Tommy James & the Shondells – Crimson and Clover

 

[Extrait]: Musicien, auteur-compositeur américain et plus tard producteur, Tommy James mérite d’être pris très au sérieux. À 12 ans, il animait déjà le bal de fin d’année de son école du Michigan. À quinze, il avait sorti son premier 45 tours et à 16 enregistré pour le label Roulette son premier standard devenu disque d’or : Hanky Panky.
Deux ans plus tard, en mai 1968, nouveau coup d’éclat avec Mony Mony qui devient N°1 au Royaume-Uni. Grâce à un tel palmarès Tommy James & the Shondells obtiennent carte blanche de la part de la maison de disques ; une première dans l’histoire du rock ! C’est dans ce contexte que le groupe entre en studio pour enregistrer l’ébauche de ce qui allait leur offrir le plus gros succès de leur carrière : Crimson and Clover… 
Le single sort en novembre 1968 et début 1969, devient N°1 au Etats-Unis, au Canada, Allemagne, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud et en Suisse. Beaux scores également en Autriche, au Brésil, en Europe, au Mexique, etc ; bref partout sauf… en Grande-Bretagne. Pas mal quand même pour une tranche de psychédélisme au sonorités complexes dont les paroles sont nées dans la tête de Tommy qui, un matin au saut du lit, a eu l’idée d’écrire quelque chose à partir de deux de ses mots préférés qu’il trouvait poétiques : ″ crimson ″ et ″ clover ″ [le pourpre et le trèfle – NDLR]…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

Patrick BETAILLE, novembre 2023

Status Quo – Pictures of Matchstick Men

 

[Extrait]: Fans du style musical des Shadows et des Spotnicks, Francis Rossi et Alan Lancaster, deux lycéens de la banlieue sud de Londres, décident en 1962 de former un groupe instrumental. Après un certain nombre de changements de noms et de membres – l’arrivée de John Coghlan en 1963 et celle de Rick Parfitt en 1967, le groupe devient The Status Quo en 1967.
Le 5 janvier 1968, le groupe obtient son premier succès avec un titre à la fois bubblegum et psychédélique : Pictures of Matchstick Men. La chanson évoque les obsessions d’un homme méprisé par son épouse…
Le chanteur-guitariste Francis Rossi a écrit les trois quarts de cette chanson sur les gogues de sa maison, là où il s’isolait pour échapper à sa femme et à sa belle-mère… Quant aux personnages, ils lui ont été inspirés par LS Lowry (1887-1976), un artiste devenu célèbre pour avoir peint des scènes de vie quotidienne de l’Angleterre industrielle du milieu du vingtième siècle et de ses quartiers ouvriers peuplés de silhouettes fantomatiques et grêles qui ressemblaient à des allumettes.
Le single atteint la septième place des charts britanniques et la douzième place du Billboard Hot 100 américain. En août 1968 Status Quo obtient son deuxième tube avec Ice in the Sun mais ce sera le dernier avant longtemps. À cause d’un contrat financièrement désastreux avec la maison de disques et de la montée en puissance du hard rock et du rock progressif, le groupe est sur le point d‘abandonner. À l’initiative de Alan Lancaster, bassiste fan de heavy rock et de blues, les musiciens se reprennent, rangent les chemises à jabots et misent tout sur les prestations scéniques dans les clubs. Le jeu de Rossi imprégné de gigues écossaises et irlandaises dont il nourrit ses solos, la régularité métronomique de Parfitt font des merveilles avec un boogie-rock, certes simple, mais surtout efficace et sincère. Malgré le mépris de la critique musicale qui juge les compositions banales et monotones, le groupe fonce et finit par trouver son public…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

 

Patrick BETAILLE, octobre 2023

 

Led Zeppelin – Whole Lotta Love

 

[Extrait]: En 1962, Muddy Waters enregistre pour Chess Records un blues composé par Willie Dixon et intitulé You Need Love. En 1966, pour leur premier album éponyme paru chez Decca, le groupe britannique Small Faces grave You Need Loving. Copié sur la version de Dixon, le titre s’octroie quelques libertés quant aux paroles mais surtout au niveau de l’interprétation.
Le 2 octobre 1969, Whole Lotta Love ouvre avec fracas le deuxième album de Led Zeppelin. Très inspirés par les Small Faces qu’ils ont souvent vus en concert, Jimmy Page et Robert Plant donnent à leur propre version une dimension grâce à laquelle cet Amour Inconditionnel deviendra une pépite intemporelle… Le dirigeable va plus loin avec les cris orgasmiques de Plant et des effets suggestifs joués au thérémine par Jimmy Page au milieu de la chanson de 5:35, pendant la montée psychédélique d’un tourbillon jouissif. Comme si cela ne suffisait pas, les dernières paroles ajoutées sont tout aussi explicites et font référence au Back Door Man [un autre blues de Dixon – NDLR], celui qui, pour ne pas se faire repérer, passe par la porte arrière de la maison lorsqu’il rend visite à sa maîtresse…
Chaud comme la braise, dévastateur et sexuellement connoté, le titre deviendra rapidement un standard absolu du groupe, autant pour son énergie et ses qualités musicales que pour l’ambiance malsaine qu’il dégage…
En 1985, un procès pour plagiat contre Led Zeppelin aboutit à un arrangement financier en faveur de Willie Dixon dont le nom figure désormais sur les crédits de Whole Lotta Love
En 2021, Whole Lotta Love a été classée meilleur riff de tous les temps par les magazines Total Guitar et Guitar World.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

 

Patrick BETAILLE, octobre 2023

The Nahville Teens – Tobacco Road

 

[Extrait]: Originaires des quatre coins du Royaume-Uni, ce sextet de punk rockers avant la lettre se réunissent en 1962 pour former The Nashville Teens. Vite remarqués, les musiciens décrochent un contrat Allemagne au Star Club de Hambourg où les Beatles faisaient alors la loi. C’est là bas qu’ils passent ainsi une bonne partie de l’année 1963 aux côtés de Jerry Lee Lewis.
Alors en pleine bourre, ″ The Killer ″ à un backing band à la hauteur de son énergie… De retour en Angleterre les Nashville Teens sont engagés pour accompagner Chuck Berry lors de sa tournée sur laquelle les premières parties sont assurées par les Minutemen et leur chanteur Mickie Most. Most rêve de devenir producteur. Séduit par ces seconds couteaux de talent, il parvient à les convaincre et décroche pour eux un contrat d’enregistrement avec le label London Records.
En 1960, Arthur Sharp – le chanteur des ″ Teens ″ qui à l’époque travaillait dans un magasin de disques – avait découvert un blues de John D. Loudermilk: Tobacco Road. C’est ce titre qui fera l’objet d’une reprise de la part du groupe.
Dixit l’auteur de la version originale, la chanson porte le nom d’une route de Durham en Caroline du Nord. Le long de cette voie où régnaient misère et délinquance, les barriques pleines de tabac étaient roulées jusqu’à la rivière pour être chargées sur des barges…
Le single sort en juin 1964, atteignant immédiatement la sixième place du classement des singles britanniques et la quatorzième aux USA. Peu enclins à écrire leurs propres chansons, The Nashville Teens n’ont pas su, ou pu, retrouver la formule magique de Tobacco Road pour les 45 tours suivants et disparaîtront en 1966. 


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

 

Patrick BETAILLE, octobre 2023

Peter, Paul and Mary – Blowin’ in the Wind

 

[Extrait]: En 1962, Albert Grossman est le manager de Bob Dylan mais aussi aussi celui de Peter Yarrow, Paul Stookey et Mary Travers; c’est par son entremise que ces derniers découvrent Blowin’ in the Wind, une protest song écrite par le ″ Rimbaud du Rock ″. En 1963, le trio folk enregistre sa propre version en une seule prise et, le 18 juin, Warner Bros publie le single. Des animateurs influents le considèrent comme la chanson de l’année et certaines radios de Cleveland, Washington et Philadelphie le passent toutes les heures. En huit semaines le titre atteint la seconde place des charts et connaît un succès mondial, paradoxalement plus retentissant que la version originale de Dylan sortie un mois auparavant. Le nombre d’exemplaires vendus dépasse les deux millions. Cette année-là, Peter, Paul And Mary chantent cet hymne métaphorique lors de la marche pour l’emploi et la liberté à Washington ; événement au cours duquel Martin Luther King prononce devant le Lincoln Memorial son fameux discours : ″ I Have a Dream ″.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

 

Patrick BETAILLE, septembre 2023

The Shamrocks – Cadillac

 

[Extrait]: Écrite et enregistrée par le chanteur britannique Vince Taylor en 1959, Brand New Cadillac ne connaît qu’un succès confidentiel au Royaume-Uni car la BBC refuse de diffuser ce qu’elle considère comme une publicité pour la marque américaine… Le titre connaît un regain de popularité en Europe occidentale lorsqu’il est repris en 1964 par un groupe de Birmingham, The Renegades, qui, sous le titre simplifié de Cadillac, s’en attribue la paternité. En 1965 c’est en Suède que The Hep Stars reprennent la version des Renegades – crédits d’auteurs compris – en ignorant que la version originale revient à Vince taylor. Énorme succès en Europe du nord et surtout en Finlande. La même année, un autre groupe suédois, The Shamrocks, en enregistre une version garage à la fois vigoureuse et bluesy qui fera elle aussi un tabac en Allemagne, au Japon et surtout en France, atteignant la première place sur les radios de l’hexagone…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

 

Patrick BETAILLE, août 2023

James Royal – Call my Name

 

[Extrait]: À bien des égards, l’histoire de James Naim ressemble à celle de nombreux artistes britanniques des sixties. Né à Ealing en 1941, James Royal a émergé au milieu d’une décennie en pleine révolution musicale, alors que le blues et la soul importés d’Amérique creusaient leur sillon outre – Manche. Ce nouveau phénomène convenait parfaitement au style enjoué de James. Sa tessiture de voix, son énergie, son assurance et ses prestations efficaces auraient dû lui permettre de se démarquer de la tendance pop de l’époque. Ce ne fut pas le cas… La participation à la finale d’un tremplin télévisé ne suffira même pas à faire décoller la carrière de celui que le milieu surnommait pourtant ″ The King of British Blue Eyed Soul ″. Pas plus que des premières parties assurées lors de concerts au Marquee avec Ike & Tina Turner, Stevie Wonder, Tom Jones ou les Moody Blues.
En 1966 sa carrière est prise en main par Mervyn Conn (le promoteur des tournées en Grande-Bretagne des têtes d’affiche américaines telles que Johnny Cash, Chuck Berry ou Jerry Lee Lewis) qui lui obtient un contrat d’édition avec CBS Records. Plusieurs séances d’enregistrements sont organisées avec quelques requins de studio, le guitariste Jimmy Page notamment. Call My Name, le premier single issu de ces sessions, est publié en 1967 en Grande-Bretagne et l’année suivante dans les autres pays européens où il est bien accueilli, particulièrement en France au cours de événements de Mai 68. À partir d’une composition de R. Murphy et J. Klaeysen la voix de son interprète exprime avec sensibilité les thèmes de la solitude, de l’appel à l’aide et de l’amitié…

Congas bondissants, ligne de basse entêtante, guitare acoustique subtile et tonalité soul des cuivres admirablement dosés accompagnent à merveille la puissance de l’assaut vocal. James Royal venait de trouver sa place en tant que chanteur solo et ce 45 tours marquera à jamais une carrière qui, malgré tout, ne décollera jamais vraiment. Dommage !

Aparté: Mon tout premier 45 tours!


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

 

Patrick BETAILLE, août 2023

Ike & Tina Turner – River Deep, Mountain High

 

[Extrait]: 1956. Annie Mae Bulloock est fan du groupe Kings of Rhythm au sein duquel Ike Turner assure le lead, joue de la guitare et chante. À la faveur d’un concert, celle qui veut se faire un nom sur scène, fait le forcing pour être engagée dans la formation et obtient gain de cause. Ike la prend comme chanteuse, la rebaptise Tina et l’épouse en 1958…
Tina est impressionnante, c’est une bête de scène. Sa voix est un lance-flammes et elle assure le show de façon suggestive. Ses tenues couvrent à peine ses fesses et dans ses mains, sans la moindre ambiguïté, le micro devient un symbole phallique qui en affole plus d’un. Les tournées s’enchaînent et, comme par magie, les portes des studios s’ouvrent… Ike & Tina Turner parviennent à sortir une bonne trentaine de singles et plusieurs LP’s. Cette année là en novembre, lors d’un show télévisé ils font la rencontre du directeur des programmes. Phil Spector – c’est lui – est un fervent admirateur de Tina et rêve de lui faire interpréter une de ses compositions co-écrite avec Ellie Greenwich et Jeff Barry : River Deep, Mountain High. Spector veut mettre toutes les chances de son côté et pour ce, il fait appel à quelques requins de session affûtés… Après deux journées de calage de la bande son avec les musiciens, Spector fait entrer Tina en studio le 7 mars et la fait travailler encore et encore jusqu’à obtenir la perfection qu’il attend d’elle. Les paroles évoquent un amour inconditionnel, plus profond que n’importe quel fleuve et plus grand que n’importe quelle montagne…
En tout point magnifique, le single sort en mai 1966. Au final, l’enregistrement revient à 22 000$, à l’époque un prix incroyable pour un single. En dépit de l’excellent accueil qui lui est réservé en Europe (N°1 en Espagne, N°3 au Royaume-Uni), aux États-Unis c’est un flop…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

 

Patrick BETAILLE, juillet 2023

The Beach Boys – Good Vibrations

 

[Extrait]: En 1956, à Los Angeles et, plus précisément, sur Melrose Avenue, Dorinda morgan et son mari Hite fondent Guild, une maison d’édition musicale et un petit studio destiné à l’enregistrement de démos. Parmi leurs signatures, un dénommé Murry Wilson qui fait le forcing auprès du couple pour que soit auditionné The Penseltones, le groupe de ses trois fils, Brian, Carl et Denis…
Brian Wilson propose une composition basée sur le Sweet Little Sixteen de Chuck Berry et qui fleure bon le soleil, la plage et les filles. Le groupe revient en studio et, avec la voix de leur cousin Mike Love, met en boite la démo d’un premier single. Les Beach Boys étaient nés. Tout s’enchaîne très vite, notamment avec la signature d’un contrat chez Capitol. Le groupe enregistre Surfin’ Safari un premier LP publié à l’automne 1962. Le succès est instantané et entraîne cinq mois plus tard Surfin’ USA, le deuxième album enregistré en moins de trente jours. Les hits se succèdent et les tournées s’enchaînent à une cadence infernale. Brian Wilson, leader et principal auteur supporte de moins en moins cette ″ Surfmania ″ qui hystérise les foules et la pression qui exige de la formation qu’elle soit la seule susceptible de mettre fin à la ″ Beatlemania ″ sur le sol américain… Les premiers signes de déséquilibre mental apparaissent… Il s’isole dans sa chambre, se met à boire et sombre dans une profonde dépression… Sous l’influence de drogues diverses, Wilson monte son propre studio et commence à travailler sur un nouveau projet…

Obsédé par le succès phénoménal du Revolver des ″ Fab Four ″, il veut faire plus et encore mieux avec Smile, un disque introspectif, complexe et tellement ambitieux que sa sortie est sans cesse reportée. De plus en plus malmené par l’alcool et les drogues, obèse, hirsute, Wilson sombre dans la folie…
Sous la pression et dans un moment de lucidité, le compositeur accepte finalement de livrer un extrait rescapé du naufrage de Smile. Good Vibrations sort en single en octobre 1966. C’est l’enregistrement le plus coûteux de l’histoire de la musique : 50 000 dollars pour ce titre dont la mise en œuvre a nécessité 22 sessions réparties dans quatre studios différents…
Hymne emblématique de la contre-culture des sixties, la chanson amorce un retour en grâce des Beach Boys…
Good Vibrations sera classée sixième meilleure chanson de tous les temps selon le magazine Rolling Stone et quatrième par le site Acclaimed Music. Elle recevra aussi le Grammy Hall of Fame Award en 1994.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

 

Patrick BETAILLE, juillet 2023

Elvis Presley – That’s All Right

 

[Extrait]: Pas facile d’attirer l’attention d’un patron de maison de disques dont l’activité principale consiste à produire des musiciens de blues comme Howlin’ Wolf ou B.B. King et qui, de surcroît, déclare à qui veut l’entendre : ″ Si un jour, je trouve un blanc qui chante comme un noir alors je serai riche ! ″.

Après plusieurs tentatives infructueuses, le timide Elvis Presley parvient tout de même à se faire admettre dans l’antre de Sun Records et Sam Philipps consent enfin à donner une chance à Elvis et lui alloue les services du guitariste Scotty Moore et du contrebassiste Bill Black pour un essai dans ses locaux de Memphis. Peu enthousiasmé par ce qu’il entend (essentiellement des ballades country), Sam dresse pourtant l’oreille alors qu’il surprend les musiciens qui, au cours d’une pause, font les pitres en mettant à leur sauce un blues d’Arthur Crudup : That’s All Right (Mama)….

Accompagné de sa guitare, Elvis chante avec des intonations hillbilly et se déhanche en gesticulant sur un rythme soutenu. Le titre abrégé en That’s All Right est validé pour figurer en face A du 45 tours à venir. Pour la face B il est décidé de graver Blue Moon of Kentucky, un bluegrass de Bill Monroe.
Le single sort le 19 juillet 1954. Un DJ local influent le diffuse et interviewe l’artiste. le succès est au rendez-vous pour Elvis. Sous le nom des Blue Moon Boys, Presley, Moore et Black tournent dans tout le sud des Etats-Unis. Sur scène Elvis est de plus en plus provoquant et suggestif, nourrissant la colère des ligues de moralité sudistes qui cherchent à faire interdire le groupe qui, d’après elles, pervertit la jeunesse. Le chanteur, désormais affublé du surnom de ″ Pelvis ″ (le Bassin), trouve pourtant un écho très favorable auprès des adolescents. Malgré cet engouement, Sam Phillips a du mal a dégager des bénéfices avec les tournées des Blue Moon Boys. Aussi, décide t’il de vendre le contrat à Tom Parker qui parvient à faire engager le chanteur par RCA. Celui que l’on surnomme  le ″ Colonel ″ s’octroie la fonction de manager exclusif de l’idole qui devient la star nationale des antennes de radios et des émissions de télévision populaires…


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

 

Patrick BETAILLE, juillet 2023