Manu Lanvin – Blues, Booze & Rock’n’Roll

Manu Lanvin, Blues Booze & Rock'n'Roll

Manu Lanvin et son power trio ″the Devil Blues″ clôturent joliment l’année 2016. ″Blues, Booze & Rock’n’Roll″ succède à l’excellent ″Sons of the Blues″ paru en 2015. Classiques, acoustiques, heavy ou traditionnelles, les compositions de l’album confirment définitivement que Manu  est fait pour le Blues. Le résultat est une musique qui électrise l’atmosphère en se réservant le droit d’y apporter une teinte rhythm & blues via un piano déjanté, des cuivres incisifs ou des chœurs entêtants. A noter au passage 3 titres coécrits avec Neal Black et un hommage au regretté J.J. Cale. Une véritable invitation à s’offrir pour les fêtes 12 morceaux de Lanvin bien emballés. Vous voulez goûter? Soul Revolution!

PB, décembre 2016

Manu Lanvin – Son(s) of the Blues

Manu Lanvin & Devil Blues1984, Denis boitille sous la pluie, à ses côtés François qui trimbale un sac à dos et une guitare. Cette acoustique accompagne les deux loosers sur les routes, dans les rue de Paris, dans le métro et dans un squat. Hormis le rôle non négligeable de l’instrument dans ”Marche à l’ombre”, le film, il faut noter que c’est sur le manche plusieurs fois refait de l’Ibanez en question que Manu Lanvin a plaqué ses premiers accords. Il avait une douzaine d’années et allait tomber tête la première dans le chaudron. Avec quatre opus à son actif  le guitariste chanteur  reste pourtant méconnu du grand public et ce malgré de remarquables collaborations avec Paul Personne, Neal Black ou son ami Calvin Russel. Les choses devraient changer car il est prévu qu’il fasse sous peu la première partie de notre Jojo national, mais là n’est pas le sujet. ”Son(s) of the Blues”, devrait en séduire plus d’un avec ses 12 titres qui viennent de là, qui viennent du Blues. En l’écoutant on se promène à Nashville, à la Nouvelle Orléans voir même au sud des Etats Unis, plus précisément dans le Mississippi. Les influences sont bien présentes et il arrive même que des touches jazzy ou rockabilly viennent épicer un ensemble sur lequel le Devil Blues, en tant que trio, assure plutôt bien. La voix rauque et grave de Manu colle parfaitement au genre et les compos, toutes originales, se voient parfois sublimées par des chorus plus qu’ habiles comme en témoigne le titre éponyme qui ouvre l’album à 100 à l’heure . Quant aux textes (dont trois en français), ils sont bien là pour attester de la sensibilité et des talents de compositeur de l’artiste. Ce cinquième essai est un très bon disque, essentiellement Blues Rock mais pas que, digne des grands noms de la discipline, et il prend toute sa dimension lorsqu’il est joué sur scène. C’est là que l’aisance et la sincérité prennent toute leur dimension; quand énergie et feeling sont dépensés sans compter pour communiquer avec le public.

PB, mai 2015