Billy Gibbons – Gibson Les Paul: Pearly Gates

© Photo: Mark Bowman

Connu pour être l’un des plus grands collectionneurs de guitares, Billy Gibbons reste un éternel amoureux de sa Gibson Les Paul Standard de 1959. Lorsque le guitariste a vu et entendu Eric Clapton jouer sur ce modèle au sein des Blues Breakers de John Mayall, il n’eut de cesse de trouver un exemplaire de ce modèle précis.
Heureusement pour lui, la chance l’accompagna et ce, dès les débuts de ZZ Top. ″ Un gars m’a contacté pour me signaler qu’il voulait vendre une vieille guitare: une Les Paul de 1959 ″ confia le barbu lors d’une interview en 2009. Quelques jours plus tard, Billy se rendit donc dans un bled perdu au fin fond du Texas. Le vendeur sortit alors un étui rigide, planqué sous le lit depuis le décès de son propriétaire plusieurs années auparavant. ″ Rev. Willy G. ″ sortit le cash nécessaire pour pouvoir repartir avec son précieux immédiatement baptisé Pearly Gates [Les Portes du Paradis – NDLR]. Le reste appartient désormais à l’histoire de ZZ Top.

 

 

Billy Gibbons – The Big Bad Blues

Nouvel album Billy Gibbons

Quand Billy Gibbons sort de La Grange c’est pour jouer le Blues. Après un Perfectamundo aux ambiances latinos sorti en 2015 voici donc le deuxième album solo du tiers de ZZ Top. Parmi les onze titres, six compositions du barbu himself et des reprises comme Standing Around Crying et  Rollin’ and Tumblin de Muddy Waters ou Bring It to Jerome et Crackin’ Up de Bo Diddley. Billy revient donc vers un Blues plus traditionnel, chante, joue de l’harmonica, donne du gros son à sa Gibson en mode Blues Rock et verrouille l’ensemble avec le Plaisir comme clef de voûte. On sort enfin des grosses productions pour plonger profondément dans le blues et le boogie des débuts ZiziTopiens et personne ne s’en plaindra. The Big Bad Blues est agréable, excitant, très efficace et s’impose comme un retour aux sources nécessaire pour un Billy Gibbons qui aime à dire qu’il est à la fin du Voyage. 

Patrick BETAILLE, septembre 2018