Billy Gibbons – CadZZilla

 

À l’origine il s’agissait d’une Cadillac Series 62 Sedanette de 1948. Billy Gibbons, le guitariste de ZZ Top, voulait transformer cette voiture classique en quelque chose de futuriste et c’est en faisant appel à plusieurs pointures de la Kustom Kulture que le projet a pu voir le jour. Le designer Larry Erikson s’est occupé de la fluidité des lignes, le légendaire constructeur de Hot Rods Boyd Coddington a ouvert son atelier à la l’élaboration du bolide et Craig Naff a effectué à la main le travail de carrosserie. Ainsi naquit la CadZZilla, nom tiré d’un mot valise composé de Cadillac, ZZ Top et Godzilla. Même la plaque d’immatriculation affiche I8TOKYO  (I HATE TOKYO: en français: je déteste Tokyo) une référence au célèbre monstre du créateur de la franchise Godzilla: Tomoyuki Tanaka.
Les modifications sont radicales. Le toit est abaissé de manière à créer un profil fuyant. Les ailes avant et le capot sont soudés en une seule pièce basculante et les feux arrières intégrés aux ailerons. Sous une robe à la fois élégante et mystérieuse d’un violet profond se cache un puissant V8 Cadillac de 500 chevaux à double carburateur.
Pour arriver à ce résultat, Billy a déboursé quasiment 1 000 000 de dollars. La CadZZilla est devenue mondialement célèbre dans le monde du Hot Rod et, en 1990, elle a également illustré le cover art de l’album Recycler (Pas le meilleur, loin de là!) qui comporte le titre Doubleback écrit pour le film Retour Vers le Futur 3.

Billy Gibbons – Gibson Les Paul: Pearly Gates

© Photo: Mark Bowman

Connu pour être l’un des plus grands collectionneurs de guitares, Billy Gibbons reste un éternel amoureux de sa Gibson Les Paul Standard de 1959. Lorsque le guitariste a vu et entendu Eric Clapton jouer sur ce modèle au sein des Blues Breakers de John Mayall, il n’eut de cesse de trouver un exemplaire de ce modèle précis.
Heureusement pour lui, la chance l’accompagna et ce, dès les débuts de ZZ Top. ″ Un gars m’a contacté pour me signaler qu’il voulait vendre une vieille guitare: une Les Paul de 1959 ″ confia le barbu lors d’une interview en 2009. Quelques jours plus tard, Billy se rendit donc dans un bled perdu au fin fond du Texas. Le vendeur sortit alors un étui rigide, planqué sous le lit depuis le décès de son propriétaire plusieurs années auparavant. ″ Rev. Willy G. ″ sortit le cash nécessaire pour pouvoir repartir avec son précieux immédiatement baptisé Pearly Gates [Les Portes du Paradis – NDLR]. Le reste appartient désormais à l’histoire de ZZ Top.

 

 

Billy Gibbons – The Big Bad Blues

Nouvel album Billy Gibbons

Quand Billy Gibbons sort de La Grange c’est pour jouer le Blues. Après un Perfectamundo aux ambiances latinos sorti en 2015 voici donc le deuxième album solo du tiers de ZZ Top. Parmi les onze titres, six compositions du barbu himself et des reprises comme Standing Around Crying et  Rollin’ and Tumblin de Muddy Waters ou Bring It to Jerome et Crackin’ Up de Bo Diddley. Billy revient donc vers un Blues plus traditionnel, chante, joue de l’harmonica, donne du gros son à sa Gibson en mode Blues Rock et verrouille l’ensemble avec le Plaisir comme clef de voûte. On sort enfin des grosses productions pour plonger profondément dans le blues et le boogie des débuts ZiziTopiens et personne ne s’en plaindra. The Big Bad Blues est agréable, excitant, très efficace et s’impose comme un retour aux sources nécessaire pour un Billy Gibbons qui aime à dire qu’il est à la fin du Voyage. 

Patrick BETAILLE, septembre 2018