Steppenwolf – La Dickmobile de For Ladies Only

Steve Paige Dickmobile: For ladies only

Une carrosserie maison en fibre de verre sur un châssis de Hillman Minx de 1954, c’est la ″Dickmobile″. Steve Paige, son créateur, lui donne vie un jour de 1969 en Californie et entreprend de solliciter plusieurs galeries d’art de Los Angeles. Toutes le prennent pour un doux dingue et se refusent à exposer la voiture phallique. Qu’à cela ne tienne! Steve décide de mettre la ″Dickmobile″ en conformité avec la législation et de rouler au volant de son œuvre. Il parcourt plus de 500 miles dans la région et bien sûr ne passe pas inaperçu. La police ne manque pas de le contrôler, notamment suite aux attroupements provoqués par le véhicule en stationnement. De nombreuses séances photos ont lieu à cette époque et l’une d’elles, prise sur le Hollywood Walk of Fame, se retrouve en grand format sur l’intérieur de la jaquette d’un disque de Steppenwolf. Sorti en 1971, For Ladies only est la sixième production studio du groupe. Bien que conceptuel, politique, en faveur des femmes et du Féminisme, l’album est mal perçu et surtout mal compris. John Kay et sa bande s’attirent les foudres des critiques hermétiques à l’humour et obnubilés par l’imagerie turgescente. Ce LP, censuré en Espagne, reste malgré tout musicalement riche et abouti, à l’instar du titre éponyme qui brille par l’élégance du piano de Goldy McJohn: For Ladies Only.

Patrick BETAILLE, avril 2017

Steppenwolf – Born to be wild

Steppenwolf, Born to be wildEn 1958, John Kay fuit l’Allemagne de l’Est pour s’installer au Canada où en 1965 il intègre un groupe de blues local: The Sparrows. Le succès n’est pas au rendez vous. En 1967 la formation est dissoute pour réapparaitre sur la scène de Los Angeles sous le nom de Steppenwolf . Le nouveau un line up propose désormais un répertoire plus rock et entre en studio en 1968 pour élaborer leur premier album. Cette fois ci le public est au rendez vous et réserve un bel accueil au troisième single de l’album: Born to be wild. Le titre écrit à l’origine par l’ex Sparrows Mars Bonfire (de son vrai nom Dennis Edmonton) se vend à plus d’un million d’exemplaires dès lors qu’il figure sur la bande son de Easy Rider, film emblématique de la contre culture hippie de l’époque. Désormais Born to Be Wild est associée à jamais l’univers des bikers, Steppenwolf est au sommet et Mars Bonfire entre dans la légende du Rock.

Born to be wild: ″Démarre et fonce. Roule vers l’aventure et quoiqu’il se passe fais que tout devienne possible. Prends le monde à bras le corps, fais feu de tout bois et éclate toi. Quand je fais la course avec le vent  j’aime le rugissement du métal  et la sensation qu’il me domine. Tels les enfants de Mère Nature nous sommes nés pour être libres et notre pouvoir est grand. Je ne veux pas crever″. [Traduction libre Marcel Destroy, extrait].

PB, janvier 2017