Jean Eric Perrin – Sexe, Drogues et Rock’n’Roll!

© Photo: Philippe Mogane – Shakin’ Street. Album Cover Art

Dans le milieu du cinéma et de la musique des années 70 Fabienne Shine est de toutes les fêtes. Elle donne beaucoup de sa personne, s’amuse avec Aznavour, Dali ou Klaus Kinski. C’est une bombe à qui personne, homme ou femme, ne résiste et l’univers du rock est son domaine de prédilection. Elle court le monde avec de glorieux amants chez les Stones, Led Zep, le Floyd ou la bande à Bertignac. Elle croise aussi la route de Bob Marley, Johnny Thunders et Ike Turner. Pour coller d’encore plus près à la Rock attitude, celle qui ferait passer Pamela Des Barres ou Bebe Buell pour des grenouilles de bénitier, fonde Shakin’ Street en 1976 et chantera Solid as a Rock. C’est en résumé l’hallucinante saga d’une muse électrique racontée par Jean-Eric Perrin: Sexe, drogues et Rock’n’Roll!

Patrick BETAILLE, octobre 2018

Steve Grantley & Alan G. Parker – The Who by Numbers

 

Publié en anglais en 2010, The Who by Numbers est désormais disponible en version française. De I Can’t Explain à Tommy, de Won’t Get Fooled Again à Endless Wire en 2006, Steve Grantley et Alan G. Parker décortiquent l’extraordinaire carrière des porte-drapeaux d’une époque, celle de la gé-gé-nération Mods. Ce livre n’est pas une biographie de plus sur The Who mais bien une étude musicale et sociale basée sur le Rock’n’Roll explosif asséné par Pete Townshend, Roger Daltrey, John Entwistle & Keith Moon. Commercialisable le 26 octobre à 24€ les 300 pages, L’histoire des Who à travers leur musique est disponible en précommande sur le site de Rytrut Editions.

Patrick BETAILLE, octobre 2018

 

Jean Paul Pagnon – Blues Entoilé

J.P Pagnon Muddy Waters
© Jean Paul Pagnon

 

Du Delta du Mississippi à Chicago,  des ruelles de la Nouvelle-Orléans aux quartiers de New-York, l’univers de ce peintre français héberge chanteuses et musiciens, micros, guitares et cuivres dans des univers qui ont la chaleur d’une tasse de café qui fume, la rondeur d’une volute de cigare de La Havane et la moiteur d’un été en Louisiane. Jean-Paul Pagnon donne des couleurs à ce rêve américain, et met en images l’éternelle bande-son du Jazz et du Blues. 

The Beatles – La Rumeur Abbey Road

MacMillan photographe d'Abbey Road
© Photo: MacMillan

 

1969. Pour illustrer l’album qu’ils sont en train d’enregistrer et qui au départ devait s’appeler Everest, les Fab Four envisagent de se faire photographier au pied de l’Himalaya. Rien que ça! face au refus de leur label, McCartney propose de sortir dans la rue, devant les studios EMI, pour prendre quelques clichés. Rendez vous est pris avec un ami de John Lennon, un photographe écossais indépendant. Le 8 août 1969 vers 11h30, la circulation est arrêtée sur Abbey Road et MacMillan, perché sur un escabeau, prend des photos des quatre Beatles traversant la rue sur le passage piétons. Il fait chaud, Macca le gaucher ôte ses pompes, marche pieds nus avec une démarche en décalage avec celle des trois autres et tient une cigarette dans la main… droite. S’en suivront de délirantes spéculations sur la prétendue mort du bassiste et son remplacement par un sosie. Quelques jours avant la sortie de l’album le 26 septembre 1969, Lennon annonce son départ du groupe et la théorie conspirationniste enfle. D’après certains, l’immatriculation LMW 28IF de la Volkswagen blanche stationnée à proximité signifierait: ″Living McCartney Would be 28 if″ sous-entendant que Paul McCartney aurait 28 ans s’il n’était pas mort. Plus réaliste et tout aussi anecdotique… Après grand nombre de vols de ses plaques, la Beetle est mise en vente et achetée en 1986 par un collectionneur américain pour être revendue en 1998 et exposée au ZeitHaus Museum, à proximité de l’usine Volkswagen de Wolfsburg… Sur la droite de la photo, au dessus de Lennon, la silhouette d’un passant, celle d’un touriste américain qui assiste à la scène. Ce n’est qu’à la publication d’Abbey Road que Paul Cole, le quidam en question, réalise qu’il est présent sur la pochette de l’album… Enfin, à partir de 2003 aux USA, certains éditeurs de posters décident de gommer la cigarette de l’image d’origine.

Patrick BETAILLE, octobre 2018

Jean-Pierre Leloir – Réunion

Jean-Pierre Leloir: Brel, Brassens & Ferré
© Photo: Jean-Pierre Leloir

 


La photo qui réunit Brassens, Brel et Ferré est pratiquement aussi célèbre que le Baiser de l’hôtel de ville de Doisneau ou le portrait de Che Guevarra d’Alberto Korda.


L’idée de faire asseoir les trois grands poètes de la chanson française pour discuter autour d’une table revient à François-René Cristiani. Pour épater Philippe Koechlin, le rédacteur en chef d’un magazine musical, il lui propose d’interviewer simultanément Brassens, Brel et Ferré. L’idée est acceptée. C’est autour d’une table de salon dans un appartement du VIème arrondissement, et non dans les locaux de RTL comme on le croit généralement, que les trois chanteurs se retrouvent. Le photographe Jean-Pierre Leloir les immortalise. En février 1969, les mesures anti-tabac ne sont pas encore d’actualité et les canettes de bière sont à la parade. La photo fait la couverture du N° 25 de Rock & Folk dans lequel l’interview est à la Une.

Eric Clapton – Happy Xmas

Clapton X-Mas albumEric Clapton veut être le premier. Le premier sur la ligne d’arrivée de la course annuelle des indispensables déjà dans les bacs sur lesquels vont se ruer les foules à qui l’on aura fait croire que le truc qu’elles viennent de glisser dans leur caddie – entre un paquet de pâtes et une boite d’œufs – est le Graal incontournable. God veut être le premier et c’est probablement la raison pour laquelle le bien nommé Happy Xmas sort en octobre, fourré comme une dinde de reprises louant le 24 décembre et – hosannah! – augmenté d’un inédit: ″For love on Christmas day″ (je traduis?). Depuis From the Cradle en 1994, Eric Patrick Clapton n’a rien fait que des albums dont aujourd’hui tout le monde se fout, des live alimentaires ou pince fesses et des hommages à des gens qui, a un moment donné, l’ont influencé (J.J. Cale, B.B. King, Robert Johnson, etc). Bref! A 73 ans, le guitariste confirme dans la durée un manque flagrant d’inspiration qu’il tente en vain de nous faire oublier en réalisant de ses propres mains burinées l’illustration du packaging de l’objet. Çà sent le sapin et c’est de circonstance puisqu’il s’agit bien là d’un disque de Nowel avec ″Jingle Bells″, ″White Christmas″ et tous les enluminures de circonstance. Dis donc Slowhand? Tu veux pas aller faire un petit tour du côté du Crossroads?

Patrick BETAILLE, octobre 2018

 

 

 

Led Zeppelin by Led Zeppelin – Le livre

Led Zeppelin by Led Zeppelin le livre

A l’occasion du 50ème anniversaire du groupe, Jimmy Page, Robert Plant et John Paul Jones ouvrent leurs archives. De la première prestation des New Yardbirds au concert de reformation de 2007, Led Zeppelin by Led Zeppelin retrace en images la carrière du dirigeable; en studio, à la scène comme à la ville, ce sont 400 pages de témoignages photographiques dont certains renvoient en fin d’ouvrage vers des commentaires ou anecdotes de la part des membres du groupe. L’ouvrage publié aux éditions Reel Art Press trouvera facilement sa place aux côtés de celui de Barney Hoskins : Gloire et décadence du plus grand groupe du monde.

Patrick BETAILLE, octobre 2018

Macallan 1926 – Enchères record!

Record Vente Macallan 1926Le 3 octobre à Edimbourg en Ecosse, une bouteille de whisky extrêmement rare a été adjugée à un prix record lors d’une vente aux enchères . Cette bouteille de 1926 produite par Macallan et dessinée par l’artiste italien Valerio Adami a été vendue 947.000 euros à un acheteur venu d’Extrême-Orient, battant ainsi le record détenu jusqu’alors par un Highland Malt identique qui s’était vendu 857.000 euros à Hong Kong. Bonhams, qui organisait les enchères, détient désormais la palme des trois bouteilles de whisky les plus précieuses jamais vendues aux enchères.

Patrick BETAILLE, octobre 2018

 

Led Zeppelin – Stairway to Heaven

Page/Plant Stairway to Heaven
© Bob Gruen/bobgruen.com (Montage)

 

There’s a lady who’s sure all that glitter is gold…″ D’or il est encore question à propos du hit planétaire du plus grand groupe de Rock du monde. D’or pas exactement, mais de brouzoufs, de pépettes, de pognon, de flouze, bref, de dollars. Déjà le sujet avait été évoqué en 2014 lorsqu’il s’agissait de recenser d’éventuels plagiats commis par Led Zeppelin. Il était question notamment de savoir si Stairway to Heaven avait fait l’objet d’un piratage d’un titre de Spirit: Taurus. Le procès intenté par les ayants droit de Randy California et gagné par Led Zep avait eu lieu en 2016. Estimant que le procès avait été entaché par de nombreux vices de procédure, la fondation qui gère les intérêts de Randy California – mort de noyade en 1997- fait aujourd’hui appel de la décision et le duo Page/Plant va donc devoir comparaître à nouveau. ″ Cause you know sometimes words have two meanings

Patrick BETAILLE, septembre 2018

Crystal Shawanda – Voodoo Woman

 

Voodoo Woman est certes le cinquième album de Crystal Shawanda mais c’est aussi le premier à être diffusé hors Canada d’où est originaire l’artiste. L’occasion donc de découvrir une chanteuse qui s’est déjà taillé une jolie réputation dans le milieu de la Country mais qui cette fois, par goût, décide d’exprimer sa passion pour le Blues. Le regard qu’elle pose sur ce genre musical majeur est très moderne et ce bien qu’elle se livre à quelques reprises incontournables et brillamment accompagnées. En effet, outre Howlin’ Wolf et Big Mama Thornton, Crystal Shawanda rend également ici hommage aux immenses Koko Taylor et Etta James avec un bouleversant ″I’d Rather Go Blind″. On n’y échappe pas, avec Voodoo Woman c’est l’âme de Janis Joplin et à l’intensité de Beth Hart qui vous pète à la gueule! C’est pas peu dire et on ne va surtout pas s’en plaindre. Voilà un album convaincant et l’on devient vite accro.