Nick Pourfard voue une passion profonde pour la musique en général, la guitare en particulier et le skateboard. A 24 ans, cet étudiant en design industriel et menuisier autodidacte a trouvé le moyen de réunir en un seul projet tout ce qui donne du sens à sa vie. A la tête d’une entreprise basée à San Francisco il passe désormais une bonne partie de son temps à réaliser des guitares à partir de skates endommagés qu’il récupère çà et là. Tous les instruments qui sortent de Prisma Guitars sont entièrement fabriqués à la main à partir de planches collées, compressées, découpées et usinées. Le résultat est étonnant. Les traces d’usure et les couleurs multiples font que chaque guitare est unique. Même si Nick compte déjà Steve Harris (le bassiste de Iron Maiden) parmi ses clients, sa production reste abordable. Selon les modèles il faut débourser entre 1000 et 3000 dollars pour jouer du board.
Tout concourt à le prouver! De son genre grammatical jusqu’à ses courbes harmonieuses et ses hanches charnues, la guitare fait partie de l’espèce féminine; n’en déplaise à certains besogneux du manche qui la considèrent en tant que prolongement de leur entrejambe. Comme toutes les femmes – enfin non, la plupart -, la guitare ne se laisse pas apprivoiser facilement. Pour l’avoir en main Hendrix faisait gémir la sienne, Pete Townshend lui, la tabassait. D’autres lui donnaient des petits noms. Lucille pour B.B. King, Billie pour Joe Perry.
Mi la ré sol si mi, c’est la règle. Un accord tacite qu’il faut respecter sous peine de dissonance. Et comme disait Bobby Lapointe dans son cours de guitare sommaire, ″ Le Sol c’est cette corde là et le La cette corde ci ″. En tout cas Mesdames méfiez vous quand votre copain, compagnon ou conjoint vous dit : Demain je me mets à la guitare! C’est une redoutable maîtresse!
Pamelina Hovnatanian, aka Pamelina H, est une artiste américaine free-lance qui depuis une vingtaine d’années peint des guitares Fender, Gibson, Ibanez et bien d’autres. Cette californienne douée et créative a réalisé ″The Hendrix Strat″, ″The Harley Strat″, ″The Marilyn Monroe Strat″qui font désormais partie de l’histoire de Fender Custom Shop pour qui elle travaille souvent. Quant elle a fini de customiser les batteries de groupes tels que Motley Crue ou Def Leppard et de concevoir des motifs destinés au merchandising des tournées de Scorpions, Aerosmith ou Lollapalooza, Pamelina H exerce aussi son art sur des motos, des casques et des voitures. Bref, une boulimie indéniable et un énorme talent qui valent à cette peintre une renommée toute méritée dans le monde de l’Art en général et de la musique en particulier. She Rocks! Biographie, interview et galerie sur Guitar International!
″ Pour moi la musique est indissociable de la moto, toutes deux me procurent le même sentiment de liberté ″. Voilà déjà belle lurette que Joël Gruau a fait sienne cette maxime de Francis Zegut. Chez les Gruau le travail du bois relève de la tradition familiale. Pas étonnant que le petit dernier soit très tôt imprégné des exhalaisons de sciure et de copeaux en provenance de la menuiserie. En grandissant, Joël découvre la musique et se passionne pour le Blues Boom anglais, à l’époque accompagné d’un terrible virus identifié sous l’appellation de Motocycletum Vrombitus. Bsa, Norton et autres Velocette font désormais partie d’un quotidien infectieux qui se traduit chez l’adolescent par de fortes démangeaisons au niveau de la guitare. Ce n’est que bien plus tard, et grâce à l’absorption de doses massive de rêves, de passion et de délires, que la rémission s’installera. Devenu luthier, Joël Gruau exerce aujourd’hui son talent au travers d’un art pour le moins particulier. Il a fait sienne l’union technique, à priori improbable, entre moto et musique. Entre ses mains le moindre bidon d’huile ou de dégrippant devient un Ukulélé ou un ″Bidonlélé″ et des réservoirs de Norton, d’ Enfield, de Terrot ou de Trophy connaissent une deuxième vie sous la forme de guitares ou de basses. Même si à l’occasion des emballages de Jack Daniel’s, de biscuits, de cigares, ou de bonbons, se voient dotés de pouvoirs résonnants ne vous y trompez pas; l’ Artiste, non content de concevoir, réparer, restaurer ou régler tout ce qui en pince pour les cordes, excelle aussi dans la facture d’instruments disons plus classiques. Il a réalisé sa première Les Paul en 1989, sa SG en 92 et il conçoit encore et toujours dobros, basses et autres acoustiques, guitares de jazz manouche comprises. Qu’ils soient bidons, réservoirs, imaginés ou inspirés de l’histoire tous les projets sont menés au fil de l’impulsion créatrice et/ou de la demande des clients, qu’ils soient amateurs, professionnels ou simples collectionneurs. Pour la petite histoire… Jacob Desvarieus de Kassav possède la Bidon Castrol GTX; la Cavaquino Yacco et la basse bidon une corde ont été commandés par Yvan Talbot et Johnny Depp s’est vu offrir un Bidonlélé Esso acheté dans l’atelier de Villeneuve St Georges où même Frank Margerin est à l’honneur. Avec la ″Lucien″, magnifique résé de Sportster dédicacé, Monsieur Gruau fait coup double car il rend hommage au dessinateur tout en gardant le contact avec le monde de la moto. Un bon moyen de compenser car Il faut dire que son quotidien et les projets à venir (une guitare à partir d’ une roue rayonnée de mini moto) ne lui laissent guère le temps de sortir son 500 Bullet. Vous êtes sur la réserve? Faite le plein de notes sur le site de ce créateur de génie. Ici vous trouverez l’accord parfait, notamment en parcourant les étapes de fabrication de ces instruments exceptionnels.
Il est bien sûr déjà arrivé que la guitare résonne dans les salles des ventes de Drouot. Citons entre autres et pour mémoire sept des guitares d’ Alexandre Lagoya ou encore une Arkane A 66 rouge conçue par le luthier français Michel Lâg, pièce unique ayant appartenu au député métalleux Patrick Roy. Mais le 11 avril prochain et pour la première fois, pas moins de 120 pièces anciennes et rares seront mises aux enchères. Des guitares allant du début du XIXème à la fin des années 1970, comme cet instrument espagnol construit aux alentours de 1910 par le célèbre luthier Manuel Ramirez ou cette Gibson L-5CN de 1968 ou encore l’ Epiphone Sheraton produite en 1965 à seulement 13 exemplaires. Sans ignorer d’ incontournables Gretsch ou Fender, deux belles basses Rickenbacker modèle 4001 figurent aussi au catalogue.
Depuis qu’elle est sortie des Beaux Arts, cette Lyonnaise des Os exerce ses talents de peintre au sein de la communauté motarde. Son truc à elle ce sont, entre autres, les bones et skulls, dont elle orne à la demande les customs et choppers (essentiellement Harley Davidson) de clients adeptes de customisation; Freeway l’a d’ailleurs élue peintre de la décennie pour l’ensemble de son œuvre. De temps à autres Michèle Cigolini aime à changer de support et ce sont alors les guitares qui se voient parées de motifs polyuréthanés et aérographiés. A ce titre, en 2013, l’artiste a personnalisé deux guitares que Fender a offert au H.O.G. France pour une mise en vente au bénéfice de l’association de Patrick Baudry, Enfants Cancers Santé.
Fausse note! La justice anglaise interdit les guitares dans ses prisons. Une circulaire stipule en ce sens que les cordes en acier sont susceptibles de fournir aux prisonniers un moyen efficace de mettre fin à leurs jours. Depuis il s’avère que le nombre de suicides connait une forte augmentation et certains musiciens prennent position. Des membres de Radiohead rejoins par David Gilmour et Johnny Marr ont fait parvenir au ministre de la justice un courrier dans lequel ils expriment leurs inquiétudes. ”… Il y a eu une très inquiétante augmentation du nombre de suicides depuis que cette règle a été introduite. En octobre 2013, une seule mort avait été recensée. Depuis il y a eu 50 suicides, plus du double si l’on compare à la même période l’année dernière. Nous aimerions savoir si les changements récents de traitement des prisonniers – ce qui inclut une limitation du nombre de livres disponibles et l’interdiction des guitares à cordes en acier – ne serait pas à l’origine de cette augmentation drastique du nombre de décès ”. Aucune réponse pour l’instant de la part de Chris Grayling (membre de la Chambre des Lords) qui n’a pas l’air pressé de trouver un Accord Majeur.
Bien que banale l’histoire de Philippe Dubreuille est somme toute bien belle. Comme beaucoup d’adolescents il écoute de la musique en rêvant de devenir une Rock Star et passe des heures à s’écorcher les doigts sur le manche d’une guitare. Un beau jour il égare l’instrument en question et profite du fait que son oncle possède un atelier de menuiserie en Haute Savoie pour se lancer dans la fabrication de son propre modèle. Non seulement il y parvient mais il suscite également intérêt et admiration auprès quelques potes pour qui il se lance dans la réalisation de modèles personnalisés. Il n’en faut pas plus! De fil en aiguille (ou plutôt de cordes en micros. NDLR) il bosse dans des magasins de musique en Suisse, puis en Angleterre et décide finalement de monter son propre atelier à partir duquel il se bâti une solide réputation. Rien d’étonnant quand on sait qu’ il lui arrive même de créer des instruments dotés de cordes harmoniques. Le talent de ce luthier autodidacte séduit et attire musiciens et artistes qui, de plus en plus nombreux, font appel à lui pour concevoir, customiser ou réparer leurs instruments, et ce, même quand l’opération relève du miracle comme lorsqu’il s’agit de redonner vie à la Telecaster en piteux état de Wilko Johnson. Depuis 2000, le Français désormais installé à Londres, est propriétaire d’un atelier dans le West End. L’endroit est à la musique ce que Carnaby Street est à la mode. Surnommé Tin Pan Alley, ce sanctuaire de l’ instrument de musique à vu défiler en son temps Stones, Beatles et autres Kinks qui venaient s’y approvisionner. Autres temps, autres mœurs… Aujourd’hui c’est Prince, ZZ Top, Aerosmith, Ben Harper, Jim Jones Revue, Joe Bonamassa et bien d’autres qui fréquentent les lieux; plus particulièrement le 25 Denmark Street qui est l’antre de Philippe Dubreuille. Une visite s’impose et c’est Ici!