Andy Warhol – Shot Sage Blue Marilyn

Exécuté en 1964 par le ″Pope of the Pop″ – deux ans après la disparition de l’icône glamour Norma Jeane Baker – le tableau intitulé Shot Sage Blue Marilyn a été mis en vente hier chez Christie’s, au cœur de Manhattan. Il n’aura fallu que quatre minutes pour que les enchères atteignent des sommets avec une adjudication à hauteur de 195 millions de dollars. La toile de Warhol qui aurait été acquise par le marchand d’art américain Larry Gagosian devient ainsi l’œuvre d’art du XXe siècle la plus chère jamais vendue lors d’enchères publiques. Christie’s, la société propriété de François Pinault, n’a pas souhaité faire de commentaire. Pooh pooh bee doo!

Patrick BETAILLE, mai 2022

David Willardson – American Graffiti

Après avoir fréquenté l’Art Center College of Design de Pasadena en Californie, cet américain débute en réalisant quantité d’illustrations à l’aérographe pour le magazine The Los Angeles Times. Grâce à une notoriété grandissante, David Willardson est amené à accompagner de nombreuses campagnes publicitaires en mettant en scène les pin-up rétros qu’il affectionne particulièrement. C’est ainsi qu’en 1973, il livre l’affiche du film réalisé par George Lucas: American Graffiti. Il commence également à travailler pour Disney en concevant un nouveau look pour les personnages présents sur de nombreuses affiches de films (sa collaboration avec la firme cinématographique s’étendra sur un bonne vingtaine d’années). Véritable maître de l’aérographe primé à maintes reprises, Willardson a joué un rôle déterminant dans l’essor de la culture pop. À ce titre il travaille occasionnellement sur des couvertures de Rolling Stone Magazine, des illustrations pour la promotion des guitares Fender et sur de nombreuses pochettes d’albums. Au crédit du graphiste l’on trouve des albums des Carpenters, Ike & Tina Turner, Beach Boys, Count Daisy, Fats Domino, Little Richard, Mötley Crüe, Pacific Gas & Electric, The Meters et d’autres. Parmi ces cover art, certains sont particulièrement représentatifs du style et des talents de l’artiste. C’est le cas ici avec le There Must be More to Love than This de Jerry Lee lewis en 1970, ′Ot N Sweaty, le live de cactus en 72 et Rainbow, le premier album post Deep Purple de Ritchie Blackmore en 1975.

Patrick BETAILLE, juin 2021

L’éloquence et le Désaveu du Cover Art en Livre: In Vinyle Veritas!

 

Death NYC – Death is Free

Street Art Death NYC Don'tVéritable révélation dans le monde du Street Art, Death NYC exerce son talent sur les murs de la Big Apple. Sous ce pseudo se cache une artiste qui, à l’instar d’un Bansky, a choisi de rester anonyme afin de pouvoir travailler sans contraintes. Bien qu’il prête à confusion, le terme DEATH est en fait un acronyme qui signifie ″Don’t Easily Abandon The Hope″ (N’abandonne pas l’espoir facilement). A ses débuts, Death peignait sur les murs et les sols de magasins de Soho et Chelsea. Aujourd’hui son travail, essentiellement basé sur le détournement des images et symboles de la culture populaire, s’affiche un peu partout dans New York. Au détour des rues on peut ainsi croiser Kate Moss, Mao, Obama ou une Marylin Monroe au rouge à lèvres dégoulinant affublée d’un nœud rouge dans les cheveux et brandissant un spray de Jack Daniel’s. Imprégnées de Pop Art, souvent humoristiques ou empreintes de dérision, les œuvres de Death NYC sont parfois sombres mais elles restent esthétiquement épurées et percutantes. ″Pourquoi je pratique le Street Art? Parce ce que dehors tout semble plus beau!″, c’est ce que déclare la Street Artiste sur son site.

Patrick BETAILLE, juillet 2019