Philippe Dubreuille – Magicien de la 6 cordes

Philippe Dubreuille dans son atelierBien que banale l’histoire de Philippe Dubreuille est somme toute bien belle. Comme beaucoup d’adolescents il écoute de la musique en rêvant de devenir une Rock Star et passe des heures à s’écorcher les doigts sur le manche d’une guitare. Un beau jour il égare l’instrument en question et profite du fait que son oncle possède un atelier de menuiserie en Haute Savoie pour se lancer dans la fabrication de son propre modèle.  Non seulement il y parvient mais il suscite également intérêt et admiration auprès quelques potes pour qui il se lance dans la réalisation de modèles personnalisés. Il n’en faut pas plus! De fil en aiguille (ou plutôt de cordes en micros. NDLR)  il bosse dans des magasins de musique en Suisse, puis en Angleterre et décide finalement de monter son propre atelier à partir duquel il se bâti une solide réputation. Rien d’étonnant quand on sait qu’ il lui arrive même de créer des instruments dotés de cordes harmoniques. Le talent de ce luthier autodidacte  séduit et attire musiciens et artistes qui, de plus en plus nombreux, font appel à lui  pour concevoir, customiser ou réparer leurs instruments, et ce, même quand l’opération relève du miracle comme lorsqu’il s’agit de redonner vie à la Telecaster en piteux état de Wilko Johnson . Depuis 2000, le Français désormais installé à Londres, est propriétaire  d’un atelier dans le West End. L’endroit est à la musique ce que Carnaby Street est à la mode. Surnommé ”Tin Pan Alley”, ce sanctuaire de l’ instrument de musique à vu défiler en son temps Stones,  Beatles et autres Kinks qui venaient s’y approvisionner. Autres temps, autres mœurs… Aujourd’hui c’est Prince, ZZ Top, Aerosmith, Ben Harper, Jim Jones Revue, Joe Bonamassa et bien d’autres qui fréquentent les lieux; plus particulièrement le 25 Denmark Street qui est l’antre de Philippe Dubreuille. Une visite s’impose et c’est Ici!

PB, janvier 2014