Righteous Brothers – Unchained Melody

 

[Extrait]: Unchained Melody est définitivement entrée dans l’imaginaire collectif en 1990 à cause de la scène du film Ghost. Scène au cours de laquelle Molly (Demi Moore) et Sam (Patrick Swayze) s’adonnent chaudement à la poterie. Écrite en 1955 pour le film Unchained, la chanson évoque l’histoire d’un prisonnier qui souffre de l’absence de sa petite amie…
Avec plus de 500 versions différentes, elle est l’une des mélodies les plus enregistrées du vingtième siècle. La version la plus connue du titre est évidemment celle qui fait partie de la BO de Ghost. Crédité au duo américain The Righteous Brothers, le single produit par Phil Spector sort en juillet 1965. Romantico-dramatique à souhait et admirablement chanté par Bobby Hatfield, le titre devient l’une des références de la ″ Blue Eyed Soul ″ [la soul aux yeux bleus – NDLR]…
L’adaptation en français, sous le titre Les enchaînés, a été enregistrée par Mouloudji en 1956, Les Chaussettes Noires en 1962 et Johnny Hallyday en duo avec Joss Stone en 2008.


L’intégralité de la chronique est à retrouver dans le livre:
👉  IN VINYLE VERITAS – REMEMBER THE SIXTIES  👈

 

 William V. Robertson – Elvis Presley

© Photo: William V. Red Robertson/RCA

 

En novembre 1955, Sam Phillips fait face à des difficultés financières et pour se renflouer il décide de vendre son poulain à RCA pour 35 000 dollars. La nouvelle maison de disques veut sortir un album à partir des bandes récupérées chez Sun auxquelles sont ajoutés de nouveaux enregistrements. En mars 1956 sort Elvis Presley, le premier album éponyme du King.
Pour le cover art du EP, le Colonel Parker décide d’utiliser une photo de William V. ″ Red ″ Robertson. Le cliché en noir & blanc pris le 31 juillet 1955 lors d’un concert à Tampa en Floride est recadré et colorisé afin de mettre en valeur la personnalité d’Elvis et l’essence même de sa musique. Simplicité, énergie et violence, ce que la jeunesse aime et trouve dans le rock’n’roll se retrouve au cœur d’une composition à la typographie graphique saisissante grâce à laquelle la pochette se retrouvera plus tard à la 40ème place du classement des 100 meilleures pochettes d’albums du magazine Rolling Stone. Concept et lettrage ont été repris par The Clash pour la pochette de leur album London Calling paru en 1979.

Slash – Live at the S.E.R.P.E.N.T

 

C’est en 2024, durant les sessions de Orgy of the Damed, que Slash met en place le concept S.E.R.P.E.N.T (Solidarity-Engagement-Restore-Peace-Equality-N-Tolerance). Le but? Via une série de concerts organisés aux États-Unis, célébrer et promouvoir le blues en se produisant avec d’autres artistes pour collecter des fonds destinés à plusieurs associations caritatives.
Dans ce contexte l’album Live at the SERPENT Festival a été enregistré et filmé LE 17 juillet 2024, lors du concert au Mission Ballroom à Denver Colorado. Slash et sa bande s’attaquent à un mélange de standards ayant inspiré toute une génération de musiciens. Les 14 titres reprennent quasiment tous les morceaux de Orgy of the Damned, à l’exception de Hoochie Coochie Man, Awful Dream et Living for the City. La setlist passe ainsi de Parchman Farm Blues de Bukka White et Killing Floor de Howlin’ Wolf à Oh Well de Fleetwood Mac, Born Under A Bad Sign de Booker T. & the MG’s et Shake Your Money Maker d’Elmore James. La version de Papa Was A Rolling Stone des Temptations repose sur un groove envoûtant, tandis que Stormy Monday ralentit le rythme jusqu’à une intensité croissante avant d’exploser en une catharsis soul. Le guitariste dévoile également une nouvelle composition originale, Metal Chestnut, un morceau puissant, arrogant et en parfaite harmonie avec tout le reste.
Sous le nom de Slash’s Blues Ball, l’ex pistolero des Guns’N’Roses est accompagné de Teddy Andreadis (claviers, harmonica et chant), Tash Neal (guitare rythmique et chant), Johnny Griparic (basse et chœurs) et Michael Jerome (batterie). Ensemble ils nous offrent un concert brut de fonderie en rendant un hommage puissant aux légendes qui ont façonné le rock et le blues.
✪✪✪✪✪

 

Le lundi c’est permis – Regard

© Source Image: PeakPx Wallpaper – Kirsty Gallacher

 


[Les Frères Ennemis]: ″ Il n’est pas nécessaire de parler quand on a un regard qui en dit long – There is no need to speak when your eyes say it all ″


 

 Richard Drew – The Falling Man

© Photo: Richard Drew – Associated Press

 

Ce 11 septembre 2001, le photojournaliste Richard Drew couvre un défilé de mode pour Associated Press. Soudain, un cameraman de CNN annonce qu’un avion vient de percuter la Tour Nord du World Trade Center. Drew range son équipement et se précipite vers la bouche de métro la plus proche. Lorsqu’il arrive sur les lieux, il constate que des personnes commencent à sauter depuis les fenêtres des tours jumelles pour échapper au feu. Il s’empare de son 200mm et shoote en rafale ces moments au cours desquels près de 200 personnes se sont jetées dans le vide avant l’effondrement des tours. Le lendemain, l’un des clichés intitulé The Falling Man parait dans le New York Times puis, les jours suivants, dans des centaines de journaux. Des réactions violentes d’une partie des lecteurs et des familles des victimes, ont ensuite plongé la l’image au cœur de violentes polémiques. Commentaires de Richard Drew en 2001: The Falling Man.
Henry Singer, le réalisateur du documentaire intitulé 9/11: The Falling Man paru en 2006 s’étonne du caractère graphique et calme du cliché, comme si l’homme avait accepté son sort. ″ Ça prend quelque chose comme 10 secondes pour un corps de tomber d’une tour, et Richard a shooté de multiples images tout au long de la chute du corps. Il ne s’agit pas de photographie fine art. C’est du photojournalisme instinctif, c’est le monde de Robert CapaIl faut, pour vraiment comprendre l’horreur de ce jour, inclure ce genre d’imagerie. C’est comme montrer les cercueils de soldats qui sont morts en Irak et en Afghanistan. On ne peut pas détourner le regard. Le seul moyen de comprendre le monde – et une partie du monde représente l’horreur – c’est d’être le témoin de ces images.

Joe Perry – Gibson Billie

© Photo: @Joe Perry Official on X

 

Joe Perry voue une passion sans limites pour les instruments qu’il utilise sur scène ou en studio et il possède pas moins de 600 guitares. Fender Stratocaster et Gibson Les Paul occupent une place prépondérante dans ce véritable musée dans lequel trônent également quelques fabrications spéciales. Parmi ces dernières, une Gibson ES-335 BB King customisée, très souvent utilisée en concert.
Ce qui a tout d’abord amené Joe Perry à choisir ce modèle c’est que cette six cordes ne possède pas d’ouïes; une caractéristique qui permet d’éviter les larsens générés par les sons saturés largement utilisés par le groupe. L’électronique fut également repensée: seulement deux potentiomètres, un pour le volume et l’autre autre pour la tonalité.
Question finition, Joe s’est inspiré du
Nose Art pour faire peindre sur la demi-caisse le visage de la plus belle femme qui soit. Pour le guitariste d’Aerosmith, aucun doute, c’est celle qu’il a épousé en 1985: Billie Paulette Montgomery. Il a donc demandé à l’artiste John Douglas (également technicien de son batteur Joe Kramer), de réaliser d’après photo un portrait à l’aérographe. Un travail remarquable qui néanmoins, ne rendit pas madame Perry très enthousiaste, même si en son honneur l’instrument fut baptisé ″ Billie ″.

À l’époque, Joe Perry déclarait dans une interview: ″ Quand j’ai récupéré la guitare, j’ai ouvert l’étui et je l’ai donnée à Billie. Elle a détesté. Au début, elle était tellement gênée qu’elle refusait de sortir de sa loge pendant les concerts d’Aerosmith. Elle ne supportait pas de se voir sur un écran de 9 ou 12 mètres. Maintenant, elle accepte; ça ne la dérange plus ″.

 

Le Beaujolais Nouveau 2025 est arrivé!

D’après un dessin de Michel Gregeois, alias GRÉMI

Grémi: Le Beaujolais Nouveau


Contrôlé positif après avoir été intercepté pour conduite dangereuse par les gendarmes, un individu comparait au tribunal.


La Présidente : Pourquoi dans un premier temps avez-vous refusé de souffler dans l’éthylotest ? – Le prévenu: Parce que tout me saoule dans la vie ! – La Présidente : Et qu’aviez-vous bu, Monsieur, avant de prendre le volant ? – Le prévenu: Un litre de whisky Madame la Présidente. Mais pas d’un coup !

 

Nick Mason – Ferrari 250 GTO

© Photo: Dean Smith

 

De The Piper at the Gates of Dawn en 1967 à The Endless River en 2014, Nick Mason a mené Pink Floyd à la baguette sur les 15 albums studio du groupe. Sachant que les ventes de disques ont allègrement dépassé les 250 millions d’exemplaires, une question se pose: comment le batteur originaire de Birmingham utilise-t-il ses royalties?
Lorsqu’il n’est pas derrière ses fûts, Nick se retrouve souvent au volant de bolides prestigieux. Depuis son retour de la face cachée de la lune, Mason s’est constitué une écurie de voiture grand tourisme: Maserati, Jaguar, Porsche, Bugatti, McLaren, Aston Martin et bien sûr des Ferrari dont une F40, une Daytona et une 512S, la vedette du film Le Mans de Steve McQueen. Mais la fierté de sa collection consacrée au Cheval Cabré est une 250 GTO acquise pour 37 000£ dans les années 70.  En 2014 l’un des 36 exemplaires construits entre 1962 et 1964 a été vendu aux enchères 32 millions de livres sterling! On imagine aisément le prix que pourrait atteindre ce bijou aujourd’hui, qui plus est ayant été pilotée un temps par une rockstar qui ne rechigne pas à faire rugir le légendaire V12 sur circuit.
Pilote reconnu, notamment pour ses participations aux 24 Heures du Mans, et auteur du livre Passion for Speed, Nick Mason est aussi partie prenante dans des fonds d’investissements spécialisés dans les modèles d’exception. Passion, quand tu nous tiens!

Le lundi c’est permis – Allumeuse

© Source Image: Wallpaper Flare

 


[Frédéric Beigbeder/L’Amour dure trois ans] “ Quand une jolie fille vous regarde, il y a deux possibilités : ou bien c’est une allumeuse et vous êtes en danger; ou bien ce n’est pas une allumeuse et vous êtes encore plus en danger – When a pretty girl looks at you, there are two possibilities: either she is a tease and you are in danger, or she is not a tease and you are in even greater danger.


 

Laura Cox – Trouble Coming

 

Laura Cox confirme son envie de ne pas se laisser enfermer dans un genre qui pourtant lui sied à merveille. Ce changement de cap, la guitariste franco-britannique l’avait déjà amorcé avec Head Above Water paru en 2023 et aujourd’hui elle enfonce le clou avec un quatrième album: Trouble Coming. Cette nouveauté démarre sur les chapeaux de roues avec trois titres de rock puissant et de blues rock poisseux. Changement de climat avec Inside The Storm et Dancing Around the Truth pour une incursion pop rock de belle tenue à laquelle on ne s’attendait pas forcément. Fallait bien ça pour nous amener gentiment vers Out of the Blue, une ballade intimiste à l’ambiance particulièrement admirable générée par le chant accompagné au banjo et à la slide. Tempo soutenu et guitares rugissantes; chacun dans leur genre, The Broken et Rise Together bénéficient d’un groove imparable. Quant à Do I Have Your Attention, en à peine un peu plus de trois minutes le morceau devrait convaincre les plus réticents grâce à son énergie furieuse et communicative. Le disque s’achève sur Strangers Someday, une power ballad fort bien interprétée.
Avec Trouble Coming Laura Cox s’impose en tant que chanteuse accomplie et confirme ses talents de compositrice et de guitariste virtuose au service d’un rock parfaitement maîtrisé.

✪✪✪