dessin figurant à l’intérieur de la pochette. Dont acte!
Patrick BETAILLE, novembre 2018
L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre: