The Strypes: Snapshot

The Strypes: Snapshot Deluxe édition

  • Doug*: ”Hey Lee ?! Prends toi une bière et viens t’asseoir! Ecoute moi ça, tu vas m’en dire des nouvelles!”
  • Lee*: ”Je te préviens si c’est pour me tanner avec un de ces boys band qui se prétend inspiré par Doctor Feelgood c’est pas la peine ! Y’a Gary* et Rory* qui m’attendent pour un poker avec la faucheuse”.

Déboulent alors le larsen, les accords primaires et le magnifique solo d’harmonica de ”Mystery Man” le premier titre de Snapshot, l’album fraîchement pondu par un quatuor de jeunes irlandais que l’on verrait bien en train poser dans un catalogue hype de fringues vintage plutôt que d’arpenter les planches de la scène Rock. Heureusement l’habit ne fait pas le moine et le deuxième morceau ”Blue Collar Jane”, le confirme. C’est sûr, y’a du hit là dessous. A la première écoute c’est l’urgence des guitares et le tempo hypnotique qui prédominent et l’on sait immédiatement qu’on oubliera jamais ce truc. Un peu comme ”Roxette” ou ”You really got me” quoi ! Arrive en troisième position une des reprises que les jeunots – excusez du peu mais à eux quatre ils totalisent à peine 70 balais – exécutent de main de maître : ”I’m a hog for you baby” (Jerry Lieber/Mike Stoller) !

  • Lee : ”Y sortent d’où ces gosses?! Combien de fois j’ai joué ça moi aussi!”
  • Doug : ”Qu’est ce que tu en penses Lee? Tu aimes ? Ça bombarde non?”
  • Lee : ”Tais toi j’écoute ! T’as du feu ? Passe moi une autre bière!”

Nick Lowe (”Heart of the city”), Muddy Waters (”Rollin’ and Tumblin”) font également l’objet de covers et même si la version de ”You can’t judge a book by the cover” (Bo Didley)  est particulièrement lumineuse, c’est au sein de leurs propres compos que The Strypes sont le plus à l’aise. Au final on se retrouve avec un petit brûlot de Pub Rock imprégné de  Rythm’n Blues. Pas de temps morts et il n’y a rien à jeter. Le tout sonne très Garage et il n’en faut pas plus pour que les riffs incendiaires vous propulsent dans l’ambiance moite des pubs surchauffés où il fait bon taper du pied en sirotant une énième pinte de Smithwick’s.

  • Doug : ”Qu’est ce qu’il t’arrive ? t’es en nage ! La bière était tiède ou quoi? T’en veux une autre?”
  • Lee : ”Tu sais quoi ? z’ont rien inventé ces petits cons mais putain ils assurent! Tiens ! Passe moi le téléphone que j’appelle cet enfoiré de Wilko*. Tant que tu y es, trouve moi le numéro de Dave*, je vais le prévenir aussi. Tant qu’ils sont encore en bas ces deux là faut absolument qu’ils aillent voir the Strypes en concert”.

Et il a raison le père Brilleaux. Comme en témoigne la version Deluxe de ce Cd qui comporte deux titres Live, les prestations scéniques des Irlandais suintent d’énergie efficace et de mérite.

*Par ordre d’apparition: Doug Fieger (The Knack). Lee Brilleaux (Doctor Feelgood). Gary Moore. Rory Gallagher. Wilko Johnson. Dave Edmunds (Rockpile).

PB, octobre 2013

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