James Cotton – Décès de Mr Harp

James Cotton 1935-2017Né le 1er juillet 1936 dans le Mississipi, James Cotton s’est très vite découvert une passion pour l’harmonica. A 9 ans, après avoir écouté Sonny Boy Williamson, il aménage avec le musicien et devient son élève. A 20 ans il rencontre Muddy Waters et enregistre sur son troisième album. Session man chez Chess Records, collaboration après collaboration, les cris perçants de son harmonica séduisent un public de plus en plus large et il acquiert le surnom de Mr. Harp. L’artiste fonde son propre groupe en 1966 et au fil des ans il se produit entre autres avec Janis Joplin, Grateful Dead, BB King, Santana et Led Zeppelin. 2013 sera l’année de sa plus récente apparition dans les bacs avec Cotton Mouth Man. A cette époque, atteint d’un cancer de la gorge, Cotton s’est confié à Rolling Stone sur la possibilité de prendre sa retraite: Vous travaillez si dur pour obtenir ce que vous voulez que lorsque que vous l’avez, vous ne voulez pas le lâcher. Ça vous appartient″. Au cours de sa carrière James Cotton a contribué à faire de son instrument de prédilection une des pierres angulaires du blues moderne. A ce titre le virtuose a reçu six Living Blues Awards ainsi que dix Blues Music Awards au cours de sa carrière et a été introduit au Blues Hall of Fame en 2006. James ″Superharp″ Cotton a succombé à une pneumonie le 17 mars 2017. Il avait 82 ans

PB, novembre 2017

James Cotton – Cotton Mouth Man

James Cotton: Cotton Mouth Man!A 78 ans James Cotton n’a plus grand-chose à prouver. Il a accompagné les plus grands dont entre autres Big Mama Thornton, Janis Joplin, Howlin’ Wolf, Santana ou encore Johnny Winter et BB King. Muddy Waters fit appel à cet harmoniciste inspiré et Ô combien talentueux sur l’Immense album diffusé en 1977 et produit par Johnny Winter himself, j’ai nommé ″Hard Again″ que tout amateur de Blues viscéral se doit de posséder. Aujourd’hui, avec ″Cotton Mouth Man″, Alligator Records diffuse 13 compositions originales du maître incontesté de l’harmonica qui, dans la plus pure expression du Chicago Blues, nous livre un album puissant et immédiat. James ne chante plus beaucoup. Depuis longtemps il se bat contre un cancer de la gorge et c’est la raison pour laquelle des invités prestigieux apportent leur contribution à cette dernière livraison. Joe Bonamassa, Gregg Allman, Warren Haynes ou Keb ‘Mo’ sont de ceux là. Ne vous méprenez pas! Cotton Mouth Man n’est pas un disque pince fesses alimentaire pas plus qu’une galerie de duos que certains artistes en panne d’inspiration commettent au crépuscule de leur carrière. Non! Ce disque est tout sauf ça et il est surtout un brûlot  étonnant d’énergie, de puissance et de passion qui vous mettra les poils des bras à la verticale. L’émotion y est omniprésente et culmine magistralement sur le dernier titre, ″Bonnie Blue″, où la voix ravagée et l’harmonica redoutable de James Cotton fusionnent de manière absolument poignante: Bonnie Blue!

PB, août 2013