Jimi Hendrix – Business is Business!

Il y a 50 ans disparaissait celui à jamais considéré comme le plus prodigieux musicien de l’histoire du rock. De son vivant, Jimi Hendrix n’a sorti que trois albums studio: Are You Experienced et Axis: Bold As Love en 1967, Electric Ladyland en 1968. Peu avant sa mort, le gaucher de Seattle avait autorisé la parution d’un témoignage live tiré du concert qui eut lieu le 1er janvier 1970 au Fillmore East de New York. Band of Gypsys fut enregistré sans l’Experience mais avec le bassiste Billy Cox et le batteur Buddy Miles. Le disque paraitra le 25 mars 1970. Après le décès de Jimi en septembre 1970, une foultitude de disques posthumes ont inondé le marché. Fonds de tiroirs de studios, extraits de concerts, compilations, pirates officiels et non-officiels, maquettes et autres versions alternatives. Au total, une bonne centaine de galettes. Un véritable pillage mercantile et lucratif de l’œuvre et de l’approche artistique d’un musicien d’exception. 50 ans après que reste t’il? Un goût amer dans la bouche de ceux qui, comme moi, restent persuadés qu’Hendrix a changé le cours de l’histoire du rock et qui se demandent encore ce qui aurait pu advenir si la faucheuse n’avait pas frappé à la porte d’une chambre d’hôtel londonien, le 18 septembre 1970.

Ecouter: Parmi la débauche de disques publiés post mortem il faut quand même et à minima en retenir deux. 1 – Le live Hendrix in the West regroupant de belles performances au Royal Albert Hall de Londres et à San Diego en 1969 et à Berkeley et à l’île de Wight en 1970. 2 – BLUES: une magnifique exploration des racines musicales du guitariste, le blues. Il convient également de ne pas passer à côté du beau documentaire Hear my Train a Comin’ qui brosse un portrait riche et émouvant du musicien.

Patrick BETAILLE, septembre 2020

Black Bonnie, le blog – Putain 10 ans!

Black Bonnie, anniversaire du blogUne décennie que je musarde dans la virtualité avec la prétention de pouvoir conquérir de nouveaux territoires. Dix piges que, semaine après semaine, tous les mois et à longueur d’années je viens déverser des considérations diverses, variées, futiles et, qui sait, peut être pertinentes sur des sujets plombés par mes propres centres d’intérêt. Une décennie que, hagard, j’erre dans le monde cruel de la sémantique, du vocabulaire ou de la conjugaison pour éviter l’écueil de la facilité. 3650 jours qu’avec un optimisme farouche je me malmène le neurone pour convaincre du bien fondé de ma démarche et de la sincérité de mes allégations. Jamais je n’aurais pensé durer aussi longtemps. Jamais je ne me serais cru capable de m’astreindre à cette discipline et de livrer des chroniques qui pourraient me valoir d’être considéré comme un piètre anecdotier ou célébré tel le Phénix de la blogosphère. Ce ne fut pas tous les jours facile. Souvent, j’ai songé à baisser les bras, à capituler, à rendre mon clavier et puis non. Putain dix ans! Et tout ça pourquoi? 856 articles, autant d’images, une nomination au Top Ten des Golden Blog Awards qui n’a pas abouti. Par dessus tout une grande satisfaction au regard des 263.164 visites et une infinie reconnaissance envers mes 213 abonnés. Merci! Infiniment! Du coup, aujourd’hui (après tout c’est un anniversaire), je m’octroie le droit de m’enorgueillir de ce blog que le fantôme de mon chat considère comme l’entreprise intellectuelle la plus aboutie depuis la Critique de la Raison Pure d’Emmanuel Kant. Alors, juste comme ça, histoire de rester éveillé et de pouvoir continuer à emmerder mon monde, il se pourrait bien que je persiste encore à pratiquer l’onanisme cérébral sur Black Bonnie le Blog!

Patrick BETAILLE, décembre 2018