Cher Père Noël, je voudrais que tu m’apportes un BMW NineT. Merci. Bruno. Cher Bruno! L’ improbable étron acheté à un gendarme ne te suffit plus? Tu ne manques pas d’air! C’est dit, cette année tu auras un sifflet. Connard!
Cher Père Noël, je voudrais que tu m’apportes une Guzzi California. Bisous. Patrick. Cher Patrick! Apprends d’abord à rouler et on avisera. Tu te contenteras d’un déambulateur pour t’éclater en maison de retraite. Prétentieux!
Cher Père Noël, je voudrais que tu m’apportes un Honda CBX 1000 cadre Martin. Tendrement. Olivier. Cher Olivier! Tu n’es qu’un petit branchouillard vintage addict et ça m’énerve! Pour la peine tu auras un caban, ça t’apprendra à vivre. Frimeur!
Cher Père Noël, je voudrais que tu m’apportes une Moto Guzzi Bellagio. S’il te plait. Philippe. Cher Philippe! Tu te contenteras d’une paire de tendeurs pour ta Ducat, ça t’évitera d’emmerder le monde avec le transport de tes bagages. Branleur!
Cher Père Noël, je ne veux rien mais j’ai laissé sous l’arbre des diots pour toi et des carottes pour tes rennes. A plus. Gérard. Cher Gérard! Si tu veux vraiment être lèche cul, offre moi une bouteille de Bourbon, une barrette de shit et invite des copines bien roulées. Non Mais!
″ Malgré la révolution permanente des mœurs, des mentalités, des modes, des tendances culturelles, et malgré l’âge, une rebelle reste une rebelle…″ (Philippe Labro).
Icône du Rock , précurseur du mouvement Punk, Chevalier des Arts et des Lettres, celui que l’on surnomme l’Iguane, s’affiche aujourd’hui en tant qu’ambassadeur d’une ONG. Lancée en mai 2014 , la campagne d’ Amnesty International contre la torture s’offre un nouveau souffle, notamment avec cette affiche choc, montrant Iggy Pop le visage tuméfié et déclarant que ″L’avenir du Rock’n’Roll, c’est Justin Bieber″. Une manière, s’il en est, de démontrer l’inefficacité de la torture.
Pierre Desproges : ″ Les hémorragies cérébrales sont moins fréquentes chez les joueurs de football. Les cerveaux aussi ! ″
″ Voici bientôt quatre longues semaines que les gens normaux, j’entends les gens issus de la norme, avec deux bras et deux jambes pour signifier qu’ils existent, subissent à longueur d’antenne les dégradantes contorsions manchotes des hordes encaleçonnées et sudoripares qui se disputent sur le gazon l’honneur minuscule d’être champions de la balle au pied. Voilà bien la différence entre le singe et le footballeur. Le premier a trop de mains ou pas assez de pieds pour s’abaisser à jouer au football.
Le football. Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ? Quelle harmonie, quelle élégance l’esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de vingt-deux handicapés velus qui poussent des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de bœufs éteints. Quel bâtard en rut de quel corniaud branlé oserait manifester sa libido en s’enlaçant frénétiquement comme ils le font par paquets de huit, à grand coups de pattes grasses et mouillées, en ululant des gutturalités simiesques à choquer un rocker d’usine ? Quelle brute glacée, quel monstre décérébré de quel ordre noir oserait rire sur des cadavres comme nous le vîmes en vérité, certain soir du Heysel où vos idoles, calamiteux extatiques, ont exulté de joie folle au milieu de quarante morts piétinés, tout ça parce que la baballe était dans les bois?
Je vous hais, footballeurs. Vous ne m’avez fait vibrer qu’une fois : le jour où j’ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J’eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu’à la fin du tournoi. Mais Dieu n’a pas voulu. Ça ne m’a pas surpris de sa part. Il est des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu’on fasse et où qu’on se planque, on ne peut y échapper.
Quand j’étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l’école ou dans la rue. On me disait : Oh, la fille ! ou bien : Tiens, il est malade. Tellement l’idée d’anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n’ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades ″. Extrait de Chroniques de la haine ordinaire.
C’est la couverture du numéro spécial que l’on voit chez les libraires un peu avant Noël. Elle est l’oeuvre de Marcel Gotlib. Nous sommes en 1975, le numéro 3 de Fluide Glacial vient de paraître. Énorme!