The Byrds – Ballad of Easy rider

En 1969 cette chanson folk rock figure sur la bande originale du film Easy Rider. Elle compare l’envie de vagabondage d’un motard aux méandres d’une rivière qui descend vers la mer. À l’origine, Peter Fonda – scénariste et personnage central du film – souhaite que Bob Dylan écrive et enregistre une chanson sur ce thème. Le Zim refuse, se contentant d’écrire vite fait quelques mots sur une serviette en papier qu’iI remet à Fonda en lui suggérant de confier ça à Roger McGuinn, le leader des Byrds: ″il saura bien quoi en faire!″ Dont acte.

″…La rivière coule. Elle coule vers la mer. Là où va cette rivière, c’est là que je veux être. Rivière, laisse tes eaux m’emporter et emmène moi loin sur cette route, vers une autre ville…

Patrick BETAILLE, février 2022

Peter Fonda – Hippie End!

Easy Rider Mort de WyattLe Concorde décolle, De Gaulle démissionne, le Vietnam est en feu, la lune se fait piétiner, Led Zeppelin jette son premier brûlot à la face du monde, le sang coule en Irlande du Nord et Max Yasgur accueille sur ses terres les 500 000 spectateurs de Woodstock. Nous sommes en 1969 et cette année là également Denis Hopper débarque au Festival de Cannes avec Easy Rider. Désormais cultissime, le film devient à l’époque l’un des symboles de la contre culture américaine et élève au rang d’icône un certain Peter Fonda. Co-scénariste de ce road movie réalisé par Denis Hopper, l’acteur joue le rôle d’un marginal vendeur de drogue. Après avoir réussi une transaction juteuse, lui et son ami Billy décident de quitter Los Angeles pour La Nouvelle-Orléans. Au cours de leur périple à moto, les protagonistes rencontrent et découvrent le mode de vie d’une communauté hippie. Aujourd’hui c’est le fin du voyage. En ce mois d’août Wyatt a remisé son Captain America, une Harley Davidson Hydra Glide modifiée à la fourche aussi longue que la filmographie de son pilote. Peter Fonda est mort d’un cancer le vendredi 16 août 2019, à l’âge de 79 ans. Qu’il repose en paix, lui qui se montrait particulièrement critique à l’égard de la politique de Donald Trump qu’il n’hésitait pas à traiter publiquement… d’abruti!

Patrick BETAILLE, août 2019